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CENI : Faux départ


Actualité
Dimanche 10 Mars 2013 - 12:20

La polémique enfle de jour en jour à propos du communiqué publié par la Commission électorale Nationale Indépendante (CENi) fixant la date des futures élections municipales et législatives. Et bien que cette structure chargée de veiller à la transparence de ce scrutin, qu’on attend depuis 2011, ait pris la précaution de déterminer non pas un Jour J mais seulement une limite, la réaction ne s’est pas fait attendre.


CENI : Faux départ
La polémique enfle de jour en jour à propos du communiqué publié par la Commission électorale Nationale Indépendante (CENi) fixant la date des futures élections municipales et législatives. Et bien que cette structure chargée de veiller à la transparence de ce scrutin, qu’on attend depuis 2011, ait pris la précaution de déterminer non pas un Jour J mais seulement une limite, la réaction ne s’est pas fait attendre.

Comme prévu, la Coordination de l’opposition démocratique (COD) a déclaré ne pas être concernée par un tel communique. Son argument massue est que tout s’est fait, du début jusqu’à la prise de cette décision, sans elle, la constitution de la CENI même découlant d’un accord « bilatéral » entre le pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz et ce que les médias appelaient « l’opposition participationniste » avant que ces partis ne se regroupent au sein de la Coalition pour une Alternance Pacifique (CAP). Et, du côté de celle-ci, c’est le président du parti « Sawab », Abdesselam Ould Horma, assurant la présideance tournante, qui a émis des réserves sur cette décision prise dans un contexte de crise multiforme.

Son avis, qui ne semble pas être celui de l’ensemble des partis de la CAP, indique qu’il y a plus prioritaire que la détermination d’une date et que la CENI doit œuvrer, d’abord, à la recherche d’un consensus national. L’allusion ici est on ne peut plus claire à l’initiative du président de l’Assemblée nationale, et du parti APP, Messaoud Ould Boulkheir qui prône une sorte de « dialogue bis » autour des questions qui fâchent. Ce qu’on veut entendre maintenant c’est évidemment l’avis de la Majorité, ou plutôt de l’Union pour la République (UPR) qui a toujours appelé la CENI à choisir rapidement une date pour l’organisation de ces élections.

Un empressement qui se comprend quand on sait que le parti au pouvoir, donné pour être la première formation du pays, n’a pas encore goûté aux joies d’être représentée par des élus arrivés aux conseils municipaux et au Parlement sous ses couleurs. Ceux qui lui donne aujourd’hui la majorité sont d’anciens « indépendants » ou des transfuges de partis de l’opposition qui donne aujourd’hui du fil à retordre au pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce qui est sûr maintenant c’est que cette décision de la CENI, prise indépendamment ou suscitée, ne contente personne.

C’est même un vrai paradoxe que ceux qui crient depuis plusieurs mois que le parlement et les conseils municipaux sont dans l’illégalité absolue, ne se réjouissent pas de cette possibilité offerte d’aller, dans six mois, aux urnes pour les renouveler ! C’est comme si tout le monde se complait dans une crise qui permet d’entretenir le flou sur les véritables rapports de force entre deux camps qui se regardent en chiens de faïence depuis l’élection présidentielle de juillet 2009 et ne semblent pas encore prêts à redescendre dans l’areine.

Sneiba
Lu sur lauthentic.info
Mamoudou Kane


              

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