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Bientôt, l’apocalypse


Tribunes
Jeudi 12 Septembre 2013 - 12:01

Aujourd’hui, les pluies rugissent, et l’océan menace de se déchaîner contre nous. Aujourd’hui, face à la menace des eaux qui nous viennent simultanément du ciel et du sous sol, nous nous sommes rendus compte que nous n’avions rien prévu pour faire face à pareilles catastrophes. Et c’est grave !


Bientôt, l’apocalypse
Imaginons, demain, n’en plaise à Dieu, qu’une forte pluie d’un mètre tombe sur la ville. Alors que ferons-nous ? Avons-nous un plan d’urgence pour la prévention et la lutte contre ce genre d’intempéries ?
 
Les plus grandes catastrophes que nous avions eu à vivre se sont produites dans les années 50… la crue du Fleuve Sénégal qui avait inondé Nouakchott. En 1950, les quelques centaines de Nouakchottois se sont réfugiés sur la crête des dunes, aujourd’hui disparues. Les dégâts furent nombreux bien que les populations étaient très peu nombreuses dans la capitale. Aujourd’hui, il s »agit de sauver plus de deux millions d personnes ! Nous n’avons rien appris de 1950.
 
Un pays où les gens ne peuvent pas être secourus à la moindre catastrophe, normalement prévisible, comme un incendie ou un simple accident de voitures, ne pourra jamais faire efficacement face à la colère des éléments. Et la furie des éléments est imprévisible, destructrice et souvent dévastatrice.
 
Ceci exige la mise en place d’un service de protection civil performant, bien formé et disposant de moyens humains et techniques pouvant faire face au défi, à l’existence d’un Plan ORSEC. La protection civile dont nous disposons aujourd’hui n’est même pas en mesure de faire face à un incendie de marché. Comment pourrions-nous compter sur lui pour venir en secours à des centaines ou des milliers de personnes subitement sinistrées ? Les structures d’appui et de soutien que sont la Croix-Rouge, le corps médical, les services parallèles de l’armée et de la police doivent, eux aussi, former des agents spécialisés dans les interventions d’urgence. Des structures d’accueil doivent être répertoriées, élargies et équipées.
 
Et avant tout cela, nous devons d’abord veiller à mettre fin aux mauvaises pratiques environnementales pour nous prémunir contre le déchaînement punitif de la nature. Car la vengeance de la nature est implacable !
 
MOMS
Pour l'authentique  
Mamoudou Kane


              

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