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B’ il a dit...


Tribunes
Samedi 2 Juin 2012 - 01:54


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B’ il a dit...

Mrabih à plus d’un titre ‘’non sécurisé’’…

Le comité interministériel chargé d’EMEL2012 était en négociation poussée avec des camionneurs sénégalais et marocains pour le transport des produits du programme, vers les provinces intérieures. En l’absence d’un accord sur le prix de transport avec les transporteurs nationaux, le comité n’avait pas d’autres choix.

Un peu avant la signature du contrat avec des transporteurs étrangers, pour arriver à 100 camions, les nationaux se sont accourus vers le comité interministériel pour revendiquer ce marché et annoncer qu’ils peuvent mobiliser le nombre de camions demandés. C’est, à ce titre, que les transporteurs nationaux ont choisi l’un des leurs, pour les représenter. Ils ont délégué, pour la négociation et signature, le plus fourni, parmi eux, en patrimoine roulant, Mohamed Vadel Ould Hadrami, dit M’Rabih. Ce dernier, un homme de confiance et proche parent de Mohamed Ould Abdel Aziz, est   le directeur général de l‘Agence Nationale du Registre de la Population et des Titres Sécurisés.  Oui. Mrabih dispose, désormais, du plus important parc automobile, en Mauritanie. Il était-là, à ce titre (non sécurisé, le moins qu’on puisse dire). Il aurait pu déléguer un représentant, à lui. Mais, non, Mrabih s’est déplacé, lui-même, en personne, pour négocier, à l’ouguiya près, l’offre financière du transport. Là, en face de son patron direct, le Premier ministre, Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf. Sans aucune gêne. Aucune honte. Aucun scrupule. 
On est en droit de se demander comment et quand le directeur général de l’agence nationale de la population et des titres sécurisés ait pu devenir, en un temps record, détenteur de la plus importante flotte de patrimoine roulant, camions et autres engins. 
Ce qui est sûr est que l’homme est proche du président de la République. Très proche même, qu’il ne saurait faire le moindre geste sans qu’il n’en soit l’inspirateur. Très proche même, qu’il ne saurait détenir l’infime bécane sans qu’il n’en soit l’inspirateur.

 


Al Jazeera en français
C’était un projet mis en veilleuse, depuis quelques années, dans le tiroir de la diplomatie qatarie, la création d’Al Jazeera, en langue française, à l’instar d’Al Jazeera English.  L’émir du Qatar était sur le point de lancer le projet n’eut été l’intervention de Nicolas Sarkozy, alors Président de France, le suppliant, se tenant presque, en courbette, rapporte une haute autorité qatarie, de surseoir à son projet. Pas question d’occuper l’espace du pré-carré français par d’autres médias qui échapperaient au contrôle de l’ancien colonisateur. 
En tout cas, le projet de la création d’Al Jazeera, en langue française, est remis sur table. L’étude pour la mise sur pied de cette chaîne est bien avancée, révèle une source médiatique à Doha. Après le départ de kaddafi, il y a, peut-être, un vide, un grand vide, à remplir dans le monde africain. Qatar, à travers Al Jazeera, était très engagé, on s’en souvient, avec les révolutionnaires libyens. En chassant Kadhafi les autorités qataries songeraient, peut-être, à occuper cet espace africain laissé vide, après le départ du roi des rois d’Afrique. La création d’une chaîne francophone serait, peut-être, l’un des paliers vers cette orientation africaine de la diplomatie qatarie. Sarkozy également est parti. Une autre raison pour faire ressusciter un projet qui gênerait la Françafrique, qui a, on le sait,  quitté les sphères d’influence et de décision en France, depuis   la défaite de la droite française. Mais, peut-être, aussi, qu’il s’agit, tout simplement d’une manœuvre pour titiller les nouvelles autorités de la gauche française. 
Accord de pêche à la traîne…
Les négociations autour de l’accord de pêche entre l’Union Européenne et les autorités mauritaniennes sont toujours au point mort. Chaque partie campe sur ses positions. La mauritanie insiste toujours sur la réévaluation, à la hausse, de la contrevaleur de pêche cédée aux bateaux européens, en plus de l’augmentation du personnel mauritanien navigant à bord des bateaux de l’Union, une diminution de quantités de poisson pêché et un débarquement à Nouadhibou. De toutes les façons, même si les deux parties venaient à s‘entendre sur une forme, n’importe laquelle, l’argent de l’Union européenne n’atterrira pas, comme à l’accoutumée, le 1er août suivant la signature ou la reconduction. Car, cette fois-ci, l’exécutif, la commission de l’Union européenne, n’est plus habilité à trancher, à lui seul, sur cet accord. Il faut, désormais, qu’il passe par l’approbation du Parlement de l’Europe.
Mais, peut-être, aussi que les autorités mauritaniennes veulent tout simplement en finir avec l’Union européenne, au moins, dans le domaine des accords de pêche. Et, seraient tentées par des accords avec les chinois, par exemple, dont les termes de contrats seraient écrits par des caractères chinois susceptibles de donner plus d’une interprétation.


