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B'il a dit: Régime parlementaire alimentaire…


B'il a dit
Jeudi 19 Mars 2015 - 19:23

Le président aurait demandé au moins à une personnalité politique de lui apporter son soutien dans sa campagne pour un changement de mode de régime politique. Le régime, dans toutes ses acceptions, quand on prend goût à son changement, c’est une affaire qui ne finit jamais. L’insatiabilité n’a pas de frontière. Du régime présidentiel, on passe à un régime parlementaire. Comme d’un régime alimentaire on passe à un autre.


B'il a dit: Régime parlementaire alimentaire…
C’est une affaire de goût. De sensations. D’émois. Et de tas d’autres instincts interdits qu’impossibles. Il y a du graillon encore, dans le bled. Le président le perçoit, le sent, le palpe et sait d’où l’arracher. Irrésistibles sensations d’enfants d’alors, dans ces contrées, à s’agripper une cuillère, mains et ongles d’appoints, grattant de toutes leurs forces innocentes le graillon accroché sur le fond intérieur de la marmite. 

Qui ne s’en souvient pas de ces doigts noircis par le cramé, qu’on suçait et re-suçait jusqu’à l’ultime ombre de saveur. C’est une histoire d’obsession. Une frénésie. Une rage sans pareille aussi ineffable qu’insensée, aussi folle que fantasmée. Ces choses là ne discutent pas. Ne se négocient pas. Elles  relèvent du sentiment. Et le sentiment quand il est confronté à la sensation d’inachevé, celle-ci s’amplifie, s’affûte, s’aiguise et inaugure des dimensions frénétiques inimaginables. 

Et on se perd, au final, sans fin, entre le sentiment et la sensation.  Il y a du graillon quelque part. 
Il l’a dit, dans ce qu’il a dit, l’autre jour, devant les officiers de la grande muette, le premier magistrat du pays, le futur on ne sait quel  premier  quoi du  pays : ‘’ Mon programme n’est pas encore achevé.’’ Cela s’entend mon programme pour la Mauritanie, le projet qu’il lui porte, l’ambition qui l’habite. 

C’est dire l’avenir du régime à adopter.  Deux mandats présidentiels ne sauraient, devraient-on comprendre, en filigrane,  suffire à l’affaire. Il reste toujours quelque chose. Des restes à gratter. C’est à la fois douloureux et pathétique ces instincts de sentiment. 

Si l’histoire de dépecer des écoles et des tas d’autres bâtisses publiques, s’approprier des milliers d’hectares fonciers, s’attribuer agréments et licences promoteurs n’arrive pas à libérer de cette sensation cruelle d’inachevé, en deux mandats présidentiels de suite, c’est qu’un régime parlementaire doublé d’un autre tout alimentaire s’impose. 

B’…

Nouveau tube politique :


La troupe artistique des jeunes Awlad Leblad, qui a précédemment mis sur le marché de la chanson politique deux tubes ( dont l’un devenu célèbre fredonné par tous les jeunes du pays du nom de Gueyem, très acerbe à l’adresse du président) est sur le point de produire un troisième cette fois-ci ayant pour thème l’amendement constitutionnel. 

Les awlad Leblad mettent en garde l’opposition démocratique contre une duperie éventuelle de la part d’un président à mandat ultime espérant revenir par sous le mode de premier ministre. Un tube qui critique vertement Mohamed Ould Abdel Aziz et dresse, encore une fois, le bilan peu glorieux que lui attribuent les jeunes chansonniers. 

Le tube ne circule pas encore à Nouakchott. Il le sera dans quelques jours, selon une source proche des jeunes. On ne saurait prévoir la réaction du régime. Qui, on le sait, a fomenté une machination visant l’un des rappeurs et qui est fini derrière les barreaux de la prison.

B’…

 

Cinq cents soldats mauritaniens au Mali :

La Mauritanie s’apprête à envoyer cinq cents soldats, en renfort à la mission des Nations Unies, pour le maintien de la paix au Mali. On ne sait pas l’intérêt, pour Mohamed Ould Abdel Aziz, de s’engager même dans une mission de paix dans ce pays. Lui, qui a été perçu, à un moment donné,  par le Mali comme un artisan de la déstabilisation malienne pour avoir soutenu le MLNA. 

Il arriverait, selon une source militaire de la sous-région, à revenir même à des meilleurs sentiments envers la QAIDA. Un accord secret, dit-on, dans ce qu’on dit, de non agression mutuelle. Qu’est-ce qui a changé, chez l’homme, qui n’est aujourd’hui, plus président de l’Union Africaine ? Une nouvelle position à monnayer ? Une pression extérieure ? Ou tout simplement question de  ne pas jouer l’absent d’une zone en proie à toutes les velléités ? 

B’…

Source: Rmibiladi
Noorinfo


              

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