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B’il a dit...Le temps d’amusement présidentiel…


Tribunes
Vendredi 15 Août 2014 - 11:05

B’il a dit et redit des tas de chose tas. B’il dira et redira des tas d’autres choses. On attend toujours la formation du nouveau gouvernement. La formation d’un gouvernement post-présidentielle n’est, certes, pas une disposition constitutionnelle.


B’il a dit...Le temps d’amusement présidentiel…
Mais, c’est une tradition républicaine qui court. On retient le souffle. On essaie de contenir sa patience. Et on est à l’affût de toutes les rumeurs vraisemblables et invraisemblables sur la démission du gouvernement d’Ould Mohamed Laghdhaf. Sur la reconduction probable ou improbable de l’actuel premier ministre. Sur qui part et qui reste parmi les ministres. A lire les sites d’informations, à circuler entre les salons cossus de Tevragh Zeina, on pense que le pays se retient. Que tout le pays de Vassala à Bir Moghrein, des hauteurs du plateau du Tagant à la rive du fleuve, à Ndiago…Que les chèvres, les chamelles, les vaches et même les ânes et ânesses du pays cessent de vivre et d’espérer vivre, ou de désespérer, suspendent leurs instincts bestiaux, dans l’attente de la formation du nouveau gouvernement.

Qu’un Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf soit reconduit ou éconduit ! Que dire ? Que ça marque l’histoire d’un peuple, la vie d’une Nation ? Sornettes et balivernes ! Cela n’empêche pas les salonnards de Nouakchott de donner un sens à une non sens, une signifiance à une insignifiance, une posture digne à une indigne imposture. Et chacun y va de son salon. Chaque jour d’attente produit son lot de constructions et des déconstructions. C’est un sens suprême donné aux profondes réflexions du premier citoyen du pays quant à la configuration du futur gouvernement. Quelqu’un qui mesure et sait mesurer avec délicatesse et patriotisme chaque choix. Comme si on est à la première attente. On se souvient bien de la dernière attente, en plus constitutionnelle, cette fois-ci, car post-législative. On a beau attendre.

Conjectures, supputations, thèses, hypothèses et antithèses. Qu’est-ce qu’on a eu finalement après presque deux semaines d’attente magique ? RerereMoulaye Ould Mohamed Laghdhaf, reconduit pour la quatrième fois. Le plus gros lot de ministres reconduits. Et l’attente ces jours-là était, il faut le dire, une presque constitutionnelle. Aujourd’hui, c’est juste une traditionnelle. Si le premier penseur de République réfléchit, pendant deux semaines, sur une mesure constitutionnelle et donne ce qu’on sait, c’est que sa réflexion sur une mesure traditionnelle, quel que soit son temps de pensée, n’empêchera pas la brebis galeuse de gâter le troupeau, ni tous les personnages rabelaisien du pays, de Dindenault, et ils sont légions, de se noyer en suivant les moutons de Panurge. L’histoire d’attente de faire attendre les habitants de Tevragh-Zeina est une affaire d’amusement du premier citoyen du pays. Ni plus. Ni moins.

On a appris à ne pas chercher trop loin pour comprendre. Le contraire dérouterait bien des esprits raisonnés. Le président de la République s’amuse. C’est un pays ? Oui, un pays ! C’est une Constitution ? Oui, une Constitution ! Ce sont des institutions républicaines ? Oui, des institutions républicaines ! Et alors ? Le président s’amuse.

Tout simplement. Il ne lui est pas interdit de s’amuser. Ce n’est pas une disposition anticonstitutionnelle, l’amusement du président de la République. C’est un président à suspense. Où est le problème. Il n’y en a pas. Surtout pour quelqu’un qui revient toujours à la case de départ. Les mêmes et on recommence. Entretemps, le temps d’attente, inscrit dans les annales des flagorneurs comme réfléchi, sensé et raisonné, Mohamed Ould Abdel Aziz, lui, qui aime bien écouter ses collaborateurs et ses non collaborateurs, pourrait bien se délecter et rire de ses rires les plus improbables en réécoutant le produit de ses services d’écoute. “Fais-moi écouter le diable de la santé, c’est quoi son nom déjà, encore, rappelle-le moi, Ould quelque chose Gaboune . Ah, le voilà, écoute, voyou, il parle à son berger, hihihihi.’’ Le président rit toujours comme ça. Jamais les hahaha à la facebook et les insensés LOL.

Le choix de la lettre ‘’ i’’ est bassement symbolique. ‘’ Il dit quoi ? Qu’il va multiplier le cheptel par trois, tu verras, que Dieu te donne l’Ebola, hihihi…J’ai dit que les frontières doivent rester fermées uniquement le soir, comme ça le jour, de 08 heures, à 18 heures, il l’a, il a l’Ebola à pleine la gueule. “C’est Moulaye. Qu’est-ce qu’il murmure ? Ah, il parle à son épouse, Oummou Al Marakatt, hihihihi. Il dit quoi ? Elle est sourde, Marakatt ? Auditex ? Je ne connais pas, c’est une nouvelle gamme de la voiture Audi ? Comment, un cabinet pour les malentendants ? Comment personne ne m’a jamais dit ça ? Et la SONEF, aussi ? Voyou, ça, il ne me l’a jamais dit ! Il versera, par force, les commissions majorées, en plus, ça lui apprendra de faire sans mon aval. Apporte-moi la calculatrice avant que je n’écoute le suivant de voyou. 

B’il a dit...Le temps d’amusement présidentiel…
“C’est qui ? Isselkou, le gars du parti de pacotille UPR ? Tout le temps en train de manigancer ! Tu verras ! Il parle à un jeune ? Celui-là, il faut l’obliger à laisser pousser sa moustache et sa barbe. Comme ça, ça l’apprendra à se faire élégant. Hihihi ! Tout le mandat sans tailler ni sa barbe, ni sa moustache. Rappelle-moi, cette mesure, plus tard, je saurai comment la mettre en pratique. M’en parler. Il m’énerve ! Et celui-là, il est encore à son premier mot. Ah, c’est le gars des routes. Ça se voit qu’elles ne finissent jamais tes routes. Il parle avec qui tu dis ? Une voyante ? Ca alors !

Une voyante, tu dis, une femme ? Trouve-moi son nom ? Le nom de la voyante ? Elle s’appelle comment ? Bala ? Tu es sûr que c’est avec un b, fais attention, le gars, il bégaie. Tu es sûr, un B. Rassure-toi d’elle, je veux tout savoir sur elle, sa photo, son quartier, sa famille, tout. C’est qui ? Tu ne sais pas ! Ah, c’est l’autre marabout. L’ami des voyous arabes, c’est un diable, Ould Tah. Mais, il dit quoi ? Moi aussi, je n’entends que des sons indéchiffrables. C’est comme s’il gratte une carte téléphonique. Hihihi, non, non, ce n’est pas une carte, il gratte sa tête.’’

B‘...

Source:Rmibiladi
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