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B' il a dit


Tribunes
Samedi 12 Mai 2012 - 10:46


Kinross plonge encore…

B' il a dit
Au moment où nous mettons sous presse, le géant de l’Or canadien, Kinross, présent, en Mauritanie, à travers Kinross-Tasiast, plongeait de 5,8% sur la bourse torontoise. Cette fébrilité intervient un jour avant la tenue de la Réunion Annuelle des Actionnaires de Kinross, prévue, aujourd’hui, mercredi 09 mai 2012, à Toronto. Rappelons qu’il s’agit de la première réunion annuelle des actionnaires après l’effondrement en bourse des actions de Kinross, en hiver dernier, d’environ 20%. Cette nouvelle contreperformance, si elle devait se stabiliser, serait liée à la mauvaise appréciation que se font certains actionnaires sur l’opportunité même d’acquisition de la mine de Tasiast auprès de Red Back Mining, pour un montant, jugé excessif,  de 7,1 milliards de dollars.

Le bureau régional de Kinross, à Las-Palmas, retient son souffle, pendant que les actionnaires délibèrent sur le sort de la mine aurifère Kinross-Tasiast. Une chute de 5,8% des actions de la société, à une journée de la tenue de la réunion annuelle des actionnaires, ne saurait inspirer une bonne humeur chez le directoire régional. En Mauritanie, la situation n’est certes pas des plus meilleures. Les tractations avec les autorités  fiscales  mauritaniennes, autour de la présentation du bilan de Kinross-Tasiast,  afin de pouvoir définir le montant échu, à raison de 1,25%, n’ont pas encore abouti. Kinross-Tasiast se livre à l’esquive et aux atermoiements. Jusqu’à quand ? En tout cas, la journée d’aujourd’hui est décisive, non seulement, sur la vie de la société aurifère, mais aussi sur l’avenir de l’actuelle direction au sein du groupe. Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions. 



CREVER L’IRRESPECT…

B' il a dit
Les jeunots du général Messgharou, ce corps nouvellement constitué, qui n’est ni gendarme, ni militaire, ni police, ni garde, ni douane, connu sous les acronymes de G… se déploient, depuis presque une année, sur les artères de la capitale, Nouakchott.
Ils sont là pour réguler, dit-on, une circulation déjà chaotique et anarchique. Très jeunes, dégageant presque la fraicheur et l’innocence du lait maternel, ils n’arrivent, visiblement, pas à s’imposer. Ni imposer leur volonté juvénile pour mettre de l’ordre dans la circulation d’un patrimoine roulant vieux, aussi vieux que les lois de la République qui sont censées le régir. 

Depuis quelques temps, les jeunes, qui s’essaient, désormais, à l’instar du ‘’bûcheron de la ville’’,  comme on dit en Hassaniya‘’ Hattab Eddechra’’ ( celui-là, le bûcheron de la ville, qui a été dans l’incapacité de porter l’imposant fagot de bois, à cause de son volume quelque peu lourd, et a procédé, par son intelligence  absurde, à l’augmenter)  à gérer le flux de trafic au niveau des portes de Nouakchott, optent pour une méthode musclée, plutôt pointue,  pour marquer leur territoire. 

La méthode est simple : barrer les routes par une chaîne ferreuse assortie de clous pointus, si bien acérés qu’ils entraînent un dégonflement certain de tout pneu qui se hasarderait à franchir la chaîne. C’est une manière efficace pour faire dégonfler, n’est-ce pas, des automobilistes vaniteux ne daignant même marquer, pas le respect, mais un simple arrêt au niveau de la plaque de signalisation, si bien invisible, installée quelque part sur le trottoir. 

La recette a produit des dégâts. Des dizaines de pneus crèvent chaque jour, chaque soir, sur les routes nationales et dans Nouakchott. On ne sait pas est ce que l’idée de faire crever les pneus des véhicules donnerait du respect à un corps qui n’arrive pas à en procurer. Mais, on sait que des pneus crevés font, sûrement, le bonheur des réparateurs des pneus.
Pour des jeunes recrues qui connaissent, parfois, des retards considérables de paiement, c’est aussi une manière de se faire du boulot générateur de revenus, en mettant pignon sur rue, non loin des points de contrôle, des ateliers pour réparations de crevaison. 



