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B’il a dit... N.A.I.N : chape de plomb, chape plombée…


Actu Mauritanie
Samedi 10 Mai 2014 - 17:54

B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. Le Nouvel Aéroport International de Nouakchott, le Nain, pour dire le génie créateur de ses constructeurs, n’en finit pas avec les histoires. Il y a un an, la société, qui a pris en charge la construction du nouvel aéroport, avait de sérieux soucis de trésorerie.


B’il a dit... N.A.I.N : chape de plomb, chape plombée…
Ses dirigeants ont couru derrière tous les banquiers de la place pour leur prêter quelques sous afin de pouvoir tenir leurs engagements. Mais, les banques sont parfois pires que la fourmi de Jean La Fontaine. Surtout dans une affaire, qui a été montée et conçue, sans elles. Par on ne sait quel miracle – c’est une autre affaire dans l’affaire et à suivre- la société a pu avoir des fonds grâce à la généreuse société minière, la SNIM. Sous forme de prêt. Avancé, par échéance, en fonction de l’avancement des travaux. Et pour que les travaux avancent, il faut que le bureau de contrôle français atteste leur parfaite conformité.

Ce qui n’est pas un acquis d’un bureau de contrôle, qui se respecte, surtout pour un ouvrage qui est conçu pour accueillir des avions porteurs de gros calibres, des centaines de mille voyageurs par an. Cela se comprend, la responsabilité est sérieuse.

C’est sans doute la raison pour laquelle, le responsable du bureau de contrôle a refusé de signer sur la (non) conformité de la chape aux normes requises. Le directeur général d’Ennajah n’a pas bien apprécié la rigueur du français. Puisque, la SNIM derrière, même si elle est encline au laxisme, elle reste tout de même engagée moralement, si elle verse ses sous, en dehors des formes convenues. Pas d’avancement des travaux, pas de versement de fonds. Le responsable du bureau de contrôle est intraitable. Rien à faire. Ou on respecte les normes de construction du joyau aéroportuaire, ou il n’appose pas sa griffe sur la conformité de l’ouvrage. Il devient une source d’ennui, alors, pour une entreprise qui veut avoir le beurre, et l’argent du beurre.

Dans un jour nouakchottois ordinaire, il arrive quelque chose, somme tout ordinaire, sur une route de la ville, au responsable du bureau de contrôle : Un accident. La voiture du très dérangeant, Jean, du bureau de contrôle percute une autre. Une affaire qui se règle, sans grand problème, ici et même ailleurs. Se règle, bien sûr, si la bonne mauvaise nouvelle ne tombe pas dans l’oreille du directeur de la société en charge de la construction du NAIN.

Le bon mauvais entendeur. Et point de salut. On a toujours, dans ces sociétés privées un vieux retraité de la police. Qui s’y connait dans les méandres et arcanes sombres de commissariats, en charge de la gestion du trafic routier. On lui murmure dans l’oreille qu’un expatrié, en dissidence, mérite bien une correction, pour son forfait d’accident. Une mise aux arrêts. En bonne due et forme. Et on se rend compte qu’on est dans un pays de non-droit. C’est ça le but de l’arrestation du pauvre Jean. L’ambassade de France pourrait bien intervenir, par la suite. Mais, le directeur de la construction du Nain a déjà gagné sa bataille. Rendre la vie difficile à un dérangeant français, qui tient à sa chape comme une chape de plomb. Ici, on connait la mentalité des personnes du monde libre.

On sait qu’elles ont peur à chaque fois, qu’elles endurent une injustice. On sait d’avance la résolution qu’elles vont prendre par la suite. Partir. Partir très loin. C’est la résolution, justement, qui a été prise par le pauvre Jean à sa sortie du commissariat. Jean, le responsable du bureau de contrôle, c’est consommé, quittera le pays demain. Et la chape du Nain saura bien comment échapper à toutes les chapes de plomb possibles ou imaginaires, qui vont se dresser sur son petit sinueux chemin de chape plombée.

B’…

Une économie impulsive expulsive…

B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas de choses. Dans son discours de politique générale, discours à la fois Bilan et programme du président dans les cinq années à venir le premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf a dit des choses et des choses.

Mais, le problème est qu’on ne sait pas à quel discours croire ? Est-ce la version arabe ? Ou la version française ? Les partenaires au développement, qui ont plus accès la version française du discours lu devant l’assemblée nationale, devront bien, s’ils s’en tiennent à cette version, choisir entre rire et pleurer. Traduire, ce n’est pas seulement trahir, mais c’est aussi un peu choisir.

Le service de traduction de la primature a fait son choix.’’ Dans le domaine des politiques économique, monétaire et financière et malgré une conjoncture internationale difficile, le gouvernement a engagé, au cours de l’année 2010, une politique économique impulsive dont les fruits, en matière de croissance ont été récoltés les années suivantes ; la moyenne du PIB a atteint 5,6% en 2010 (contre -1,1% en 2009), la situation extérieure du pays au niveau financier s’est améliorée et l’inflation est restée autour de 5%.’’ On retient, pour pouvoir retenir quelque chose, la politique économique impulsive, engagée par le gouvernement au cours de l’année 2010. Impulsive. Une politique économique impulsive. On a un peu demandé les économistes, et on attend toujours une édification sur ‘’l’impulsivité’’ économique. Pas de réponse, jusqu’à présent. Dans aucun lexique économique. Le dictionnaire classique n’apporte pas, non plus, d’éclairage sémantique. Sauf, si c’est le sens littéral du mot qui est recherché. Une économie emportée. Un peu irréfléchie.

Spontanée, pour revenir à la réaction fondatrice de la chose rectificative. Un peu une manière dire, en parlant, au nom du premier foreur de la République, ‘’ vous avez eu vos banques, vos sociétés, et comme nous sommes déterminés, au sein du gouvernement, à engager une politique économique impulsive, justement, en réaction, à l’économie du régime précédent, on opte pour l’impulsion comme approche économique.’’ On comprend mieux, maintenant, n’est-ce pas ? Que de nouvelles richesses se créent. D’autres meurent de leurs mauvaises morts. L’économie impulsive, c’est bien cela. On est cohérent. Une économie impulsive, c’est une économie qui expulse une autre. La réaction ! Quoi ?

B‘...
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