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Chronique: "Gouverner c'est pleuvoir"


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Dimanche 25 Septembre 2011 - 13:56

Il n’a pas plu cette année, en Mauritanie. Il a même déplu. Un peu trop.


Chronique: "Gouverner c'est pleuvoir"
Mais, nous sommes confiants, car notre président nous a promis la pluie, au cours de sa récente sortie médiatique, lorsque les bergers du Hodh ont exprimé, publiquement, sur la TVM,  la désolation qui gagnait leurs terres agropastorales. C’est vrai que deux mois après, la pluie ne s’est pas vraiment manifestée. La seule, peut-être, qui ne manifeste plus dans nos contrées. Mais, nous sommes confiants, tout de même. Puisque, le président vient de donner instruction aux populations d’accomplir la prière pour la pluie. C’est une sunna, tradition prophétique. Et, cela se fait dans nos communautés musulmanes, quand la pluie observe un retard considérable. 

Et, si la pluie tombe dans les jours à venir, puis commence véritablement, même, sur le tard, d’arroser nos terres, notre confiance se consolidera davantage. Or, cette fois-ci,  les pâturages qui pousseront, les champs qui verdoieront, les brebis, chèvres, vaches et chamelles qui s’engraisseront, prendront pleine forme et mettront bas et les oueds qui déborderont d’ondes pures l’auront fait grâce à une instruction présidentielle.

Ce qui change tout. Eh, oui ! Tout. Car, toute cette clémence s’attribuerait au président de la République. Ce qui la placerait dans le registre public. Le domaine public, donc et sera gérée suivant les fermes orientations du président de la République. L’Inspection Générale de l’Etat sera bien de la partie. Des missions d’inspections sillonneront le pays, ausculteront chaque mauvaise herbe, chaque mauvaise graine, chaque mare sèche. Et, les missionnaires de l’IGE établiront les rapports provisoires qui s’imposeront. 

D’ici la prochaine pluie, les Mauritaniens continueront leur prière. En attendant, le président augmente un peu le prix du carburant. On paie désormais quatre ouguiya de plus pour chaque litre. C’est raisonnable, je crois. Un peu plus raisonnable si on devait verser au trésor public trois cents ouguiyas pour chaque litre d’eau de pluie qui tombe. Et, si la pluie ne tombe pas ? Aurions-nous à payer quelque chose ? Peut-être bien. La pluie a un prix. La sécheresse aussi, en a un. Ne dit-on pas que gouverner c’est pleuvoir ? Que serait donc la sécheresse, dans ce cas de figure ?
 
Mouna

 
mouna-ennass.blogspot.com


              

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