L’UPR SE SUCRE…

B' il a dit
Le président de l’Union Pour la République (UPR) vient d’être nommé Président du Conseil d’Administration de la toute nouvelle société mauritano-soudanaise de Sucre. Pour un parti qui se plaint, à la mort, du manque de source de financement, c’est un geste révélateur de la part de Mohamed Ould Abdel Aziz qui dit un peu plus sur sa nouvelle disposition à donner (même si la réalité est têtue) une vie à son instrument politique. 

Au-delà de la symbolique sucrière de la chose, Il y a lieu de rappeler l’opportunité qui s’offre pour l’UPR dont le président, Mohamed Mahmoud Ould Elemine, et une autre figure marquante du parti, Dy Ould Zeine, à la direction générale de cette société, sauront  injecter un peu ‘’d’énergie’’ dans une formation politique née avec de graves insuffisances post-natales. Et, donner, enfin, un peu plus des calories à l’Union Pour la République, qui souffrait -et souffre toujours- d’une malnutrition aigüe. 

Cette nomination intervient à un moment crucial de la vie rachitique du parti qui a dépêché depuis la semaine dernière des missions pour sillonner tout le pays. Chaque mission est chapeautée par un ministre et d’autres personnalités marquantes de l’Administration publique et des instances du parti. Mais, le temps où le parti au pouvoir faisait saliver les populaces est bien révolu. Les ministres de la Mauritanie Nouvelle ne font pas courir les militants vers les manifestations de l’UPR. Ils les font courir, peut-être, vers le sens inverse. 

La nouvelle ‘’nomination sucrière’’ du président de l’UPR contribuerait, peut-être, à changer la donne. Un président d’une formation politique qui dégage les arômes sucrés saurait bien attirer des nouveaux adhérents. Sinon, des mouches. Au moins !

 

LE ‘’FAIRE’’ DE LA SNIM

B' il a dit
La Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM) est une institution qui a pour vocation l’exploitation de la mine de fer située dans la région de Tiris. Depuis sa création, sous le nom de la MIFERMA, puis SNIM SEM, pour devenir la SNIM, tout court, cette société s’est distinguée par sa méthode de rigueur et de son sérieux. 

Elle est un peu devenue une école d’excellence pour l’entreprise, pour la Mauritanie postindépendance et un environnement propice d’apprentissage et d’expérience pour ses cadres et employés.  La SNIM jouissait, il faut le dire, d’un statut de respectabilité bien particulier. On lui épargnait, pour longtemps, les frasques et autres folies des régimes militaires qui se sont succédé. 

Ce n’est que sous le règne de Maaouya, la dernière décennie, que le pouvoir central de Nouakchott investit, alors, la société minière de missions exogènes à son champ. La promotion du secteur du tourisme dans le pays bénéficiera de l’appui précieux de la SNIM, à travers sa filiale SOMASERT et son implication dans la prise en charge de structures d’accueils des touristes. 
L’avènement de Mohamed Ould Abdel Aziz donne à la SNIM des vocations aussi variées qu’absurdes, au gré de l’amateurisme de l’homme. La SNIM se substitut, désormais, à l’Etat dans bien des missions. Elle est là, répond présente à l’injonction du président de la République qu’elle mette à exécution, au mépris de toutes les normes et les formes. 

La SNIM vient d’acheter, par exemple, 20 mille tonnes de blé, dans le cadre du programme EMEL 2012. C’est sans doute une bonne chose, ce geste de mansuétude, en période de vaches maigres, à l’adresse des populations, mais on est bien loin de la mission première de la SNIM. Elle vient, tout bonnement, de se doter d’une nouvelle société d’assurance et de réassurance, filiale, dirigée par un cousin à Mohamed Ould Abdel Aziz, qui vient d’on ne sait où. 

