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Noorinfo

Boko Haram : un cinglant camouflet pour Buhari et Deby


International
Mardi 18 Août 2015 - 15:45

« C’est un gros risque que les présidents nigérian et tchadien avaient dernièrement pris, relève le site d’information guinéen Ledjely.com, en annonçant l’éradication prochaine de l’Etat islamique en Afrique de l’ouest (ex-Boko Haram). Idriss Deby en particulier, sous-entendant qu’Abubakar Shekau avait été tué et que la secte était décapitée.


Boko Haram : un cinglant camouflet pour Buhari et Deby
Dans la foulée, Muhammadu Buhari avait dit donner trois petits mois pour que le groupe cesse de poser le problème qu’il incarne aujourd’hui.
 
Eh bien, constate Ledjely.com, les deux sont plus que couverts de ridicule après la dernière sortie authentifiée du chef terroriste. Non seulement, Abubakar Shekau est vivant, mais en outre, il semble bien portant et plus que jamais décidé à nuire à la sécurité et à la quiétude dans les pays infectés par ses combattants. »
 
Du coup, pour le site guinéen, « il faut bâtir une autre stratégie. Partir du principe que le groupe n’est pas aussi essoufflé que le pensaient les deux chefs d’Etat.

Tout au contraire, les attentats suicides qui fondent la nouvelle stratégie du groupe doivent davantage préoccuper. Car ils semblent être le reflet de l’alliance entre le mouvement jihadiste nigérian et la nébuleuse internationale du Groupe islamiste qui sévit notamment en Syrie et en Irak. »
 
IBK interpelé…
 
Inquiétude également au Mali après les récents attentats… De nombreux journaux haussent le ton ce matin, notamment Inf@sept : « avant-hier, c’étaient seulement les régions du Nord à savoir Tombouctou, Gao et Kidal qui étaient attaquées par les jihadistes, hier les régions du centre à savoir Mopti, Ségou et Sikasso ont été leurs cibles, aujourd’hui c’est Bamako et demain ce sera où encore ?
 
 Le phénomène est partout au Mali et le modus operandi est le même, de Tenenkou, à l’auto-gare de Sogoniko, en passant par Sévaré, Nampala, Fakola, Misseni, et le restaurant La Terrasse. Les maliens ne dorment plus que d’un seul œil tant l’inquiétude et la peur d’être attaqués à tout moment et partout animent les citoyens.
 
La question qui est sur toutes les lèvres, relève encore Inf@sept, est celle de savoir pourquoi les jihadistes s’en prennent à leurs frères musulmans ? L’inquiétude, la psychose et l’indignation qu’ils sont en train de semer dans les pays à majorité musulmans ne sauraient grandir l’Islam, religion de paix, de solidarité et de tolérance. »
 
L’Aube, autre journal malien, interpelle les autorités : « assurer la sécurité individuelle et collective de tous les citoyens est un devoir, voire une obligation pour les gouvernants. Pour cela, ils doivent impérativement doter les forces armées et de sécurité de moyens adéquats, en vue d’accomplir leurs missions…
 
Aussi, les autorités maliennes, en premier lieu le chef de l’Etat, doivent avoir à l’esprit que (…) c’est la sécurité des populations et du pays qui doit primer. Dommage que le pouvoir actuel ne semble pas comprendre cette donne. »
 
« Le temps est au réveil, avant qu’il ne soit tard », renchérit Le Républicain. « Le leadership semble totalement déconnecté des réalités du pays, totalement inconscient de ce qui nous guette. Pendant que des militaires tombent, que des gens sont exécutés, comme cela a été le cas de l’imam de Barkérou devant ses épouses, il y a trois jours, on a vu, la nuit suivante (en vidéo) le couple présidentiel faire la fête à son domicile de Sébéninkoro, avec le musicien nigérian Davido. »
 
 Et Le Républicain de s’interroger : « cela ne relève-t-il pas de la provocation à l’endroit du peuple malien qui a élu le président pour régler les problèmes du pays ? Cette insécurité ne permet plus à quiconque, conscient de la réalité, de s’éclater, de s’amuser, comme c’était le cas à Sébéninkoro. (…) Il est temps de se réveiller. »
 
Reprise des hostilités dans le nord ?
 
Enfin inquiétude également à propos de l’accord de paix d’Alger sur le Nord-Mali : « à quelques encablures de Kidal, les combattants de la CMA (la Coordination des mouvements de l’Azawad) et ceux du Gatia, milice pro-Bamako, ont échangé des coups de feu, samedi, constate Le Pays au Burkina. Cette reprise des hostilités constitue la première violation du cessez-le-feu consacré par les accords de paix et de réconciliation d’Alger, signés en juin dernier entre Bamako et la CMA. En pareilles circonstances, les deux camps se rejettent mutuellement la responsabilité de ces incidents. »
 
 En tout cas, « la situation est bien malheureuse, conclut Le Pays. D’abord, parce que ces nouveaux bruits de bottes cadencent avec des tirs de mitraillette sur une ambulance, étant donné que le Mali avait déjà mal à sa sécurité avec les attaques terroristes qui se sont multipliées sur son territoire.
 
Ensuite, parce que ces armes qui se remettent à crépiter anéantissent les efforts immenses consentis par la communauté internationale et les Maliens eux-mêmes pour construire une paix durable. »
 
RFI
Noorinfo


              

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