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B’il a dit : Les riens de la Mauritanie Nouvelle…


Actu Mauritanie
Vendredi 14 Février 2014 - 16:27


Un rien diplomatique…

Mohamed Ould Abdel Aziz à Tunis le 7 février 2014. Crédit : AMI
Mohamed Ould Abdel Aziz à Tunis le 7 février 2014. Crédit : AMI
B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. Mohamed Ould Abdel Aziz, président de la République Islamique de Mauritanie, de l’Union Africaine, d’une certaine manière président de toutes les Afriques, a fait le week-end dernier son premier déplacement après son sacre africain. En Tunisie. Il était là, discutant chaleureusement avec le président Ali Bongo. Le frère du roi du Maroc, Moulaye Rachid, allait passer tout près de l’aparté inter-présidents. Il passait comme un prince qui passait sans saluer, le premier. Ni le dernier. Mohamed Ould Abdel Aziz devait rester seul après le départ d’Ali Bongo rejoindre le prince passant. Pour entamer une autre discussion avec lui. Le prince  ignorant ou ignoré  (par) le président voisin. Ceux qui ont rapporté l’incident à Biladi ne savaient pas vraiment qui a ignoré qui. Qui, en somme, parmi les deux,  était l’ignoré ? Et, qui, l’ignorant ?  En tout cas, un président était resté seul. Un prince accompagné. Mais, cela ne résout pas l’épineuse question de l’ignorance.

Cela dit, dans ce qu’il dit, le sérieux de l’épaisseur du nuage formé entre Nouakchott et Rabat. Même si le Maroc n’est plus membre de l’Union Africaine, depuis quelques années, le roi marocain, M6, multiplie, désormais, ses contacts dans le Continent. Africa Intelligence, dans son édition Maghreb, le surnomme déjà M6 ‘’l’Africain’’. On ne saurait vraiment pas comprendre un intérêt pour l’Afrique, ignorant, au passage, sans saluer, en plus,  le président de son Union ? Casse-tête, bien royale ! 

Or, ici, en Mauritanie, ‘’ l’Africain’’ est bien connu. C’est Ould Abdel Aziz, qui mériterait bien le titre à la suite de son élection président de l’Union Africaine. Une présidence, qui lui a valu, comme lui en ont valu d’autres, la manifestation de joie de tous les mauritaniens ou presque. Une manifestation, organisée dans ‘’la spontanéité’’ requise, lui a été réservée, lors de son retour doublement présidentiel. Tout le beau monde de l’administration publique et des partis politiques de la majorité s’est donné un rendez-vous à 11 heures, à l’aéroport de Nouakchott. Pour exprimer ‘’spontanément’’ la joie que dictait l’avènement événement. 

Bien sûr, les détracteurs trouvent toujours quelque chose à dire. Comme par exemple, ils se plaisent à parler ‘’d’une présidence de l’union africaine par défaut’’. Une présidence, qui revient, dit-on, dans ce qu’on dit, à l’Afrique du Nord. Et en Afrique du Nord, il n’y a que le chaos et l’absence de stabilité. En Egypte, une situation de non-droit, suspension de l’Union. La Libye, le chaos. La Tunisie, une transition, qui vacille. En Algérie, un président chancelant. Et le Maroc ne fait pas partie de l’Union. Il n’y avait rien au Nord. Un grand rien. Un rien diplomatique. Une Union Africaine, qui perd le Nord, en quelque sorte. Complètement perdu, pour l’Union Africaine, le Nord. Et quand elle perd son Nord, l’Union Africaine sait, visiblement,  sur qui jeter son dévolu…

B‘...

Un rien culturel…

B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas choses. La ministre de la culture du gouvernement démissionnaire veut coûte que coûte qu’elle soit reconduite ministre dans le futur gouvernement. Une reconduction, qui la travaille vraiment. Et qu’elle travaille aussi. Au Sursaut, on sursaute, s’agite, pour l’évincer. On organise réunions sur réunions. On se jette les anathèmes. On gifle. On embastille. On s’attaque de voleur et de voleuse de fonds. Les querelles, quoi. On est allé très bas, au parti Sursaut. L’amateurisme s’est allié au puérilisme pour faire émerger l’image latente, désolante et triste de ce parti des jeunes. C’est le déballage. Tout simplement.

Le président de la République géniteur de cette formation des jeunes, dont il est l’inspirateur de son génial nom de ‘’Sursaut’’, observe la marmaille se chamailler, sans vraiment réagir, en apparence. Sa première réaction, ou la réaction première, qu’on saurait lui attribuer, s’est passée lundi dernier. La bonne dame de la culture était venue jusqu’à la présidence de la République accompagnant son homologue égyptien, en séjour, ici, entre autres, pour quelques raisons festives et culturelles. Elle croyait, la pauvre, qu’elle allait bénéficier d’une rencontre présidentielle dans la foulée égyptienne. Tout comme, à l’heure précédente, où elle a eu accès, pour les mêmes raisons égyptiennes, au premier des ministres re-re-reconfirmé, re-re-reMoulaye Ould Mohamed Laghdhaf.

Mais, le ministre égyptien devait rencontrer le président de la République, sans celle qui lui collait à la semelle, depuis son arrivée. Celle-là devrait attendre, non seulement, le retour de l’égyptien, mais attendre comme tous ses collègues, qui attendent une reconduction possible. En attendant, elle allait se faire éconduire par le cabinet. Pas ailleurs, c’est-à-dire, comme le souhaiteraient, peut-être, ses inquisiteurs du Sursaut. Heureusement, pour elle. Heureusement, aussi pour la Culture en Mauritanie, que la reconduction ou non de l’actuelle ministre de la culture dans son poste supposé être culturel, par l’actuel président de la République, n’a rien à voir de culturel. 


B‘...

Un rien infrastructurel…

B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. Le tronçon Nouakchott-Boumbri de la route nationale,  Nouakchott- Rosso, a connu hier sa cérémonie de lancement. Un projet financé par  l’Union Européenne, qui devait être bouclé depuis quelques années déjà. Il a subi d’énormes retards. Lancé, puis relancé, ensuite re-relancé, comme on relance un ancien ambassadeur mauritanien auprès de l’Union Européenne, pour occuper autant de fois le poste de premier ministre. A défaut de la relance économique, on lance autant de fois le même projet. Comme on le fait à un premier ministre. A partir de Boumbri, la route devait continuer vers Rosso. Un tronçon attribué à une société espagnole. Un tronçon, qui risque de ne pas s’achever de sitôt. L’avancement des travaux est un peu à l’image de tout cela. Un éternel lancement. 

Pour le tronçon, qui a été lancé, pour la première fois hier, il n’y a pas de problème. Il est à son premier vrai lancement. Lieu de lancement : Riadh, à Nouakchott. Après quelques mois, on pourrait le lancer de Boumbri. Cela se fait, chez nous, avec la nouvelle équipe des transports et infrastructures. La route de Mederdra a été lancée, on s’en souvient à partir de Tiguent. Un premier lancement, dit-on, ce n’est rien ! Puis après quelques kilomètres en saillies et aspérités, elle a été lancée à partir de Mederdra. Cela n’empêche pas qu’elle soit lancée encore une fois d’un point quelconque du tracé. Un autre lancement. Qui annihile le premier. Et un autre qui annihilera le second. Pour stagner  éternellement au degré zéro de l’infrastructure. Un rien infrastructurel…

B’…

Source: Biladi
Noorinfo


              

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