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Centre d’écoute et d’information des Jeunes : Le Guidimagha, huitième région à être servie


Actu Mauritanie
Mardi 1 Avril 2014 - 10:54

Le Centre d’accueil, d’écoute et de conseil des Jeunes de Sélibaby a été ouvert mardi 25 mars 2014 par le Secrétaire général du Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sport, El Khalil Jeyed, en présence du Wali du Guidimagha, Mohamed Ould Kehel, du représentant de l’UNFPA (Fonds des Nations Unies pour la Population), Dr.Thierno Coulibaly, de plusieurs cadres locaux ainsi qu’un nombreux public jeune. Au cours de son allocution, Dr Thierno Coulibaly a rappelé que l’installation des Centres d’écoute, dont le premier a été ouvert en 2006 à Kiffa, a été lancé par le gouvernement mauritanien avec l’appui de l’UNFPA pour une enveloppe de 200.000 dollars U.S.


Centre d’écoute et d’information des Jeunes : Le Guidimagha, huitième région à être servie
Après l’échange des discours sur l’importance d’une telle structure sur l’encadrement, l’épanouissement, la culture citoyenne et la prévoyance médicale en milieu jeune, la délégation a visité les différents matériels mis à la disposition du Centre, un téléviseur plasma grand écran doté d’une carte Al Jazeera Sport valable pour une année, en plus de quelques équipements informatiques et d’une bibliothèque fournie. Le SG a promis, à la fin de la cérémonie, d’affecter un inspecteur de Nouakchott pour veiller à la bonne marche du centre. Une décision que les jeunes de Sélibabi n’ont pas apprécié, car la tradition a voulu jusque-là que ces centres soient gérés directement par des ressortissants de la ville, des jeunes plus imprégnés des réalités du terrain et qui connaissent mieux les attentes au niveau local. En prélude à la cérémonie d’ouverture du centre, le huitième du genre dans le pays, le Wali du Guidimagha, Mohamed Ould Kehel avait reçu la veille la délégation représentant le ministère de la Culture sous la conduite du Coordinateur du Projet «Jeune» Bih Ould Abdel Kader et celle de l’UNFPA conduite par son chargé de communication, Bouh Ahmed Salem. L’occasion pour le Wali de s’imprégner des futures activités du centre ainsi que de ses objectifs, avant d’assurer à ses invités ses bonnes prédispositions à accompagner toute action visant à la promotion de cette frange. Il a rappelé à ce titre l’importance accordée par les autorités nationales à la Jeunesse, en tant que moteur de tout développement.

Prenant la parole, Bih Ould Abdelkader avait souligné que le Centre d’écoute des Jeunes de Sélibaby devrait démarrer depuis 2013 mais que des raisons diverses en avaient retardé le processus, précisant qu’il s’agit de la huitième infrastructure du genre dans le pays, après le premier centre ouvert à Kiffa, puis ceux Néma, Aïoun, Nouadhibou, Nouakchott puis, Kaédi et Mbout au Gorgol. Selon lui, l’ouverture de ces centres, avec l’appui de l’UNFPA, entre dans le cadre de la politique de jeunesse adoptée par le gouvernement en vue d’accompagner, d’encadrer et de promouvoir l’épanouissement socioculturel et économique de cette importante frange de la population. Ce Centre, selon lui, sera équipé d’un matériel audiovisuel doté d’une carte Al Jazeera Sport pour permettre aux jeunes de Sélibaby de suivre tous les matchs diffusés par les principales chaînes de cette télévision, d’avoir accès à des informations sur la santé de la reproduction. Il offrira ainsi à la jeunesse locale un espace convivial de rencontres, d’échanges et d’activités socioculturelles. Pour Bih Ould Abdelkader, l’essentiel est que ce centre soit approprié par les jeunes, précisant que sa réussite ou son échec ne dépend que d’eux. Quant au représentant de l’UNFPA, Bouh Ahmed Salem, chargé de communication, il s’est félicité de la disponibilité du Wali qui fait parti, selon lui, des administrateurs mauritaniens qui ont un sens élevé du développement. «Notre institution a pour rôle essentiel d’appuyer et d’accompagner les pouvoirs publics dans leur politique sectoriel en rapport avec le mandat qui nous est défini» a-t-il précisé.

Dans les coulisses de la cérémonie Le mécontentement des habitants

En marge de la cérémonie d’ouverture du centre d’écoute de Sélibaby, certains jeunes du Guidimagha ont déploré l’OUBLI dans lequel est confiné Sélibaby, se félicitant tout de même de la route qui les relie désormais à Kaédi et Nouakchott, ainsi que de la disponibilité des infrastructures de base, telle que la santé, l’eau et l’électricité. A ce titre, les griefs n’ont pas manqué, tel que l’urbanisme anarchique de la capitale du Guidimagha, qui ne compte aucun quartier loti, avec des rues étroites, sinueuses et sales ne répondant à aucune norme , l’absence de tout débouché pour les jeunes ainsi que de tout terrain de jeu ou d’infrastructure socioculturelle. Pour Diabé Sakho, président du quartier Kotienkolé et Directeur technique de la Ligue régionale de football, trois grandes colères animent les population de la région et celles de Sélibaby en particulier. Le premier est leur non représentativité au «Liqâa chabab» où ils ont été complètement exclus. Ils affirment avoir envoyé comme toutes les régions dix noms parmi lesquels les organisateurs devaient puiser deux ou trois représentants. A leur grande surprise, ils affirment avoir vu des personnes, en général des commerçants, n’ayant pas figuré dans la liste, parler en leur nom, sans qu’ils ne sachent d’où sont-ils sortis. La deuxième colère, c’est contre la Somelec qui leur défalquerait des taxes pour éclairage public, alors que les rues de Sélibaby sombrent dans une obscurité continue, sans compter une pluie d’autres taxes non justifiées qui ressemblent de plus en plus à de l’arnaque.

La troisième colère, c’est contre le Wali du Guidimagha, qui ne s’est jamais intéressé aux problèmes des jeunes de Sélibaby. Selon lui, c’est la première fois qu’ils le voient à une manifestation dédiée à la jeunesse. Il faut noter que le Cercle de commandement du Guidimagha a été créé par un Arrêté en date du 27 août 1921 et inséré le lendemain dans le Journal Officiel. Nommé le 23 septembre 2012, Mohamed Ould Kehel est le 35ème Wali du Guidimagha. Cette région a compté parmi ses administrateurs plusieurs négro-africains, comme NGam Lirwane, Diallo Abou Moussa, Ly Ibrahima, Thiam El Hadi. Messaoud Ould Boulkheïr y a également été nommé Wali en 1981. Cependant, depuis 1982 à nos jours, aucun Négro-africain n’a été nommé Wali du Guidimagha.

Source: Lecalame
Noorinfo


              

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