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B’il a dit...Logo-machi-n-e…


Tribunes
Jeudi 12 Juin 2014 - 13:21

B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. La campagne électorale pour la présidentielle de juin 2014 a démarré. Officiellement. Constitutionnellement. Or, rien n’indique vraiment, dans ce qu’indiquent généralement les campagnes électorales, pas en tout cas à Nouakchott, la capitale politique, qu’on est en campagne électorale pour une présidentielle.


B’il a dit...Logo-machi-n-e…
 A Nouakchott, l’affaire ne concerne que les riches. Les nouveaux riches, surtout, les nouveaux clients de la Mauritanie d’Ould Abdel Aziz. Celle-là qui serait née, en 2009, comme l’a prétendu son géniteur, lors de sa dernière sortie de campagne à Aleg. Il y a, c’est vrai, les photos de campagne du candidat, Mohamed Ould Abdel Aziz. Il y a aussi les slogans. Et, il y a même le logo du candidat. Le logo, c’est la dernière trouvaille des responsables de la communication du candidat. On ne sait pas si on peut appeler ça génie créateur des communicateurs ou non, cette affaire de logo ? On est un peu perdu, en observant l’affiche officielle de la campagne du candidat. Où il y a ce logo.

Dont le sens et la signification les plus recherchés ne saurait amener, tout bon humain, à songer à un logo publicitaire pour un homme, soit-il le président de la République, soit-il candidat à sa propre succession. On ne sait pas, ce que voulaient dire les communicateurs, par cette image de logo, où on peut voir deux courbes, formant deux demi-cercles, enchâssés des bouts, qui renferment une route en asphalte, quelque chose qui ressemble à un gratte-ciel, ou gratte-on-ne-sait-quoi. Une image émancipée de tout aspect humain. Déshumanisée, en somme. On dirait une entreprise BTP, au mieux. Une marque d’appareil, à défaut, celle d’un engin, au pire, si bien entendu le candidat à sa propre succession le considère comme tel. De toutes les façons, les appréciations différents d’un individu à l’autre.

Si Ould Abdel Aziz a validé un tel logo, ça en dit bien long sur l’image qu’il se fait non seulement de l’humain, mais de la personnalité du président de la République. Si un tel logo a été adopté sans sa validation, son auteur concepteur doit fournir un jour, ne serait-ce qu’aux soutiens d’Ould Abdel Aziz et à sa famille, l’idée qu’il souhaite véhiculer à travers ce logo. Puisqu’on imagine bien que bien des soutiens d’Ould Abdel Aziz n’aiment vraiment pas s’assimiler, le jour de scrutin, par exemple, à des votants pour un engin, ou une entreprise commerciale ou une société de bâtiments et travaux publics ! Même ses opposants, les vrais – pas ceux qui accepteraient de légitimer, à travers leur participation à une élection de se faire concurrents même pour un tracteur Bulldozer, voire un boudin hors d’usage- verraient très mal de se retrouver un jour, en farouche adversité politique contre une marque de foreuses, de camions ou de machines de mise en bouteilles ! ça comprend ! Quel que soit le désamour qu’on voue à un adversaire humain, on prend mal de découvrir un jour, qu’il était, en réalité, une tronçonneuse !

B‘...

Sacré cou(p)…


B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. Sur l’une des images du candidat président, sa nuque paraît bien étrange ! Est-ce une mésaventure au cours d’une opération de Photoshop ou de pixellisation ? Ou tout simplement, le candidat à un second mandat éprouve quelque besoin pressant à se faire une nouvelle nuque. Pour suggérer un peu un arrière cou, comme pour dire qu’il prendrait bien ses jambes à son cou, l’un de ses quatre. Ou peut-être un sale mauvais coup des communicateurs sur le postérieur du cou du plus spécialiste, dans ces contrées, dans les coups d’Etat, d’éclat, bas, pour ne se limiter que sur ces coups là. Pour donner un sacré coup sur ou au cou sacré du président de la République. Mais, peut-être bien qu’on est parti sur la mauvaise piste, celle d’un premier mandat, qui mènerait accidentellement aux alentours de Toueila, avec, au passage une balle amie. Très loin, à Toueila, serait-on parti pour donner un sens à cet arrière cou bombé.

