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Noorinfo

B'il a dit: Trois balles et un entêtement…


Tribunes
Vendredi 7 Décembre 2012 - 19:00


Trois balles et un entêtement…

B'il a dit: Trois balles et un entêtement…
B’il a dit et redit des tas de choses sur la série présidentielle. B’il dira et redira des tas de choses sur cette série. Le président est retourné en France. Il est resté parmi nous, pendant six jours, après son retour de sa quarantaine parisienne. Il a dit, et redit, lui aussi, des tas de choses. A Messaoud Ould Boulkheïr, le président de l’assemblée nationale, président de l’alliance populaire progressiste, initiateur de la Convergence pour une Alternance Pacifique, Mohamed Ould Abdel a révélé quelques confidences sur ses blessures, sur le nombre de balles, qu’il a reçues, dans son organisme, en Mauritanie, par erreur, de la part d’un officier de son armée, sur le nombre  et d’opérations subies à Percy , à Paris. Les balles étaient, au moins trois. Une a touché le poumon. Une a frôlé le rein. Et, la troisième a affecté les intestins. Les opérations chirurgicales, à Percy, étaient au nombre de deux.

Après la santé, Messaoud a rappelé au président son projet d’initiative politique. En bon allié, Ould Boulkheïr s’attendait, peut-être, à une entière adhésion et disponibilité, sans équivoques, de la part d’Aziz. Aziz, pour lequel il a décidé de surseoir aux discussions relatives à son initiative politique, en attendant son retour guéri et en bonne forme. Aziz auquel, il a téléphoné, pour, par la suite, rassurer les Mauritaniens, perdus dans des nuages de rumeurs et de contre rumeurs indescriptibles, de l’amélioration notable de son état de santé. Pour le commun des mortels, les reconnaissants, parmi eux, bien entendu, le retour serait des plus positifs. C’est assuré.

Or, pour Ould Abdel Aziz, l’initiative de Messaoud n’est pas une priorité du moment. Et, Messaoud devra encore attendre le second retour de France. Mais, entretemps, Aziz donne son verdict. Au cours de son interview, la veille de son départ, il a écarté toute éventualité de gouvernement d’union nationale. Un gouvernement d’union nationale, qui est, on le sait, la résolution maîtresse de l’initiative de Messaoud. On ne sait pas si, pour Ould Abdel Aziz, le fait de donner tous ces détails sur les balles et leurs trajectoires, dans son organisme, ne serait pas un peu une manière de dévier la trajectoire de l’initiative de Messaoud. Trois balles et un enterrement de l’initiative, en quelque sorte. Trois balles et un entêtement…



Boidiel, le nouveau conseiller d’Aziz

B'il a dit: Trois balles et un entêtement…
B’il a dit et redit des tas de choses sur la série présidentielle. B’il dira et redira des tas de choses sur cette série. Le président est retourné en France. Il est resté parmi nous, pendant six jours, après son retour de sa quarantaine parisienne. Il a dit, et redit, lui aussi, des tas de choses. Au président, aussi, on dit et redit des tas de choses. Boidiel Ould Hoummeïd lui a dit de ces choses.

Pour Ould Hoummeid, les choses sont claires. Il n’y a pas lieu, dira-t-il, au président de la République d’associer quiconque. Il ne faut surtout pas accorder un intérêt à l’initiative de Messaoud. Il faudrait, peut-être, selon Boidiel, accorder d’autres concessions à Ould Boulkheïr, mais pas un second dialogue, ni une intention d’ouverture envers les opposants radicaux. Les récentes mesures,  prises dans le conseil des ministres, inscrites, déjà, dans le cadre du dialogue national précédent, versent justement dans cette veine.

Les conseils d’Ould Hoummeid, visant à ménager Ould Boulkheïr, en maintenant l’opposition radicale à l’écart, ont été, visiblement, bien entendus. C’est à la lumière de ces conseils que le nouveau parti, transfuge de l’APP, Mohamed Ould Bourbouss et ses amis, même s’il a déjà obtenu un récépissé, est jugé, par le président de la République, s’appuyant sur  l’appréciation de son ministre de l’intérieur, grand connaisseur des lois et ses esprits, illégal et n’a aucun droit. On ménage Messaoud. L‘initiative devrait attendre.


Un nouveau cap pour la C.A.P ?