L’Azawad et nous…
Chaque jour, le soir très souvent, des familles entières débarquent, à Nouakchott, à Tevragh Zeina F.Nord. Des familles maures, des arabes du Mali, fuyant la terreur et le chaos malien. Aidées par des parents à Nouakchott, elles viennent avec bagages et commerce pour s’établir dans la capitale du pays voisin. 
Il faut dire que des milliers, environs 70 mille maliens de l’Azawad, Touaregs, en grande partie, sont déjà installés, dans les camps de réfugiés de Fassala et Bassiknou. D’autres personnalités Touaregs, politiques, cette fois-ci, ont été accueillies les premiers jours du conflit en Mauritanie. Et, seraient très liées avec les autorités de Nouakchott. Certains observateurs avaient accusé le pouvoir mauritanien de ‘’soutenir la rébellion Touareg’’. Certes, la politique d’Amadou Toumani Touré, jugé très laxiste envers Al Qaida, n’a jamais été bien appréciée par Nouakchott. Paris, aussi, celle de Sarkozy, ne voyait pas d’un bon œil le pacifisme d’ATT. On aurait même poussé  à la ‘’rébellion les  touarègues’’, aussi bien du côté de l’Hexagone que du côté mauritanien. Un proche du président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, avait prédit, en confidence à Biladi, un mois avant le coup d’Etat, survenu au Mali, de l’imminence d’une reprise de pouvoir par l’armée. 
Aujourd’hui, il s’avère que le départ d’ATT, tant souhaité par le tandem Sarko et Aziz, n’était qu’un boulevard grand ouvert pour AQMI. Celle-là qui apparait aujourd’hui comme véritable force réelle dans l’Azawad. Et que le MNLA n’était qu’un fantasme très imaginaire de la France de  Sarkozy et une mésaventure irréfléchie de la Mauritanie de Mohamed Ould Abdel Aziz.


Un proche de Ould Daddah à la tête de la nouvelle banque islamique
La nouvelle banque islamique, dite la banque des jeunes, Mouhidine Ould Ahmed Saleck, Ahmed Ould Mouknass, Feil Ould Lehah (le nouveau riche cousin d’Ould Abdel Aziz) et Lemrabott Ould Tangi aura comme directeur général Abdallahi Ould Moctar. Un proche d’Ahmed Ould Daddah qui fut, au début des années 90, le représentant d’Al Baraka, en Mauritanie, actionnaire principal de la BAMIS et détenteur de Mashraf. L’homme dont l’engagement du côté d’Ahmed Ould Daddah est indiscutable, comme indiscutable sa probité morale, a été coopté par des banquiers qui comptent en leur sein, au moins, un proche de Mohamed Ould Abdel Aziz. ‘’ Nous avons fait privilégier la rigueur morale, l’honnêteté de l’homme, sur toute autre considération politique’’, déclare l’un des actionnaires. 

B’...

rimbiladi.com


              

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