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Cigarette électronique : les médias nous enfument


Lu sur le web
Mercredi 2 Avril 2014 - 09:30

Les prétendus dangers de l’e-cigarette et l’explosion des intoxications sont largement exagérés par des journalistes en mal de sensation et attachés à la protection du consommateur par l’État.


Cigarette électronique : les médias nous enfument
Une enquête publiée dans le New York Times révèle que 1 350 personnes ont été empoisonnées par des liquides utilisés dans les cigarettes électroniques. Derrière les chiffres, la réalité est pourtant bien moins effrayante.

Branle-bas de combat dans les rédactions, la cigarette électronique revient sur le devant de la scène, non pas car elle permet de sauver des centaines de milliers de fumeurs (en France, et des millions dans le monde) de leur addiction en leur procurant un substitut moins nocif que la cigarette classique, mais parce que « le liquide à la nicotine serait un poison mortel », rien de moins

Les journaux sont régulièrement en ordre de marche pour crier haro sur l’e-cigarette.


Pourtant si l’on élude les effets de manches et que l’on s’attarde sur l’étude des faits, rien ne saurait provoquer un tel émoi. Nous avons ici évidemment affaire à une pignouferie de presse d’un fort beau gabarit.

Allô maman bobo
Le New York Times évoque le chiffre de 1 351 personnes intoxiquées par e-liquide sans préciser d’emblée que ces cas touchent en majorité des enfants ayant ingurgité directement le produit, en aucun cas des personnes qui l’utiliseraient dans leur cigarette électronique. C’est une différence de taille qui fait passer l’affaire de scandale sanitaire d’envergure à de simples accidents domestiques.En France, comme sur les bouteilles d’eau de javel, les flacons de liquide pour e-cigarette arborent très distinctement les logos orange de toxicité. Le journal insiste sur la multiplication des appels vers les centres antipoison aux États-Unis sans faire de lien avec l’explosion des ventes de liquide, qui mécaniquement engendre des accidents plus fréquents.
En France, les flacons sont tous munis de bouchons à système protecteur pour éviter que les enfants ne puissent les ouvrir et en ingérer le contenu.

Le marché est en avance
Lorsque les premières boutiques ont ouvert leurs portes, les vendeurs ont automatiquement fait de la pédagogie et du conseil le socle de leur valeur ajoutée. Aucun d’entre eux ne vous dira que la nicotine liquide n’est pas un produit toxique.

Le New York Times est volontairement provocateur quand il mentionne les doses potentiellement mortelles des produits :

Une cuillère à café pour un enfant et une cuillère à soupe pour un adulte (dans des concentrations non commercialisées !) suffiraient, un enfant en serait mort, et une autre personne se serait suicidée par injection de liquide. Quel scoop vraiment, quand on pense à tous les morts et suicides par empoisonnement à l’eau de javel chaque année, cela méritait bien une salve d’articles bien sentis sur la réglementation nécessaire à la bonne utilisation du produit et l’ingérence d’autorités étatiques pour protéger le consommateur contre les dangers d’un produit sur lequel il serait mal informé.Mais c’est justement le travail qu’accomplissent d’ores et déjà toutes les boutiques d’e-cigarette, qui prodiguent chaque jour les conseils nécessaires à la bonne utilisation des liquides ! Le marché n’a pas attendu la création d’une haute autorité et ne s’est pas réuni en commission pour s’auto-réguler.Les consommateurs de liquide ne sont d’ailleurs pas dupes de ce genre d’enquête très orientée car ils sont généralement très bien informés par les vendeurs et se renseignent eux-mêmes très longuement sur le fonctionnement de leur e-cigarette et la composition de leur e-liquide.

Le seul danger : l’alarmisme à outrance

Les journaux agissent en qualité de vendeurs de peur, à la recherche d’un nouveau scandale,

Surtout s’il peut éclabousser un secteur encore peu réglementé et qui s’enorgueillit de créer des communautés toutes satisfaites de leur acquisition. Une industrie qui rencontre le succès sans avoir été cocoonée par la puissance publique est forcément louche pour les journalistes qui sortent leur loupe de détective pour mener des enquêtes à charge et ramener les consommateurs vers les produits taxés qui vont gonfler les finances du trésor public. Le seul vrai danger vient véritablement de leurs propres méfaits, bien aidés par certains scientifiques maniant la formule pour nuire.

En agitant le chiffon rouge devant les yeux de leurs lecteurs, ils découragent une part de ceux qui voudraient sauter le pas et substituer la cigarette par un produit moins nocif.

La déferlante d’articles sur les soi-disant dangers de l’e-cigarette détourne les fumeurs de ce produit sans leur proposer d’alternative. Les journalistes, en associant sans cesse le produit à du poison, se rendent ainsi coupables de freiner la diminution du nombre de fumeurs en trompant ceux qui auraient pu devenir vapoteurs si on leur avait laissé le soin de s’informer en toute objectivité.

Nous préférons dire à ces personnes : ne vous laissez pas enfumer !

Sources : AMESSI.ORG avec source CONTREPOINTS

Noorinfo


              

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