La SNIM se fait également dans les airs, c’est elle, encore elle, qui a acheté les trois avions, pour le montant de 39 millions de dollars payés rubis sur ongle. Elle semble être intéressée, aussi, par l’investissement dans les médias, actionnaire à la Radio de Mauritanie et bientôt dans la TVM. La SNIM est là, aussi, quand l’Etat se soustrait à sa mission. Pour payer 100 pirogues, dans le cadre de l’exécution d’un projet visant à promouvoir, dit-on, la pêche artisanale, décidé à l’improviste par le président, la SNIM est là pour passer à la caisse. 

Quand une idée ou un projet devait naître dans la tête du président, c’est à la SNIM que celui songe. On est bien tenté de dire que le président se limite, uniquement, peut-être, sur l’homonymie phonique de la raison d’être de la SNIM, qui est sa mine, son gisement : le fer. Que le président lirait, peut-être : ‘’ FAIRE’’.



REFUGIES MALIENS

B' il a dit
Ils sont, selon une source du ministère de l’intérieur mauritanien, au nombre de 63.992 réfugiés maliens dans la zone de Vassala, enregistrés, avant-hier, lundi 07 mai 2012. Ils viennent, en grande partie, de trois villes, 80% de Toumbouctou, 8% de Mopti et 5 % de Ségou. Ces réfugiés comptent 90% Touarègues et 10% des tribus Brabiche ( Maures).

Le Programme Alimentaire Mondial (P.A.M) prend en charge la nourriture dont la distribution a été confiée au Commissariat à la Sécurité Alimentaire, pour assurer, jusqu’à présent, le service de restauration à 84% des réfugiés. L’eau est fournie à hauteur de 8 litres à 10 litres par jour et par personne, soit moins de la moitié des besoins en eau au quotidien. Le camp des réfugiés doit compter, pour le moment, sur l’approvisionnement en eau fourni par deux forages existants, alors qu’il nécessite la disponibilité de quatre forages. Les camps disposent également seulement de 20 latrines, alors que le besoin en latrines se chiffre à 234 latrines, pour satisfaire les besoins de tous les réfugiés, à raison d’une exploitation raisonnable de 20 personnes par latrine. Et décongestionner la situation actuelle qui donne 300 personnes par latrine. 

Les camps comptent 15 mille enfants, en âge de scolarité, c’est-à-dire, qui suivaient assidûment dans leur pays d’origine, le Mali, un cursus scolaire, avec un programme bien précis. Un programme relevant de la politique éducative de la République du Mali. 
La gestion du volet éducation protection a été confiée par l’UNICEF sous l’inspiration du HCR, véritable maître des céans, à une ONG italienne INTERSOS. Intersos, à elle seule, révèle une source Touarègue, à Nouakchott, n’arrive pas, c’est le cas de le dire, à gérer cet effectif énorme.  Un autre problème aussi se pose souligne la même source. C’est que ces enfants doivent, indispensablement, continuer, pour qu’il n’y ait pas rupture, le cursus qu’ils ont entamé avant le déclenchement du conflit et leur exil en Mauritanien. 
La responsabilité incombe d’abord au HCR qui fait la pluie et le beau temps. Une responsable Touarègue, Nina Walet Intallou, chargée de l‘éducation et de la formation dans le bureau politique du MNLA, a déjà lancé, à partir de Nouakchott, à travers le site d’informations noorinfo.com, un avertissement aux organisations internationales,’’. Aujourd’hui, dit-elle, sur le terrain, les réfugiés sont aidés, mais les efforts doivent être multipliés ; et éviter les tiraillements notamment entre le PAM et le HCR, qui freinent l’efficacité de l’aide sur le terrain. Trois millions d’euros d’aide ont été débloqué par le HCR pour ces réfugiés, mais l’aide peine à être concrète et régulière. Un enfant meurt chaque jour dans ces camps ; ces institutions doivent se rappeler pourquoi elles existent.’’

B'...
www.rmibiladi.com


              

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