Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

B‘il a dit...Patrick Hickey : Entre raison et oraison familiale…


Tribunes
Jeudi 17 Avril 2014 - 12:12

B’il a dit et redit des tas de chose. B’il dira et redira des tas d’autres choses. Patrick Hickey vice-président régional pour l’Afrique de l’Ouest et président de TMLSA (Tasiast Mauritania, Limited SA), va quitter la société le 30 Septembre prochain. On dit, dans ce qu’on dit, entre adultes, surtout lorsque les enjeux sont énormes, une démission.


B‘il a dit...Patrick Hickey : Entre raison et oraison familiale…
Qu’il a décidé de démissionner, pour rependre la déclaration qu’il a faite à CRIDEM. La raison, pour Patrick Hieckey, tient bon : ‘’La raison est toute simple: je désire passer davantage de temps avec ma famille. Cela fait maintenant 4 ans que je suis loin d’elle, dans cette position, et c’est quand même beaucoup de temps. Ma femme et mes enfants se trouvent aux Etats-Unis et nous sentons, tous, que le moment est venu pour nous de passer plus de temps ensemble.’’ Il fallait bien en trouver une, n’est-ce pas ? Pour la famille. Comme quoi, un site d’informations mauritanien est le canal le mieux indiqué pour flatter les siens, de l’autre côté de l’Atlantique. On aimerait bien y croire, un instant. En cet amour dévoilé, sur les colonnes d’un portail d’informations ouest-africain, à l’adresse d’une famille établie au Etats-Unis. ‘’La supposée’’ décision de démission annoncée publiquement, par Patrick Hickey, lui-même, sur CRIDEM, le 10 avril 2014, était, selon, le chef du bureau régional de Las-Palmas, approprié, pour son timing.

On ne sait même plus lequel des Patrick croire ? Est-ce le Patrick qui a donné une interview au même site d’information, le 1er de ce même mois d’avril 2014, sur l’achèvement de l’étude de faisabilité ? Ou le Patrick qui a accordé un autre entretien au même site, le 22 décembre 2013 ? La première sortie tenait à justifier la compression de pas moins de 300 employés nationaux. Patrick avançait les difficultés financières. Lui, qui refusait, à l’époque de se priver des services onéreux d’un jet privé pour ses déplacements. La deuxième sortie, c’est l’euphorie, des lendemains, qui enchantent avec la finalisation de l’étude de faisabilité. Et la troisième, la famille, les enfants. On se rappelle, comme par hasard, qu’on a de la famille quelque peu abandonnée. Et se souvient de l’exil de quatre ans, un 10 avril 2014. Alors que dix jours auparavant on était dans des projections bien différentes. En tout cas, le hasard du 1er avril, pour sa deuxième sortie, est quelque peu troublant. Il y a bien un poisson quelque part. Et une autre espèce, également, quelque part, sous roche. Les plus fidèles à Patrick, chez Tasiast, commencent à jaser.

Patrick ne le sait peut-être. Que dans nos pays, rythmé à la musique militaire des coups d’Etat, on vilipende, toujours, le dernier renversé, en magnifiant l’arrivant. L’instinct de survie est un atavisme du désert, même s’il recèle dans ses entrailles le gisement d’or le plus coté de l’univers. C’est même une raison suffisante pour accabler un sortant. Une raison plus suffisante, que décider une démission subite de la présidence de la mine la plus importante d’Afrique pour sa famille. C’est pourquoi, on ne cesse de dire des choses sur cette non démission. On parle d’une enquête diligentée sur sa gestion chaotique du géant torontois de l’or. Tasiast appartient d’abord à des financiers. Ils ont besoin, peut-être, de voir plus clair ! Comment se trament les choses au niveau du bureau régional de Las-Palmas ? En tout cas, les citoyens mauritaniens n’entrevoient de cette mine, citée parmi les plus importantes du monde, que des leurres et des soupçons de leurres. Si, avec, les financiers ne sont pas satisfaits, on comprend mieux cet intérêt, tout soudain, tout familial, qui se décide, en dix jours, chez son président.

Et comme un Patrick Hickey ne saurait partir seul, on chasse le tout nouveau directeur des ressources humaines, l’expatrié, occupant un poste, qui a été déjà mauritanisé. Un espoir, peut-on en conclure pour la mauritanisation des postes. Qui, semble-t-il, devient possible, avec le départ de l’homme, dont le retour à la famille, ouvre des portes devant les expertises mauritaniennes. C’est pour la famille. C’est une raison. C’est à prendre ou à laisser. La décision de démission. En dix jours, on se rappelle de sa famille, cracher, au passage sur l’or, le précieux, et dire, dans ce qu’on dit : ‘’ Je ne vous oublie, famille. Dans mes oraisons matinales et vespérales, je prie pour vous.’’ Et même la crépusculaire. L’oraison. Je prie également.’’

B’…

Stable, depuis six ans…

B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. Tous les financiers de la République ont été conviés, à l’hôtel InterContinental The Willard, à Washington D.C, pour assister à la cérémonie, en pompe, organisée par le gouvernement mauritanien et The Financial Times, à l’occasion de la sortie du rapport-reportage financier du dernier – ou le premier on ne sait jamais- sur la Mauritanie. Le ministre des affaires économiques et de développement, le ministre des finances, le gouverneur de la banque centrale. Il y avait même le ministre saoudien des finances. C’est la communication. Depuis janvier dernier, le gouvernement mauritanien est en contact avec The Financial Times, à travers l’un de ses représentants régionaux. Visiblement, la mission de l’élaboration du rapport ou reportage a été confiée à Katrina Manson, correspondante de l’organe en Afrique de l’Est. Ça doit coûter un pactole. Katrina Manson a dit, dans ce qu’elle a dit, sur l’une de ses vidéos, que le pays est stable. Et qu’il n’a pas connu de coup d’Etat, depuis six ans. Ce qui est une marque de stabilité.

Et amèneraient bien des investisseurs étrangers potentiels à revoir leurs inquiétudes à la baisse. Voire, les dompter pour de bon. On comprend bien, à entendre Katrina Manson, que le coup d’Etat est signe d’instabilité. Ce qui peut amener à dire que l’actuel président mauritanien, aux dires de Katrina Manson, est à la fois source de stabilité et d’instabilité. Et le contribuable mauritanien paie, au passage, la note d’un paradoxe présidentiel.

B‘...

Source:Rmibiladi
Noorinfo


              

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
En clair
Inscription à la newsletter