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Campagne d’Assainissement de la ville de Nouakchott : Le président de la république donne l’exemple, mais après…


Tribunes
Dimanche 26 Octobre 2014 - 16:48

samedi 25 octobre 2014, le président de la République a donné le coup d’envoi d’une vaste campagne d’assainissement de la ville de Nouakchott qui va durer deux semaines. Une campagne à laquelle prennent part l’ensemble des départements ministériels, les établissements publics et la société civile dans son ensemble.


Campagne d’Assainissement de la ville de Nouakchott : Le président de la république donne l’exemple, mais après…
Comme à chaque fois que le président de la République préside une activité c’était la ruée vers le lieu de lancement. Parmi les matinaux de cette journée, certains n’ont jamais vu cette moughataa et ne savaient même pas où elle se trouvait.  J’en ai trouvé quelques uns dans leurs grosses cylindrées et leurs tenues sport impeccables entre Dar El Beyda et Riadh. Pour moi c’était une bonne chose dans la dans mesure ou chacun aller apporter un coup de pelle ou de pioche pour dégager quelques ordures. Seulement la majorité de ces personnes n’étaient venues que pour le coup de projecteur et s’en aller au plus vite vers une destination plus clémente.

Malgré ces « m’as-tu vu », la campagne a pu débuter dans de bonnes conditions dans les différentes moughataas parce que Nouakchott a été scindé en trois zones. La campagne va certainement permettre de dégager quelques ordures qui obstruent les principales artères de certaines moughataas, comme El Mina, Sebkha, le Ksar, Teyarett,etc, et partant permettre aux populations d’élargir leurs champs d’action pour déverser encore plus d’ordures dans les espaces libérés. « C’est très bien de lancer une campagne d’assainissement mais il faut proposer des solutions à la collecte des ordures », me lançait une femme qui habitait à El Mina très des NAHARA et qui n’avait, selon elle, comme solutions que les carcasses de voitures laissés sur place après leur dépeçage. « Qu’est ce je peux faire d’autre », m’indique-t-elle, encombrée par son sceau d’eau ménagère qu’elle va déverser dans la petite rue ou stagnait de l’eau sale mélangé avec les huiles et toutes sortes de détritus. « Durant les deux semaines que va durer la campagne, les ordures vont diminuer mais elles vont revenir juste après », ajoute-elle sans se retourner.

C’est malheureusement la dure réalité de la ville de Nouakchott qui ne dispose de moyens de collecte suffisants pour les ordures, ni d’un recyclage adéquat et qui n’offre pas de solutions à ses habitants. Force est de constater que la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN), après la départ d’Ahmed Ould Hamza, a complètement échoué dans cette tâche qui normalement lui était dévolue. Tergisvescante et surtout incapable, elle a laissé les ordures s’accumuler dans les différentes moughataas pour constituer une partie intégrante de celles-ci. C’est dire qu’assimiler la ville de Nouakchott aux ordures n’est pas un vain mot, tellement les ordures ont pris le dessus sur tout le reste. Pauvre Ksar. D’ailleurs dans certains quartiers, les habitants ne sentent plus les odeurs parce que devenues une partie intégrante de leur quotidien.

C’est dire que la présente campagne, qui vise à débarrasser la capitale des déchets dont l'impact est nuisible pour la santé des populations, est importe à plus d’un titre : son coup d’envoi est donné par le président de la République et elle vise l’ensemble des moughataas et implique l’administration et la société civile.  Cependant à mon humble avis, elle doit d’abord débuter par une prise de conscience générale qui passe par une grande sensibilisation et surtout une jalousie de tous les Nouakchottois (s’ils existent réellement) qui doivent avoir honte de leur capitale. Deuxièmement, les autorités doivent instaurer un système de sanction contre tous ceux qui déversent les ordures n’importe comment et n’importe où. Troisièmement dans tous les quartiers doivent être déposés des dépotoirs avec une collecte quotidienne pour éviter l’amassement des ordures. Et enfin, les ordures doivent être incinérées très loin de la ville pour éviter tout effet néfaste qu’elles peuvent engendrer (les habitants de Dar El Beyda en savent quelque chose).  C’est seulement avec ces conditions et un engagement total de l’ensemble des populations que la ville de Nouakchott évitera d’avoir le sobriquet de la « ville des ordures » qui a déjà franchit nos frontières.
A bon entendeur Salut

Mohamed Feily dit Antar
 

Noorinfo


              


1.Posté par HAGH le 27/10/2014 13:08
Le nettoyage de la ville incomble à la CUN qui ne fait que détourner l'argent du contribuable. Même si les citoyens font une campagne de nettoyage de 2 semaines, celà ne sert à rien du tout. Il faut faire revenir PIZZORNO qui a bien travailler durant des années. Ce travail ne peut être confié à des novices en la matière. La CUN qui a un budget pour çà dépense des milliards depuis le départ de PIZZORNO qu'ils ont chassé pour pouvoir bouffer l'argent destiné au nettoyage des ordures.

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