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Charlie Hebdo : ce que l'on sait de l'attentat qui a fait douze morts


International
Mercredi 7 Janvier 2015 - 14:15

Les locaux de Charlie Hebdo ont été visés par une attaque terroriste mercredi matin. Douze personnes sont décédées, dont les dessinateurs Charb, Cabu, Wolinski et Tignous


Les assaillants ont abandonné leur voiture devant les locaux du journal. Ils ont volé un autre véhicule afin de s'enfuir. © PHOTO AFP DOMINIQUE FAGET
Les assaillants ont abandonné leur voiture devant les locaux du journal. Ils ont volé un autre véhicule afin de s'enfuir. © PHOTO AFP DOMINIQUE FAGET
L 'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo a été la cible d'une attaque terroriste ce mercredi matin à Paris. En fin de matinée, au moins deux hommes cagoulés ont pénétré dans les locaux du journal, boulevard Richard Lenoir, dans le XIe arrondissement de la capitale.

Armés de fusils d'assaut, peut-être des kalachnikov, ils s'en sont pris aux policiers postés devant la rédaction, avant de pénétrer dans le bâtiment. Dans une vidéo postée sur Facebook et retirée depuis, on voit les assaillants, lourdement armés.

 

12 morts au minimum, dont quatre dessinateurs

Le gros périmètre de sécurité autour de la zone
Le gros périmètre de sécurité autour de la zone
Dans cette attaque, douze personnes sont décédées, dont deux policiers, et l'on déplorait à 14 h 30 plusieurs blessés. Les dessinateurs Charb, Cabu, Wolinski et Tignous font partie des victimes. Selon des témoins, les agresseurs ont crié "nous avons vengé le prophète !".

Sur une vidéo de l'attaque, filmée par un homme réfugié sur un toit, on entend un homme crier "Allah akbar" entre plusieurs coups de feu. Les assaillants ont ensuite braqué un automobiliste porte de Pantin et percuté un piéton. Ils étaient toujours en fuite en début d'après-midi, activement recherchés par les forces de police.

Environ 3000 policiers seraient mobilisées. Un large cordon de sécurité a été mis en place autour du journal. La voiture des fuyards a été retrouvée à Pantin (Seine-Saint-Denis).

 

Ils se revendiquent d'Al Qaïda

La dessinatrice "Coco", qui travaille pour Charlie Hebdo, a été témoin de l'attaque. Elle a témoigné auprès de l'Humanité :

J'étais allée chercher ma fille à la garderie, en arrivant devant la porte de l'immeuble du journal deux hommes cagoulés et armés nous ont brutalement menacées. Ils voulaient entrer, monter. J'ai tapé le code. Ils ont tiré sur Wolinski, Cabu. Ça a duré cinq minutes… Je m'étais réfugiée sous un bureau… Ils parlaient parfaitement le français… Se revendiquaient d'Al Qaïda.


>> Une voiture de police a été criblée de balles durant cette attaque :
© PHOTO AFP STR
© PHOTO AFP STR

François Hollande sur place

Le président de la République s'est rendu sur les lieux de l'attaque, il était notamment accompagné du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. © PHOTO AFP KENZO TRIBOUILLARD
Le président de la République s'est rendu sur les lieux de l'attaque, il était notamment accompagné du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. © PHOTO AFP KENZO TRIBOUILLARD
Le président de la République s'est rendu sur les lieux de l'attaque. Devant les médias , il a aussitôt condamné : "un acte terroriste". Avant d'ajouter "cela ne fait aucun doute". Le chef de l'Etat, qui était entouré du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, a dénoncé "un acte d'une exceptionnelle barbarie".François Hollande doit s'exprimer ce mercredi soir à 20 heures en direct de l'Elysée. Une réunion interministérielle de crise a par ailleurs débuté peu après 14 heures à l'Élysée autour du président de la République et du Premier ministre Manuel Valls.

 

Un plan Vigipirate au niveau maximum

Devant la gravité de ces attentats, le Premier ministre Manuel Valls a décidé de relever le plan Vigipirate au niveau "alerte attentat". Il s'agit du niveau le plus élevé, cette décision concerne "l'ensemble de la région Ile-de-France" et va entraîner une mobilisation supplémentaire des forces de police et de renseignement, ainsi qu'une surveillance accrue des lieux dits "sensibles"

Charlie Hebdo, un journal qui dérange
Cet attentat semble totalement prémédité. Outre les armes lourdes des terroristes, on peut noter que cette terrible attaque survient le jour d'une conférence de rédaction, durant laquelle étaient rassemblés la majorité des membres du journal.

En arrivant dans les bureaux, les hommes cagoulés auraient appelé les gens présents sur les lieux par leur nom. Charlie Hebdo était la cible de "menaces constantes" depuis la publication des caricatures du prophète Mahomet en novembre 2011, a déclaré Richard Malka, l'avocat du journal satirique. L'hebdomadaire n'a jamais cédé aux pressions, affirmant vouloir défendre sa liberté d'expression.

Des policiers étaient postés en permanence devant le journal, afin d'assurer la protection des journalistes. Une présence policière qui n'a pas suffi à éviter cette violente attaque. Toujours en novembre 2011, la rédaction avait publié un numéro spécial rebaptisé "Charia Hebdo". Un titre volontiers provocateur qui avait suscité de vives réactions.

Un incendie criminel déclenché par un cocktail Molotov avait alors entièrement ravagé les locaux du journal, deux jours avant la publication. Dernièrement, Charlie Hebdo avait publié plusieurs dessins qui paraissent prémonitoires au regard du drame survenu ce mercredi.

Source: Sud Ouest
Noorinfo


              

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