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Biram et codétenus : Des prisonniers d’opinion selon Amnesty


Actu Mauritanie
Mardi 22 Mai 2012 - 10:44


Biram et codétenus : Des prisonniers d’opinion selon Amnesty
Alors que les autorités de Nouakchott clament haut et fort l’absence totale de détenus politiques dans le pays, Amnesty International vient d’emboiter le pas au chef de file de l’opposition Ahmed Ould Daddah, pour lequel l’ex commissaire aux droits de l’homme Ould Dadde fait exception à cette présumée règle, pour affirmer à son tour que Biram et ses camarades arrêtés dans le cadre de l’ autodafé d’avril dernier sont bel et bien des détenus d’opinion, arguant qu’ils ont été inculpés pour le simple fait …

d’avoir exprimé de manière pacifique leurs convictions, s’inquiétant pour leur sort encore obscurci par les supputations contraires qui circulent sur leurs conditions d’incarcération.

Depuis le 2 mai, 11 membres d’une organisation de défense des droits humains sont détenus par les autorités mauritaniennes dans un lieu inconnu pour avoir protesté contre les écrits de lettrés musulmans. Amnesty International pense qu’il s’agit de prisonniers d’opinion, détenus pour avoir exprimé pacifiquement leurs opinions. Ces personnes risquent de subir des mauvais traitements.

Amnesty International indique également avoir appris « que seule la femme de Biram Ould Dah Ould Abeid avait pu voir son conjoint » soulignant que Leila Mint Ahmed Ould Khliva « ignore si les 11 militants sont détenus au même endroit » que son époux, précisant que « ces personnes n’ont pas pu consulter d’avocat depuis leur arrestation ». L’Ong internationale estime par ailleurs, que la détention de Biram n’est pas régulière dés lors où Ould Dah Ould Abeid reconnait avoir brûlé les livres religieux « en raison de certaines références qu’ils contenaient et qui, selon lui, justifiaient l’esclavage », rappelant que « l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel la Mauritanie est partie, protège la liberté d’expression, qui englobe la « liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce ».

Amnesty précise enfin que « le Comité des droits de l’homme des Nations unies a estimé que ce droit recouvrait « même des formes d’expression pouvant être considérées comme profondément choquantes », rappelant par ailleurs le caractère illégal de l’esclavage officiellement aboli en 1981 et, depuis 2007, reconnu comme un crime par le droit national mauritanien, soulignant que malgré ces lois « cette pratique se perpétue et IRA-Mauritanie et d’autres organisations, notamment SOS-Esclaves, signalent et dénoncent des cas d’esclavage ».

Md O Md Lemine
le-rénovateur


              

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