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B’ il a dit: Se faire rouler billet métriquement…


Tribunes
Jeudi 27 Décembre 2012 - 15:27


Se faire rouler billet métriquement…

B’ il a dit: Se faire rouler billet métriquement…
B’il a dit et redit des tas de choses pendant l’année qui s’écoule. B’il dira et redira des tas de choses à l’occasion de la nouvelle année. L’Agence des Titres sécurisés, celle de Mrabih, le cousin bien nommé, bien né, récemment, ne cesse de faire parler d’elle. Elle produit, visiblement, plus de problèmes que de cartes d’identité. Derrière chaque carte d’identité produite se cache au moins deux problèmes. Il y a d’abord le problème d’ordre pécuniaire. Mille ouguiyas.

Les mille obligatoires pour pouvoir acquérir sa carte d’identité. Ensuite, il y a le problème de reçu, de non reçu, plutôt. Parce que l’agence de Mrabih ne fournit pas de reçu, en contrepartie des milles ouguiyas fournis par les pauvres et les riches citoyens. On agrafe tout simplement le billet de mille au fond du dossier du citoyen recensé, ou enrôlé, pour respecter l’usage. Comme si, derrière, il y a quelqu’un qui allait vérifier le nombre de citoyens enrôlés. Et, vérifier, par de-là, les billets de mille enroulés et donc les citoyens roulés.

Pour la police mauritanienne, il n’y a pas question de donner un quelconque billet de mille ouguiyas, sans reçu. Les policiers mauritaniens s’y connaissent dans les billets fournis sans reçus. Ils savent où vont les billets donnés à l’autorité sans contrepartie de reçu. Ils savent surtout, nos policiers, là où ne vont pas les billets. Ils savent qu’ils vont partout ces billets, sauf dans les caisses du trésor public. C’est pourquoi, toute la police mauritanienne, à laquelle on a mis à disposition des centres de d’enrôlement, n’arrive pas à récupérer les cartes d’identités. La police, dans un mot d’ordre, ou de désordre, c’est selon, justifie son omission par la peur de l’agence de voir les policiers par ‘’mauvais’’ souci de transparence- ou d’arrogance, exiger des reçus contre leurs mille ouguiyas. La souhaiterait savoir où vont tous ces billets que chacun allait fournir en échange de sa carte d’identité et ceux de tous les membres de sa famille. C’est un bon pactole. Tous les policiers du pays, leurs enfants, leurs épouses, polygamie étant de mise, par ailleurs.

Seul le directeur général de la police, le général, Ould Bekrine a obtenu sa carte d’identité. Il l’a reçue, chez lui, sans qu’il ne se déplace pour la récupérer. Les généraux, c’est un autre régime, un régime spécial, d’exception presque, un régime sans billet.
Plusieurs citoyens ont déjà eu la même réaction qu’adopterait la police. Certains même, venus pour récupérer leur carte d’identité, ont carrément dit et redit aux enrôleurs, gardez-les, alors, nos cartes d’identités, si vous teniez que nous les achetions. Mille ouguiyas pour chaque citoyen enrôlé c’est grotesque comme arnaque. On n’achète pas un service public à ce prix. Et pour une famille de dix membres, c’est dix mille ouguiyas d’un coup…C’est énorme. Seuls les riches pourraient s’offrir alors des cartes d’identités. Les pauvres ne pourront pas.

L’acquisition de la carte d’identité est devenue une condition sine qua none pour la citoyenneté. Pour les fonctionnaires de l’Etat, c’est facile. On doit obligatoirement se faire enrôler et présenter sa carte d’identité à ses supérieurs, au risque d’une suspension de salaire. Et c’est la ruée vers l’enrôlement. Des milliers de billets de mille dans les bourses de Mrabih.

On ne cesse, par ailleurs de dire et redire des tas de choses sur cet enrôlement. Le président, en personne, ne cesse de vanter ses vertus. Il parle de biométrie. Enrôlement bio. Et, il dit, la chose, le président, d’une manière tellement émotive qu’on se perd au finish. Et, on ne saurait, réellement ce qu’il aurait dit et redit sur cet enrôlement. Biométrique : dit et redit par la langue d’un président passionné s’entend facilement billet métrique. Billet on le sait déjà. Autant d’enrôlés autant de billets. Et métrique se rapporte, on le sait, à la mesure. Citoyennes, Citoyens on vous mesure, on mesure votre citoyenneté, selon vos billets. L’art de la métrique, pas en poésie, mais en citoyenneté.



Le RFD revisite les circonstances de l’accident...

