Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

Burkina : seul ce général dans un article prémonitoire a vu venir le général Diendéré…


A.O.S.A
Vendredi 18 Septembre 2015 - 17:42


S’il y a un article à relire actuellement pour y voir plus ou moins clair dans ce qui se passe actuellement au Burkina c’est bien celui-ci. C’est clair, c’est court et c’est instructif. Quand on lit ça, l’arrivée au pouvoir du général Gilbert Diendéré devient le dernier acte du coup du siècle au Burkina. C’est l’équivalent du général Al Sissi en Egypte ou du général Mohamed Ould Abdel Aziz en Mauritanie. C’est étonnant.

 

Les trois étaient les gardiens du pouvoir : Morsi et les islamistes ont cru en Al Sissi , Taya était défendu par Aziz et Diendéré était non seulement le patron du Basep burkinabé mais aussi le maître des renseignements et bras droit de Blaise depuis 30 ans. Ce qu’ils ont en commun c’est qu’ils ont le mieux joué leur carte après avoir eu la confiance absolue mais pas n’importe comment. Avant de porter le coup fatal qui va les mener tous au pouvoir et y rester, il leur a fallu laisser se paralyser, se griller tous ceux qui pouvaient leur bloquer la route mais le faire en restant toujours les amis de tous jusqu’au dernier moment.

 

Il faut relire cet article de Jeune-afrique pour comprendre que le général Diendéré est de l’étoffe de Al Sissi, de Mohamed Abdel Aziz, c’est-à-dire des militaires qui connaissent le mieux l’armée qu’ils tiennent et le peuple qu’il va falloir diriger directement.  Ils ont en commun un sang-froid, un goût du secret et une faculté hors norme de cacher leurs pensées même à ceux qui les connaissent le mieux et qui sont par nécessité un peu paranos car il faut l’être un peu pour diriger ces régimes autoritaires.

 

L’article de Jeune-afrique,  qui donne un excellent déroulé des événements qui ont abouti à la chute de Blaise quasiment un an plus tôt, se termine par ces mots d’un général Burkinabé  de l’armée dite régulière : "Diendéré, on sait ce qu’il ne veut pas, on ne sait pas ce qu’il veut".

 

Comme pour Aziz après 21 ans de règne de Taya, Diendéré ne pouvait pas déposer Blaise sans recevoir en retour sur-le-champ les forces du changement qui n’auraient jamais accepté un nouveau militaire aussi proche du pouvoir honni, d’ailleurs comme pour Aziz, Diendéré ne tenait que le bataillon présidentiel, d’autres tenaient l’armée et n’étaient pas prêts à le lui céder d’ailleurs. Comme pour Aziz, il fallait faire cela en plusieurs étapes sans jamais être sûr d’aller jusqu’au bout, il s’agissait d’abord de sauver sa peau, son commandement.

 

 

 

 


Aziz resta en retrait laissant les autres encaisser l’enthousiasme après la chute de Taya, ce fut la transition avec le colonel Ely, 18 ans maître de la sûreté nationale sous Taya, c’est ce qu’on appelle le changement ; De même Diendéré envoya le colonel Zida, numéro deux du bataillon présidentiel, qui finit premier ministre de la révolution populaire... Aziz fit élire Sidioca, inconnu au bataillon comme Michel Kafando, Diendéré était certainement prêt à laisser le processus démocratique continuer surtout avec son Zida si haut placé qui entendait tout et voyait tout. Sidioca a voulu limoger Aziz par décret, Aziz le déposa, de même il était question d’en finir avec le RSP bataillon de Blaise dirigé par Diendéré, ce dernier prit le pouvoir.

 

C’est la même dynamique. La même navigation à vue lucide, la même audace quand il s’agit de jouer le tout pour le tout.

 


L’armée mauritanienne a suivi le Basep d’Aziz car le Basep était à l’époque mieux armé que l’armée mauritanienne éparpillée et totalement en déliquescence mais surtout parce que Sidioca a voulu éliminer les grandes têtes de l’armée en même temps. Au Burkina ce ne fut pas pareil, le RSP de Diendéré est resté fidèle jusqu’au bout à Blaise sans jamais verser le sang. C’est là le coup de maître de Diendéré qui explique pourquoi aujourd’hui l’armée burkinabée dite régulière le suit. Quand l’armée a lâché Blaise, le RSP n’a pas résisté au-delà de sauver la peau de Blaise qui soit dit en passant a été exfiltré in extrémis par un hélicoptère français alors qu’il tentait de rejoindre son fiel militaire où là encore il était attendu par les fameux révolutionnaires décidément bien organisés.  

 

 

Ensuite à chaque fois que des éléments sortis de nulle part ont voulu voler la révolution au nez de Diendéré, c’est son RSP qui est venu leur briser les jambes au vrai sens du mot, c’est Jeune-Afrique qui raconte :


lire la suite...

chezvlane


              

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
Inscription à la newsletter
Les + populaires