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Noorinfo

B’ il a dit…N°679


Tribunes
Vendredi 26 Octobre 2012 - 17:00


Soutiens à l’image…

B’ il a dit…N°679
La Majorité présidentielle vient de subir une rude épreuve. C’est pendant les grandes épreuves qu’on reconnaît les hommes et les femmes. Les véritables hommes et les véritables femmes des pseudos. C’est un peu un test pour la foi et le degré d’attachement à un homme à sa politique et à son idéologie, s’il en a une. Il faut dire que l’affaire Mohamed Ould Abdel Aziz n’était pas des plus confortables pour les thuriféraires et autres applaudisseurs invétérés.

Puisque l’homme s’est trouvé dans une posture qui n’appelle pas aux engagements et autres soutiens. S’il venait de réussir un coup d’Etat parfait, il n’y a pas lieu à tergiverser. Sans hésitations, les soutiens allaient arpenter, en long et en large, toutes les artères nationales. Si, au contraire, il était destitué par un compère. Les soutiens vont défiler, bien sûr, mais à l’adresse du nouveau maître des Céans. Le cas du président n’est comparable à aucune des hypothèses précédentes. On imagine bien l’insoutenable perplexité qui s’abat sur une majorité habituée, jusqu’à hier, à soutenir, en fonction du rapport de force, l’homme fort. Si Mohamed Ould Abdel Aziz venait de déjouer une tentative de coup d’Etat, bonjour l’élan d’allégresse festive qui durerait une éternité durant.
Or, Mohamed Ould Abdel Aziz, au moins, dans sa position actuelle, n’est ni un auteur de putsch réussi, ni victime d’une tentative avortée de putsch, ni un président déchu. Il est un président blessé. C’est vrai. Et dont, la blessure a nécessité une intervention chirurgicale et une admission, pendant quatorze heures, dans un hôpital militaire à Nouakchott. Puis évacué, par la suite, vers la France, interné, dans un autre hôpital militaire. Tout cela n’est pas très enthousiasmant pour une majorité constituée opportunément autour d’une communion d’intérêt matériel.

On ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac. Mais, chacun y va de son intelligence, de son instinct, souvent, de ses petits calculs. Le président vit dans une situation compliquée et complexe. Ses soutiens vivent autant la complication et la complexité, d’une certaine manière. Autrement. On s’accommode un peu du niveau de la force présidentielle. On hésite, lorsque la santé présidentielle est hésitante. On faiblit quand la santé présidentielle faiblit. On s’enthousiasme quand la santé s’enthousiasme. Un soutien à l’image de la santé de l’homme. Cela ne dépend que du président.



UFP: course diplomatique vers O.Mouloud

B’ il a dit…N°679
Que cherchent les diplomates européens chez le président de l’UFP, Mohamed Ould Mouloud ? Ces derniers temps, il y a déjà trois ambassadeurs (France, Allemagne, Union européenne) qui se sont rendus au siège de l’Union des Forces du Progrès pour rencontrer son président. Celui de l’Espagne aurait lui également pris rendez-vous afin de voir O. Mouloud.

A première vue, on pouvait penser à des visites de courtoisie au patron de l‘UFP qui était malade et qui a passé plusieurs mois en France pour s’y soigner. Mais ce motif ne parait pas convaincant dans la mesure où O. Mouloud était revenus au pays depuis déjà plusieurs mois et qu’il n’est plus opportun de croire à un déplacement lié à sa maladie.

Interrogé par un journaliste l’autre, lors du dernier point de presse de la COD, sur l’objet des visites des diplomates chez, O. Mouloud s’est dérobé et a refusé de répondre à cette question, arguant que cela ne relève pas d’une activité commune entre l’opposition et que celui qui cherche à en savoir plus sur cette question doit aller vers l’UFP. Une réponse qui s’apparente à un refus poli de donner des détails.

Pourtant à chaque fois qu’un ambassadeur se rende à son siège, l’UFP publie un communiqué pour dire que son président a reçu tel ou tel diplomate. Sans plus de détail. Alors que viennent faire les diplomates européens chez ce dirigeant de la COD.

Il faut préciser dans ce cadre que l’ambassadeur de France s’était rendu chez un autre opposant, Ahmed Ould Daddah, Président du RFD. Cela pousse à penser qu’il s’agirait d’une action des européens à l’égard de tous les chefs de l’opposition.

En attendant la confirmation de cette hypothèse, des sources crédibles au sein de la COD affirment que les européens ont évoqué avec Ould Mouloud deux grands thèmes : les élections législatives et municipales en vue et la situation de guerre qui prévaut chez le voisin malien.