B’il a dit et redit des tas de choses pendant l’année qui s’écoule. B’il dira et redira des tas de choses à l’occasion de la nouvelle année. Le Rassemblement des Forces Démocratiques, (RFD) d’Ahmed Ould Daddah, a fait une démonstration de force, dans son dernier meeting, place mosquée Ibn Abbass. On retient beaucoup de choses de cette sortie réussie. Et, beaucoup de choses se sont dites et redites. Mais, pour la première fois, depuis l’incident le plus médiatisé de l’année qui s’écoule, on parle des circonstances de l’accident présidentiel.

Abderrahmane Ould Mini, député RFD, a été, sans équivoque. ‘’Il s’agit de circonstance de mœurs peu élégantes. C’est bien étrange, disait-il. Alors que dans bien des pays à traditions, pourtant, libertines, les hommes politiques se jugent sur la légèreté de leurs mœurs. Et, connaissent, les exemples sont là, une descente aux enfers foudroyantes. Et chez nous, un pays musulman, peuple ultra conservateur, on réserve un accueil des plus imposants à un homme rétabli d’une maladie à la suite d’un accident qui fait honte à toute l’humanité, dans toutes les sociétés et chez toutes les religions.’’

Il faut dire que c’est la première fois qu’on parle publiquement des circonstances de l’accident du 13 octobre. On en a bien parlé. Et on a dit et redit cette affaire peu élégante, même dans les cercles des chancelleries. Mais, jamais un média ou un homme politique n’en ont fait état. On a lu des insinuations, on en a entendues, également, chez certains hommes politiques, dans certains médias. Mais, on n’a jamais dépassé le stade de l’allusion.

Le RFD qui était le parti le plus réticent à aller dans le sens de la rumeur, le moment où la rumeur se faisait reine de la scène publique, sort de sa réserve pour enfoncer le clou, le sabre, ou plutôt le fusil, et fait sortir une balle de la sphère de l’adversité et de la jalousie. C’est une nouvelle note dans la musique politique. Une note musicale, dit-on. La musique adoucit les mœurs. On le dit. Cette musique là, celle jouée par le député RFD, l’autre jour, afflige les mœurs.



Le Maroc et Nous...

B’il a dit et redit des tas de choses pendant l’année qui s’écoule. B’il dira et redira des tas de choses à l’occasion de la nouvelle année. Entre nous et le Maroc c’est une longue histoire. Complexe et compliquée. Difficile d’avoir une relation dépassionnée, normale et normalisée avec ce pays voisin. On a connu toutes sortes d’alliances et de mésalliances.

Les choses entre Nouakchott et Rabat ne sont pas très bonnes. Pourtant Rabat fut un soutien précieux de la rectification azizienne. On se souvient de l’arrivée, à quelques jours, du putsch du 06 août 2008, du directeur général de la sûreté du Royaume du Maroc, à Nouakchott. En ce temps, nous étions très loin de l’Algérie. Nous étions, un peu comme on dit, sur l’axe Paris-Rabat-Dakar. Mais, par la suite on allait payer très cher notre négligence de la puissance algérienne. On a même vu notre ambassadeur à Rabat rendre visite à Dakhlat. Dakhlat dont la marocanité n’a jamais été accepté officiellement par Nouakchott, eu égard à la position équilibriste décidée par les militaires après le coup d’Etat du 10 juillet 1978.

Aujourd’hui, les choses se clarifient quelque peu. Comme on ne sait pas se faire dans le juste milieu, un peu manichéiste, on bascule vers l’Algérie. Depuis trois mois, on n’arrive pas à pourvoir le poste d’ambassadeur de Rabat. Pendant la semaine écoulée, le président de la République a accordé bien des audiences à des personnalités de l’international islamiste, invitées par le parti Tawassoul. Toutes les personnes qui comptent ont eu droit à une entrevue avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz. Sauf une. Une qui n’est autre que la deuxième personnalité de l’exécutif du royaume voisin. Le ministre de la Justice. Qui a passé quelques jours, ici, entre nos murs et reparti sans qu’on ne lui réserve la moindre audience présidentielle.

L’audience présidentielle sera accordée à un autre ministre, une journée après. Le ministre sahraoui des affaires étrangères. Il est bien loin le temps de l’équilibrisme. On se positionne désormais. On flashe sur l’Algérie. Pourquoi alors ? Les raisons ne manqueraient pas. L’Algérie est une puissance régionale, militairement, parlant. On partage avec elle les mêmes défis sécuritaires. L’Algérie est aussi une puissance, financièrement, parlant. On espère partager avec elle ces ressources. Pourquoi s’en tenir donc à un équilibrisme sans le sou ? Absurde !

B'
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