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B’il a dit: "Les malentendants et malentendus du PM… "


Tribunes
Samedi 19 Janvier 2013 - 13:03


Les malentendants et malentendus du PM…

B’il a dit: "Les malentendants et malentendus du PM… "
B’il a dit et redit des tas de choses et dira et redira des tas d’autres choses. Sur le Premier ministre, B’il ne dira pas un mot sur son discours bilan et perspectives et déclaration de politique générale et de tout ce qu’il a dit. Rien, aucun mot. Il paraît qu’il a fait un long laïus. Des réalisations à n’en pas finir, des chiffres, des chiffres et des lettres. Mais, B’il avait vraiment mal. Il soufrait un peu. Voyons. B’il avait mal d’abord aux oreilles. Une otite. Il l’espère, enfin bref.

Mais, comme les techniques de médecine, ici, sont limites, et qu’on peut- tout en se disant, dans ce qu’on dit, et se dit, de faire mieux, en administrant des vaccins banals- tuer deux pauvres enfants, à Rkiz, B’il n’avait, alors, pas d’oreilles pour entendre. Heureusement, qu’il avait des yeux. Et, qu’il, B’il, a pu lire, pas le discours du PM, c’est tout comme, en fait, c’est l’autre discours de Moulaye. Le discours qu’il n’a pas voulu lire et dire devant les parlementaires. L’autre discours disait B’il qui n’a pas été lu devant l’Assemblée Nationale. B’il l’a lu, tout en bouchant les oreilles, sur une route banale et banalisée de Nouakchott, à la SOCOGIM-Tevragh-Zeina.

L’autre discours du PM, B’il l’a lu sur une enseigne, une belle enseigne, d’ailleurs. Sur laquelle, B’il a lu : AUDITEC. Une clinique qui dispose de pas mal de confiance dans les rouages de l’administration publique. Une clinique pour contrôle et soins des oreilles des malentendants, et même des malentendus. Pour le moment, ses clients, elle les recrute au sein des malentendants et malentendus de l’administration publique. Du boulot. Sacré boulot que seul Moulaye puisse comprendre, dire, lire, ne pas dire ou ne pas lire, devant les députés. Mais, ça se sous-entendu, ce discours. B’il avait aussi son nez heureusement. Son sens olfactif était au summum de la sensibilité.

Tellement performant, qu’il a pu sentir un incendie lointain, très lointain, à Bamako, au Mali, où une société de transport, SONEF, a pris feu. La fumée est venue jusqu’au nez de B’il. C’est un autre discours du PM qui n’a pas été senti devant les parlementaires. Pourtant, le PM l’a bien senti, de sa primature. Comme, il a lu l’enseigne AUDITEC. Qu’il lit, relit, dit et redit, chaque soir. Heureusement.



La pêche: Téléphone chinois

B’il a dit et redit des tas de choses et dira et redira des tas d’autres choses. La société de pêche chinoise, la fameuse, celle qui a fait couler beaucoup d’encres et de salives, Poly-Hondone, ne cesse de faire dire et redire des choses. Visiblement, les choses qui ont été dites, depuis le commencement, n’ont pas été respectées. Chaque partie dit des mauvaises choses de l’autre. Avant-hier même une réunion s’est tenue dans les locaux du ministère de pêche. Tout d’abord, les Mauritaniens arrivent, en premier, à la réunion, ils leur arrivent de le faire, venir en premier aux réunions.

Un représentant du département des affaires économiques et du développement, un conseiller, très probablement, et un représentant du ministère de pêche. Les Mauritaniens, entre Mauritaniens, allaient se prononcer sur la personne qui devrait présider la rencontre, en attendant l’arrivée des représentants chinois. Le conseiller du MAED réclame la paternité de la présidence de la chose. Ce que rejette formellement le représentant du ministère de pêche, le très célèbre officier à la retraite, Cheikh Ould Baye. Pas question pour le monsieur pêche de Mohamed Ould Abdel Aziz ; l’affaire concerne le secteur de pêche et sera donc présidée par le représentant du ministère concerné.

Le conseiller du MAED prend ses cliques et ses claques et quitte la réunion. Arrivent alors les chinois, accompagnés d’une jeune fille, une mauritanienne, qui est un peu l’oreille de Mohamed Abdallahi Ould Iyaha, le sempiternel intermédiaire, depuis l’époque de Maaouya, ministre sous Sidioca, l’homme des chinois dans cette affaire. La bonne dame, férue des nouvelles technologies, procède à l’enregistrement, par le biais de son téléphone portable, des discussions. Seulement, avant la fin de la réunion, elle fait une fausse manœuvre et déclenche, par inadvertance, le lecteur de son téléphone qui commence à dire et redire les propos des uns et des autres. Comme quoi la très controversée société chinoise ne cesse de se dire et de se redire.