B’il a dit et redit des tas de choses sur la série présidentielle. B’il dira et redira des tas de choses sur cette série. Le président est retourné en France. Il est resté parmi nous, pendant six jours, après son retour de sa quarantaine parisienne. Il a dit, et redit, lui aussi, des tas de choses. D’autres, aussi, ont dit et redit des tas de choses. Messaoud, toujours. Il dit des choses. Maintenant, il les dits à propos de la coordination de l’opposition démocratique. Qui l’énerve et l’irrite et la trouve peu coopérative. Elle essaie, de lui porter ombrage, en proposant une autre initiative. Elle lui fait le coup. A lui. Un couteau dans son dos, lui, qui s’est employé à élargir le débat pour qu’elle soit associée, dans le cadre de sa nouvelle initiative. Il est remonté contre elle. Et, il l’a dit. Il a même dit qu’il ne s’empêcherait pas de nouer avec Mohamed Ould Abdel Aziz des relations plus solides, dans l’avenir, si celui-ci allait lui faire une proposition politique honorable. Il n’est pas à exclure que la Convergence pour une Alternance Pacifique (C.A.P) prendrait, dans ce cas, un nouveau cap.


Appel, à concurrences, aux vendettas…

De l’interview qu’il a accordée à nos confrères de la presse privée, le président de la République a, peut-être, souhaité faire passer un message. ‘’Ecoutez raconteuses, raconteurs et analystes, il n’y a qu’un seul Mohamed Ould Abdel Aziz. Il n’y en a pas deux, ni trois. Et, il n’y en aura pas deux, ni trois. Je suis le même d’avant le 13 octobre et après.’’ Que des milliers de balles aient traversé, par erreur, ou préméditation,  mon organisme en long et en large, Toueilà, ou ailleurs, dans n’importe quel endroit, l’endroit que vous aimeriez, le plus, voyons, je ne changerai pas, je ne fléchirai pas. Je continuerai à vous mépriser copieusement. A vous ignorer, indéfiniment, vous et vos dires.

Mohamed Ould Abdel Aziz n’a pas pu s’empêcher, au cours de cette interview, d’aller un peu très loin. Il s’est un peu oublier, en quelque sorte. Oublier qu’il est le président de la République. Le président de tous les Mauritaniens. Enfin, bref, on l’espère, on l’espérait. A la question relative à l’agression dont a été victime Jemil Mansour, Mohamed Ould Abdel Aziz s’est un trop éloigné de la posture présidentielle. Il a minimisé les attaques contre Ould Mansour. Des agressions morales, disait-il ! J’en subies, à toutes les heures de la journée. Tant que ce n’est pas physique, une agression, allez-y, chers compatriotes, jetez-vous l’anathème et l’opprobre, autant que vous le voulez. Sur l’agression du journaliste Ould Wadia, il disait, tout simplement que ce sont les risques du métier. C’est un peu dire, aux Mauritaniens, aux journalistes, en particuliers, attentions, vous êtes dans une situation de guerre. Vous êtes sur le front.

Ecrivez, mais sachez, qu’il y a toujours un risque de représailles. Assumez-en les conséquences. Etait-il, vraiment, en ce moment, dans la peau du président de la République. Celle, la peau, qui a réagi, qui s’est exprimée, l’autre soir, à ces deux questions, était plus celle d’un chef de clan, un chef tribal, au mieux…L’opinion en a tout simplement retenu un appel, à concurrences, en plus,  aux  vendettas…


Autant de pierres, autant d’inaugurations…

Dans son discours, à l’occasion du 52ème anniversaire de l’indépendance nationale, le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, parlant des réalisations impressionnantes, qu’il a faites aux  Mauritaniens, et qu’ils ne pourront, jamais, payer, même s’ils devaient vivre aussi longtemps qu’allait vivre leur pays, a dit des choses et des choses, qu’il a toujours dites. Parmi ses réalisations, il a mentionné les états généraux de l’éducation nationale, tenus, disait-il, dans l’année écoulée. Bien sûr, pendant l’année écoulée, il n’y pas eu d’états généraux de l’éducation nationale.

Comme, il n’y a pas de l’eau potable à Maghtaa Lahjar. Cela n’a pas empêché le premier magistrat du pays de dire des réalisations jamais réalisées. Mais, il faut dire que cela se comprend un peu. On est un peu habitué à voir s’inaugurer des ouvrages, inaugurés, pour la seconde fois, pour la troisième fois et même a la quatrième fois. On a même vu l’inauguration des idées. On mobilise le président de la République, on le déplace, un tintamarre, télévisions, radions, médias, et on vient faire la pose d’une idée, la première pierre d’une idée. A la seconde pierre, on pourrait bien revenir inaugurer. Puis, la troisième, puis la quatrième. Autant de pierres, autant d’inauguration pour paraphraser Samuel Beckett. L’absurde est bien parmi nous. Tout le décor est là. Les pierres. A inaugurer, une à une. On y est. On accompagne Molloy. Les pierres on les a vues. La reptation. On la voit chaque jour. On est dans l’absurde. Moins le talent beckettien…

B'...
Pour Biladi
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