Toutefois, dans un le contexte actuel, on ne saurait écarter les circonstances ou les cas de forces majeures, qui altèrent le fonctionnement de l’institution présidentielle. Une institution décapitée, ne serait-ce que provisoirement, par l’absence forcée de la personne du président de la République, interné, depuis dix jours dans un hôpital militaire parisien, à la suite d’une vraie fausse erreur de tirs amis. Déjà le pays vit depuis quelque temps avec un législatif légiférant, en dehors de son mandat légal. C’est un peu excessif si l’institution présidentielle devait se suspendre, on ne sait encore pour combien de temps.

C’est un sujet qui ne saurait être occulté pendant ces rencontres. Surtout que le président a été admis dans un hôpital militaire d’une capitale européenne. Paris qui rameute les siens et affûte ses couteaux, depuis l’avènement de la crise pour engager les pays de la sous région dans une guerre contre les forces terroristes qui occupent le nord du mali, depuis lors.

La France ou l’affront symbolique…

B’ il a dit…N°679
Les autorités diplomatiques françaises ont, semble-t-il, perdu le sens de la mesure. Le consulat français vient alors d’exiger du président du Parlement mauritanien, Messaoud Ould Boulkheir de se présenter physiquement pour apposer ses empreintes, afin d’obtenir un visa pour la France. Déjà, les fonctionnaires et diplomates français n’aiment pas très bien les Mauritaniens. Qui, depuis déjà quelque temps, pour obtenir un rendez-vous, avec le consulat français, à Nouakchott, afin de trouver, ou souvent pas, un visa, il faut qu’ils passent par un serveur à Dakar. Le comble du mépris. Aujourd’hui, les autorités françaises de Nouakchott poussent le mépris vers la sphère de la symbolique.

Ce n’est plus une véritable marque de dédain de froisser des citoyens mauritaniens ordinaires, pour les responsables diplomatiques français de Nouakchott. Ah non ! Il faut humilier les symboles du pays. L’affront adressé au Président de l’Assemblée Nationale Mauritanienne s’inscrit un peu dans cette propension humiliatrice de l’ancien colonisateur. Qui convoque une belle époque qu’il pleure en silence et qu’il espère, peut-être, rééditer à travers des humiliations ciblées et significatives.

Imaginons un instant le consulat mauritanien de Paris se donnant à la réciprocité, si le président de l’assemblée nationale française devait visiter la Mauritanie. Imaginons, tout simplement, que le consulat mauritanien de Paris exige des candidats français pour les visas vers la Mauritanie de passer par un serveur en Allemagne. Le consulat d’un pays arriéré, comme la Mauritanie, pourrait même inaugurer d’autres méthodes restrictives. Et cela se comprend. Nous sommes un pays de bédouins. Au consulat de Mauritanie à Paris on saurait demander l’insupportable aux sympathiques touristes et autres visiteurs français de la Mauritanie.

Eh oui, pourquoi pas, alors que nous sommes les indignes indigènes. On nous comprendrait. Nous n’aurions fait que ce qui sied à nous, à notre arriération, à notre statut de sous hommes. C’est compréhensible, n’est-ce pas, si le consulat de mauritanie en France allait exiger que les demandes de visas pour les français soient instruites, en langue germanique, à défaut de la langue arabe.


Un président spécial, bien portant et malade…

Au moment où nous mettions sous presse, nous apprenons que le président de la République, interné, depuis dix jours, dans l’hôpital militaire Percy de Clamart, en banlieue parisienne, ait quitté l’hôpital. L’information a été donnée par le site kassataya.com, puis reprise avec plus de détail sur ani.mr. Seulement, une heure après la diffusion de cette information, normalement, capitale et vitale même, l’agence mauritanienne d’information, organe officiel, n’arrive, visiblement, pas à authentifier la nouvelle.

Depuis son accident mystérieux, le président Aziz entame une maladie aussi mystérieuse que l’était son accident. Il est vraiment un président spécial, très spécial, que tout son parcours d’homme public est jonché de surprises et de rebondissements. Même malade, il transporte avec lui le mystère. Bien portant ! Rechute ! Il rentre avant la fête ! Il restera encore quelque temps, à l’hôpital. On ne sait plus à quel saint ni à quel médecin, encore moins à quel officiel se vouer. Il aurait quitté Percy ? Vers où ? Dans une résidence à Paris pour sa convalescence note l’ANI.

On ne saurait avancer, si on part du principe que l’agence mauritanienne d’information soit l’unique média officiel qui engage le gouvernement, on est bien parti dans un labyrinthe de confusion. C’est peut-être un peu une manière tout cela de dire l’homme. Un président spécial, s’il est bien portant. Et, très spécial s’il est malade.

B'...
pour Biladi

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