Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

B’il a dit…Ne touche pas à mon “piston”…


Tribunes
Jeudi 21 Août 2014 - 12:29

B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. Le 10 août dernier le site, www.taqadoumy .com de Hanevy Ould Dehah, a publié une dépêche évoquant une affaire de poteaux électriques, un passage quelque peu compliqué au début par le service des douanes de Rosso. Ensuite le passage ira couler de source, après l’intervention du directeur général des douanes, Dah Ould El Mamy, pour que la marchandise, en provenance de l’Afrique du Sud, appartenant, dit Taqadoumy, dans ce qu’il dit, au bien aimé fiston d’Ahmed Ould Mohamed Ould Abdel Aziz.


B’il a dit…Ne touche pas à mon “piston”…
Une journée après la diffusion de l’affaire électrico-presque-présidentielle, un frangin du responsable de publication de Taqadoumy, Tijany Ould Dehah, allait se voir débarquer de son emploi au sein du Port autonome de Nouakchott. Le directeur du port autonome allait s’introduire, perturbé, sueurs au front, dans le bureau du responsable du personnel de l’institution aéroportuaire et sommer son collaborateur de mettre sur son bureau le dossier de Tijany Ould Dehah.’’ Allez, lui disait-il, rédige une note de licenciement sans droit à ce bonhomme de Tijany Ould Dehah.’’ Que devrais-je donner comme motif de licenciement, rétorque le chargé du personnel ?’’ ‘’ Tu mentionnes le cas d’un faute grave, lance le directeur général.’’ ‘’ Monsieur Ould Dehah est en congé en bonne due forme, tente le responsable d’apaiser les ardeurs zélateurs de son dg. ‘’ Il n’y a de refuge, ni force en dehors d’Allah’’, lâche le directeur général défait.

Une invocation qui ne dépassait visiblement pas la bouche du premier responsable du Port Autonome de Nouakchott. Il y’aurait bien quelque refuge et quelque force, qui saurait protéger le directeur général du port, devrait-on comprendre. La mesure est entérinée. Tijany Ould Dehah, licencié sans droit, alors qu’il était en congé pour un mois. Le syndicat allait se constituer et dépêcher une délégation au directeur général du Port. ‘’ Ecoutez, insistait le directeur général, si vous me tuez, je ne dirais pas d’où m’est venue cette instruction suprême.’’ On devait comprendre la force et le refuge auxquels le dg du port préfère la mort. Il y a, bien sûr, c’est connu, plusieurs façons de mourir. Le directeur général du port a choisi la sienne. Un inspecteur de travail allait par la suite se saisir de l’affaire.

Pressions de toutes parts. Mais, il persiste et signe et se dit déterminé à remplir sa mission en refusant toute forme de compromission. Les choses ici se savent rapidement. Ahmed Ould Mohamed Ould Abdel Aziz, le chouchouté de la République, serait bien une ligne rouge. Qu’on ne doit même pas songer à atteindre. Ni même à profiter de ses éclairages de ligne rouge électro-presque-présidentielle. En ville, on devisait déjà sur les poteaux, qui viennent d’on ne sait où et qui poussent comme des champignons sur les artères de Nouakchott.

Les poteaux sont stockés en premier lieu dans l’enceinte de l’usine électrique, la centrale, mitoyenne à la commune d’Arafat. Sur un territoire entièrement SOMELEC, même si les concernés de la société en charge d’électrifier la Mauritanie et même les pays voisins n’en savent que dalle. Aucun appel d’offres n’a été lancé, à ce sujet, confirme une haute responsabilité de la SOMELEC. On ne peut jamais douter de la noblesse du commerce du fiston d’un président de la République, qui lui-même ne s’est souvenu, une fois, lors d’un point de presse à Nouadhibou que d’une simple foreuse. Dont il ne souhaitait même pas parler, puisqu’il s’agissait, selon lui, d’une foreuse dédiée à la charité. Les poteaux ne sauraient échapper à la mansuétude et l’altruisme républicains. Les cadres de la SOMELEC n’en savant rien. Aucune mention d’un marché ouvert ou de gré-à-gré. C’est donc, c’est évident, une charité à l’adresse de la pauvre SOMELEC. Quant Ould Dehah le licencié, il doit payer, c’est d’autant plus évident, pour l’indiscrétion de son frère de Taqadoumy, qui a ébruité la charité républicaine.

B‘...

Ni à mes ordures…

B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. A Nouakchott, il y a beaucoup, beaucoup d’ordures. On en produit quotidiennement, dans les grandes villes. Dans une capitale politique, les ordures ménagères, entendons-le, et industrielles, se font généralement enterrer. C’était, jusque-là, le boulot confié à la société de l’ancien ministre français, François Léotard, connue, ici sous le nom de Pizzorno. Les autorités mauritaniennes ont mis fin au contrat qui lie la République avec cette société marseillaise. Depuis lors, les ordures ménagères et industrielles s’entassent et s’accumulent jour après jour sous les nez des nouakchottois. Le contrat, rappelons-le, concernait les ordures ménagères et industrielles exclusivement.

Heureusement d’ailleurs, pour la société, puisque avoir à prendre en charge les ordures politiques, ce serait une affaire un peu plus complexe, même si le patron de la chose fut dans une vie antérieure un ministre de la défense de l’ancienne puissance coloniale. Malheur pour les nouakchottois qui doivent encore maintenir, contraints, leurs sens olfactifs assaillis par les mauvaises exhalaisons ordurières. Ménagère et industrielles. Avec l’autre race d’ordures intangibles, on est bien parti dans une période de pincement des nez.

B‘...

Source:Rmibiladi
Noorinfo


              

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
En clair
Inscription à la newsletter