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Ce n’est pas un soulèvement contre ‘l’occupation’ mais contre Israël


Tribunes
Mercredi 21 Octobre 2015 - 23:27

Avec des lettres sanglantes écrites en majuscule, les auteurs de cette vague de violence clament : nous ne voulons pas vivre à vos côtés


Une capture d’écran Facebook Fatah  -  trois Juifs fuyant pendant qu’une voiture conduite par un Palestinien tente de les écraser,
Une capture d’écran Facebook Fatah - trois Juifs fuyant pendant qu’une voiture conduite par un Palestinien tente de les écraser,
Ils disent que ce n’est pas « organisé » ou du terrorisme « orchestré », mais ça l’est. En fait, c’est plus largement « orchestré » que les attentats suicides de la seconde Intifada.
 
Au début des années 2000, les terroristes du Hamas et du Fatah formaient, armaient et envoyaient des kamikazes pour cibler nos bus, centres commerciaux, restaurants et plus encore – en tuant 10, 20 ou 30 personnes en une fois. Notre ministre de la Défense nous assure qu’il n’y a pas d’ « infrastructure » terroriste en Cisjordanie capable de reproduire ces vagues d’attaques suicides aujourd’hui. Le temps nous dira s’il a raison à ce sujet.
 
 Mais ce à quoi nous devons faire face aujourd’hui est un nombre inconnu de terroristes potentiels, qui ont été entrainés dans une ferveur meurtrière par une campagne bien organisée de la haine contre nous.
 
Le message : « les Juifs complotent contre Al-Aqsa » a été relayé pendant des mois par les chefs politiques palestiniens, les chefs spirituels, l’opinion publique et les médias sociaux.
 
Mahmoud Abbas dans ses discours adressés à son peuple, (il a finalement perdu l’opinion israélienne avec sa fausse accusation la semaine dernière qu’Israël avait exécuté l’adolescent qui a mené une attaque au couteau à Pisgat Zeev) ; le Fatah dans des dépliants et des messages Facebook ; le Hamas dans les vidéos ; le Mouvement islamique en créant de l’agitation à l’intérieur d’Israël ; les membres arabes de la Knesset… tous ces éléments et d’autres ont jeté de l’huile sur le feu.
 
Comme ce fut le cas il y a 11-15 ans, le résultat est que nous sortons chaque jour en sachant que les gens autour de nous veulent nous tuer. Pour l’instant, ils utilisent généralement des méthodes moins dévastatrices qu’à l’époque. Mais potentiellement, il y a plus de terroristes. Et ils sont ici, parmi nous – sur le « bon » côté de la barrière que nous avons construite pour arrêter ces kamikazes de la deuxième Intifada.
 
Ce sont des hommes, des femmes et même des enfants. Et le lavage de cerveau a été si efficace qu’ils viennent à nous prêts et disposés à mourir dans l’acte de tuer le Juif – le mauvais Juif, qui, ont-ils été si bien persuadés, n’a aucun droit d’être ici, n’a aucun lien avec Jérusalem et cette terre.
 
Une planche anatomique publiée sur Facebook par le Gazaoui Zahran Barbah, le 8 octobre, montrant quelles parties du corps viser lorsque l'on poignarde une victime. (Crédit : Autorisation de MEMRI)
Une planche anatomique publiée sur Facebook par le Gazaoui Zahran Barbah, le 8 octobre, montrant quelles parties du corps viser lorsque l’on poignarde une victime. (Crédit : Autorisation de MEMRI)
 
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Ils disent que les relations entre les citoyens juifs et musulmans d’Israël ne seront jamais le même après cela, quel que soit ce « après cela ». Mais cet octobre noir a eu lieu, et même si tirer cette conclusion semble prématurée, au moins de la rédaction de cet article.
 
Les Arabes israéliens ont été à peine impliqués dans la Seconde Intifada ; leur implication dans la frénésie de la terreur actuelle reste relativement marginale – malgré les efforts de certains de leurs représentants à la Knesset – et pourrait ne pas signaler l’effondrement de tous les ponts.
 
La femme de Nazareth qui a sorti un couteau à la gare routière d’Afula le 9 octobre et a été touchée dans la partie inférieure du corps par des tirs des forces de sécurité, avait apparemment des problèmes mentaux.
 
Le terroriste qui a poignardé quatre personnes près de Hadera le 11 octobre vivait à Umm al-Fahm mais n’était pas un Arabe israélien ; il est né en Cisjordanie et était en Israël grâce au régime de regroupement familial.

La mère du terroriste bédouin qui a tué un soldat et a ouvert le feu à la gare routière de Beer Sheva, dimanche soir, est né dans la bande de Gaza ; la communauté bédouine et les parents du tueur se sont précipités pour condamner et se dissocier de ses actions.
 
La relation d’Israël avec sa communauté arabe est complexe, pour employer un euphémisme. Ils sont (majoritairement) non sionistes ; ils sont (majoritairement des citoyens) respectueux de la loi. Ils veulent voir le conflit avec les Palestiniens résolus ; le Mouvement islamique utilise ce conflit pour attiser la haine et la violence ; leur parti politique qui a le plus de succès, Hadash, cherche la coexistence. Il y a un danger de créer une prophétie auto-réalisatrice en niant les liens judéo-musulmans en Israël.
 
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Ils disent qu’Israël met en place des murs et divise encore Jérusalem.
 
Mais la mise en place de six dalles en béton à Armon Hanatziv – prévues bien avant la vague actuelle d’attaques au couteau, pour bloquer les jets des cocktails Molotov et des pierres dans une zone particulièrement touchée – ne constitue pas un nouveau partage de la ville.
 
Cependant, les barrages routiers à l’entrée des quartiers arabes soulignent que Jérusalem n’a jamais vraiment été unie depuis 1967 ; ses quartiers arabes n’ont jamais été intégrés.
 
La folie de l’élargissement des frontières de la ville pour inclure des zones arabes sans chercher à les gouverner équitablement n’a jamais été plus clairement exposée qu’elle ne l’est aujourd’hui, quand Israël doit protéger ses citoyens contre les résidents qu’il a choisi d’inclure dans sa capitale. C’était un terrain fertile à exploiter pour les ennemis.
 
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Ils disent que c’est le dernier soulèvement contre ‘l’occupation’. Ce n’est pas le cas. C’est le dernier soulèvement contre Israël.
 
La plupart des Israéliens ne veulent pas se prononcer sur les Palestiniens. La plupart des Israéliens veulent se séparer des Palestiniens. Si les Palestiniens veulent un Etat basé sur les lignes de 1967, ils doivent convaincre une majorité d’Israéliens que leur indépendance ne serait pas une menace pour notre existence. Vous pensez que cela serait évident. Evidemment, ça ne l’est pas.
 
Cette dernière phase du terrorisme et de la violence – comme les guerres conventionnelles, et les attaques de kamikazes, et la campagne incessante de fausses déclarations et de diabolisation et le déni de l’histoire juive sur la terre sainte – envoie un message contraire à Israël.
 
Une grande partie du reste du monde – si myope dans sa vision d’Israël, considérant comme le Goliath quand il n’est qu’un petit ruban détesté dans une région où l’extrémisme islamiste bouillonnante – refuse de le voir. Mais en lettres majuscules, indubitablement sanglantes, les auteurs de ce nouveau cycle du chaos démoniaque proclament aux Israéliens : Nous ne voulons pas vivre à vos côtés. Nous voulons vous tuer et vous forcer à partir d’ici.

fr.timesofisrael.com
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