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Bataille pour le pouvoir


Actu Mauritanie
Lundi 28 Mai 2012 - 12:07


Bataille pour le pouvoir
Le pouvoir. Un mot qui a la force de donner des ailes à ceux qui n’ont fait preuve, à aucun moment, de leur aptitude à diriger les hommes. Pour lui, et lui seul, on met en avant des théories politiques, des programmes économiques censés permettre à leurs auteurs de tirer la Mauritanie de la m. dans laquelle elle se débat depuis un demi-siècle. C’est aussi par et pour le charme qu’il exerce sur autrui que les leaders politiques se tirent dans les pieds, n’acceptent pas d’être " second " dans une opposition non structurée, de manière sérieuse, mais dernier des derniers au sein d’une majorité qui jouit des privilèges qu’elle tire de la proximité avec le président de la République, symbole du Pouvoir quasi absolu.

C’est cette réalité connue de tous qui doit pousser majorité et opposition à comprendre ce précepte démocratique maintes fois répété par le président Aziz : Une majorité qui gouverne et une opposition qui surveille. C’est d’abord à l’opposition de le comprendre mais c’est aussi au pouvoir de l’appliquer, en acceptant que l’opposition joue pleinement son rôle de contrepouvoir.

La crise politique dans laquelle le pays se débat depuis le coup d’Etat contre le président Sidi, les graves problèmes économiques endémiques, la nécessité de penser différemment le développement durable, tout cela doit être pris en compte dans la réflexion à mener par le pouvoir actuel pour opérer le " changement constructif " credo de sa politique de gouvernance positive. Il n’y a donc de contradiction qu’apparente entre la notion de " la Majorité qui gouverne " et d’Opposition qui surveille, un peu à l’image de celle qui existe entre la notion de développement durable et celle de croissance.

A quoi cela servirait-il de connaître une croissance sans fin si celle-ci ne se traduisait pas par une amélioration réelle des conditions de vie ? L’éducation, la culture, la santé sont des objectifs de croissance bien plus importants que l’accumulation de biens de consommation souvent superflus. De même, une Majorité qui s’obstine à voir les choses en fonction de ses intérêts propres ne peut aider le président de la République à gagner son pari : faire adhérer tous les Mauritaniens à ses projets réformistes. On peut même dire qu’elle nage à contre-courant, provoquant des malaises politiques pires que ceux résultant de l’attitude réfractaire, et tout à fait naturelle, de l’opposition !

C’est ainsi que, pour Mohamed Ould Abdel Aziz, être le président de tous les Mauritaniens (comme le veut la Constitution), se poser en arbitre, plutôt qu’un juge et partie, même si le soutien d’une majorité reste nécessaire à l’action de son gouvernement, affranchit des contraintes de la politique politicienne et des pesanteurs des conflits d’intérêts de tous genres. Libre de tout engagement qui ne va pas dans le sens de la consolidation de l’unité nationale, du développement du pays, de la gestion rationnelle des biens publics, de l’instauration de la justice et de l’équité, le président de la République ne prendrait ainsi aucun risque de s’isoler et de ralentir un projet de société qui représente l’avenir, et qui, de toute façon, deviendra indispensable.

Tous les Mauritaniens adhèrent à ce principe mais veillent à son application avec sagesse. " On gouverne les hommes avec la tête. On ne joue pas aux échecs avec un bon cœur ", disait Chamfort, célèbre moraliste français du XVIIIème siècle.
Sneiba.
lauthentic


              

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