La Guerre au Mali: Les mots pour le dire

B’il a dit et redit des tas de choses et dira et redira des tas d’autres choses. La guerre se dit, désormais, à nos frontières, au Mali. L’armée française, en force libératrice, déverse des tonnes et des tonnes de bombes sur le territoire de l’Azawad, afin de chasser les groupes armés de la nébuleuse aqmi, mujao, ançareddine et cie. L’armée française tire de loin, très loin. Mais, elle compte, tout de même, sur sa technologique hyper intelligente, hyper sympathique, qui sait distinguer entre un ennemi, un ami et un quelconque citoyen de l’Azawad, ni ami, ni ennemi.

Un citoyen azawadi qui veut vivre paisiblement. Si par méprise la précision fait défaut, on dit et redit que c’est un dommage, certes, mais un dommage collatéral. Une expression de ces nouvelles formules qui naissent et qui, rien en les disant et redisant, on peut tuer, au passage, l’humanité toute entière. C’est pour dire que les guerres d’aujourd’hui, ne sont pas exclusivement avec les armes qui tuent. Mais, avec des expressions, aussi, qui tuent. Mieux encore, ou pire, les expressions donnent une raison valable aux morts injustes et iniques. Elles sont alors plus efficaces que toutes les armes du monde, ces expressions, ces mots pour le dire. Pour dire la mort de paisibles citoyens.



Les maux pour le dire

Il y a aussi les autres dommages de cette guerre du Mali. Des dommages pas seulement sécuritaires, puisqu’on a tendance à ne voir ou ne vouloir dire ou entendre que l’aspect sécuritaire. Il y a d’autres dommages sécuritaires, mais la sécurité alimentaire. Qui affectent aussi bien le Mali que les pays voisins. Pour notre pays, elles sont inestimables ces dommages. Nos importateurs, en important, l’agro alimentaire, songent d’abord au Mali, aux populations maliennes, qui nous dépassent de loin numériquement.

Le Mali n’ayant pas un accès maritime bénéficie jusqu’à présent de notre port qui est un peu le leur, fait travailler et grossir le chiffre d’affaire des nos commerçants. Un tour dans les régions frontalières, les deux Hodh, l’Assaba, le Guidimagha, et on verra l’impact sur les souks, les souks hebdomadaires, pratiques ancestrales, les échanges commerciaux de part et d’autres…Nos animaux vont au Mali, à partir du mois de février, quand l’eau sur le territoire national se raréfie, parce qu’elle est tout simplement une retenue d’eau pluviale. Il y a du pâturage certes qui reste suffisamment, si l’année est bonne, mas à coté, il n’y a pas de points d’eau. Notre bétail émigre vers le Mali voisin pour avoir une eau, des abreuvoirs, des puits à proximité des pâturages.

Où iront donc nos bétails, pour boire, nos commerces pour fleurir, nos petits citoyens des lignes frontalières pour gagner de quoi subsister ? La France ne peut répondre à cette question. Les français de l’Hexagone n’y pigeront rien. Puisque la Guerre ne se déclenche pas sur le territoire de la Belgique voisine. Non. La guerre se dit très loin des foyers français qui continuent à entendre les prouesses et exploits de leur armées dans les médias français.



Les mots pour se dédire...

Sur la guerre au Mali, le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, peut avoir plus d’une position. Maintenant, qu’il est en tournée à l’étranger, il saurait changer de position, comme il change de pays. En Tunisie, il embrasse la position tunisienne. Exactement comme vous, dirait-il et redirait-il à son homologue, Moncef Al Marzouki. A Dubaî, la guerre, il la voit comme les princes la voient.

Exactement, comme vous, sire ! Et, si au passage, on croise un président français en tournée, lui aussi, il lui dirait, je vous suis. Exactement comme vous Chef de Hollande. Ce sont des voyous, les pires ennemis de la modernité et de l’émancipation. Je vous offre, chef, mon territoire, pour vos soldats, pour vos opérations guerrières libératrices. Je vous offre même ma résidence du désert, piscine, serpents, outardes, antilopes, lièvres, serval, et tout le confort allié à l’exotisme de guerre.

Qu’est ce que je vais vous dire que je ne puisse vous donner ? Justement, j’en ai une autre, une autre résidence, je veux dire, et que je vous donne gratuitement. Mais, elle est loin. Moi, c’était en hélico que je la gagnais. Puis, avec un autre, le monarque de l’Arabie Saoudite, je pense comme vois, je vois les choses comme vous les voyez, Gardien des Lieux Saints. Exactement, comme vous.

B'...
Source: www.rmibiladi.com


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