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Bien loin de l'azizanie, une balade inoubliable : je n’oublierai jamais ce jour…


A.O.S.A
Mercredi 19 Septembre 2012 - 16:15


Bien loin de l'azizanie, une balade inoubliable : je n’oublierai jamais ce jour…
Pour inaugurer mon périple en Europe, d’abord Paris. J’étais perdu dans une charmante banlieue sympathique où il fait bon vivre au milieu des parcs, jusqu’au moment où je suis sorti rue de la Boétie, à 400 mètres des Champs-Élysées. Là, je me suis senti chez moi, c’était mon quartier ; c’est de là que j’étais parti. 3 jours à marcher dans les beaux quartiers à faire du mini shopping ici et là, puis l’essentiel vint par hasard : une balade de rêve alors que je cherchais un outil indispensable à mon existence : un dictionnaire.
 
J’avais un vieux dictionnaire auquel je tiens plus que tout. Pas un dictionnaire sévère comme le petit Robert, mais un bon vieux petit Larousse illustré de 1989 date des sanglants événements qui nous firent quitter le Sénégal comme des centaines de milliers de mauritaniens. Un bon petit Larousse avec tout plein d’illustrations, des photos de tout jusqu’aux personnages historiques. Un dictionnaire qui m’a suivi partout jusqu’à perdre des morceaux ici et là. Pour immortaliser mon retour  à Paris, il m’en fallait un de 2012 ; c’est ainsi que le hasard me mena à faire une balade inoubliable.
 
Dans les rayons des librairies, impossible de trouver un 2012, les 2013 sont déjà là. Bilan je suis allé au bon vieux Gilbert Jeune ; c’est là que tout a commencé comme si la balade déjà programmée par le destin m’attendait. Même là, on m’expliqua que le petit Larousse 2012 même d’occasion était introuvable car une association est passée par là, emportant tous les exemplaires. C’était triste mais fidèle à mon sixième sens, j’attendais un signe quelque part en ces lieux.
 
Impossible de prendre un petit Robert ni même un Larousse 2013, il me fallait un Larousse 2012. Dieu, j’aurais bien emporté ces dictionnaires en mille volumes en cuir que j’ai vu délaissés en haut des rayons mais comment les emporter ? J’ai regardé partout quand soudain dans un coin comme s’il m’attentait là : non pas un petit Larousse illustré 2012 que de toute façon je ne pouvais pas emporter car j’avais déjà trop de kilos et pas assez de place dans mes valises pour le retour, mais là j’avais sous les yeux ce qu’il fallait pour voyager : un exemplaire unique du petit Larousse de poche 2012. C’était le seul de la boutique !
 
Je l’ai pris et me voilà parti pour une balade incroyable à l’improvisade où le destin allait tout mettre en œuvre pour la rendre immortelle dans mon imaginaire. Seul dans Paris en parfait touriste sans le complexe des parisiens de souche qui se moquent des touristes, seul dans Paris après 12 ans, me voilà un dictionnaire et une bouteille d’eau à la main devant notre Dame. C’est de là que la balade surnaturelle a commencé.
 
Désorienté, sans plan, avançant à l’aveuglette, flânant ici et là, je demande à des parisiens comment aller jusqu’à la tour Eiffel devant laquelle je n’ai jamais été même si j’ai déjà vécu des mois dans le coin. On me conseille de prendre le métro ! Quelle folie ! Me voilà parti à pied en longeant la seine, le long des quais.
 
Il devait être 18h, je marchais tranquillement par une fin de journée exceptionnelle. Un ciel clair, un vent frais, le soleil de travers qui commence à se coucher, quasiment personne sur le chemin, pas même un touriste. J’étais quasiment seul comme groggy par tant de sereine beauté. J’ai du mal à raconter ce que j’ai vu et  ressenti car j’ai comme envie de tout garder pour moi ; c’est la raison pour laquelle je n’ai pas apporté d’appareil photo afin de regarder en sachant que je n’aurai pour souvenir de ces moments que mon imagination.
 
J’avançais à petits pas pour ne rien perdre de chaque mètre du paysage de carte postale car jusque-là je croyais que c’était juste une expression. 
 
Fallait voir la lumière, les reflets sur la seine, les petits bateaux, les amoureux assis sur les quais, les joggeurs pénards, les bruissements des feuilles dans les allées et tous ces monuments de part et d’autre du parcours jusqu’à la tour Eiffel. Je n’avais aucun plan, je divaguais tranquillement le long des quais m’arrêtant ici et là au milieu des bouquinistes où j’ai regretté de n’avoir pas sur moi 100 euros pour prendre cet exemplaire miraculeux des «  liaisons dangereuses » en quatre volumes.
 
Qui pouvait imaginer que j’allais un jour entrer dans une boutique de souvenirs pour acheter un porteclé avec la tour Eiffel ? Jadis je trouvais cela ridicule mais ce jour-là c’était l’unique souvenir palpable de ce que je ressentais là, quelque chose de féérique comme si j’étais envoûté.

 
Si j’avais fait un autre parcours à une autre heure, un autre jour, c’eût été différent mais là c’était le bon jour, la bonne heure et le bon segment de paris. Arrivé sur un pont en bois tout plein de cadenas selon cette mode italienne des amoureux, j’étais quasiment seul sur le pont avec deux autres romantiques dont l’un assis face au coucher de soleil sirotait seul une bouteille de rouge en coupant du sauciflard avec un regard à réclamer la paix.

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chezvlane


              

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