L’affaire serait toute proche. Aussi proche du palais présidentiel ! Dans un quartier mitoyen. Pour avoir un temps suffisant permettant d’atteindre l’hôpital militaire le proche. La suite pourrait bien se tramer dans les hautes sphères, avant sa vente publique, par la suite. On pourrait bien envisager une concertation. On aboutirait à quelque chose de vendable. Possible ? Impossible ? Ce n’est pas là la question. L’essentiel est de trouver la recette, même si peu crédible. Elle trouvera toujours des acquéreurs. L’affaire d’arrière cou serait bien l’un de ces recettes produites. Et qu’on pourrait par-delà faire avaler au peuple. Jamais un président candidat et sûr de sa propre ne va accepter l’apparition d’une image de sa nuque bombée. Un arrière cou en saillie. A moins qu’il y ait un message plus important que la risée de quelques instants d’opposants haineux. C’est alors, dit-on, un relief corporel présidentiel négocié.

Présidentiel et surtout présidentiable. Il est bien absurde de se faire greffer une fausse nuque dans une campagne dont l’issue est connue d’avance. L’Histoire d’arrière cou cache bien une autre plus pernicieuse. On est bien obligé de le croire. Sérieusement. On sait bien que la nuque est l’antithétique du cou. On peut la définir, la nuque, en s’inspirant, bien sûr, du champ sémantique de la Mauritanie Nouvelle, où les mots pourraient dire une chose et son contraire. Comme, par exemple, on ose appeler une initiative de soutien, une initiative de soutien. Comme pour dire que le candidat Boidiel Ould Hommeid est l’adversaire du candidat Mohamed Ould Abdel Aziz. Et, les exemples sont légions dans la Mauritanie d’Ould Abdel Aziz, celle qui est en 2009. Dans pareilles circonstances, on peut bien espérer que le cou soit synonyme de nuque.

Les choses, ici, s’annihilent tellement, qu’elles perdent leur valeur première. Si une nuque sait se substituer au cou, et que cela ne dérange ni la nuque, ni le cou, on peut bien assister à des tours de passe, des jeux de rôles extracorporels. La Mauritanie, on le sait, maintenant, depuis sa dernière naissance de 2019, a pu, quand même, si on s’en tient au propos du monsieur au cou ou à la nuque bombé( e) on ne sait plus, réaliser des performances, qu’un autre pays, comme celui de l’autre Mauritanie, celle qui n’a jamais existé, ne saurait faire en cinquante ans. On imagine bien combien les choses échappent aux communs des mortels des Mauritaniens. Ceux qui sont nés avant 2009, bien entendu. Un beau jour, quelqu’un pourrait bien se lever et dire une initiative de soutien à l’extension du cou présidentiel.

Qui, dirait-il, dans ses envolées initiatiques, que l’élection de 2014 n’a été qu’une légitimation pour un troisième mandat. Et que même les mauritaniens, qui voté Ould Abdel Aziz, ce jour-là de 21 juin 2014, on implicitement voté pour le Ould Abdel Aziz, en 2019. N’est-ce pas, dirait-il, l’exégète de cous tordus, les Mauritaniens ont voté pour une extension de son cou. C’était visible sur toutes affiches. Ce sur-cou était, en somme, les prémices d’Ould Abdel Aziz pour le 3ème mandat. Une avance corporelle, toute présidentielle. Et, un cou, c’est connu, c’en est presque un coup avec un P à la fin. Et ce n’est pas le ‘’ P’’ qui risque de manquer pour un Président, dont la première lettre de son titre est la lettre ‘’P’’ ! Il peut bien s’en passer, de cette lettre ! A quoi, lui sert-elle, aujourd’hui, dès lors que, extraite du titre, son vrai statut va se décliner : Résident. Il passe d’un régime présidentiel à un résidentiel. Du Palais de la République.

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Source:Rmibiladi


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