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B’il a dit...Guèguerre orientale…


Tribunes
Jeudi 24 Juillet 2014 - 13:18

B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. La guéguerre fait rage entre l’actuel premier ministre et le président de l’Union Pour la République : Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf, Isselkou Ould Izid Bih. L’un espère garder le poste de premier ministre, l’autre souhaite le récupérer.


B’il a dit...Guèguerre orientale…
Puisque, pour l’un et l’autre, c’est une affaire qui concerne le Hodh Echarqi. Et qui revient de droit exclusivement à tout ressortissant de cette région. Toutes les armes sont permises dans cette guerre. Les conventionnelles. Celles de destructions massives. Les bombes sympathiques et intelligentes. Les cabales juives. Les forces occultes. Toutes les forces visibles et invisibles sont mobilisées de part et d’autre du Hodh orientale. En Mauritanie, on a droit à un poste de premier ministre. Et une région qu’on appelle le Hodh Echarqi. S’il y avait deux régions du Hodh Echarqi, on allait bien s’arranger pour avoir deux premiers ministères. Et dans pareil cas, on éviterait une guéguerre fratricide. Et des dommages frontaux et collatéraux. Mais, la géographie est têtue.

Tout comme la politique. Il n’y a qu’une région du Hodh Echarqi. Et un poste de premier ministre. Chacun essaie de dire et redire ses atouts. Moulaye, lui, qui a déjà supporté la proximité de Mohamed Ould Abdel Aziz, pendant sept ans, est bien disposé à l’endurer pour cinq autres années et même plus, un autre lustre, puis un autre et encore un autre. Il a tout le nécessaire pour ça. Autant de tranquillisants. Suffisamment suffisant pour la totalité des réunions des conseils des ministres à venir. Une dose d’anti-anxiété avant chaque rencontre avec le premier citoyen de la République. Et une autre de somnifères après chaque conseil pour faire oublier les avanies hebdomadaires. Moulaye a un handicap que certains de ses détracteurs de ministres trouvent majeur et n’hésitent pas à le dire et le redire.

‘’Au conseil des ministres, il ne nous laisse pas dire les choses ouvertement. Il a tout le temps les mains qui tremblent, de haut en bas et vice-versa, pour dire aux intervenants d’arrêter, ou de ne pas trop exagérer dans le déballage, ni même dire le peu de chose, pourtant, utile et nécessaire.’’ Isselkou, lui, serait bien disposé à laisser les ministres étaler et s’étaler. Puisqu’il est prêt d’en assumer les conséquences quelle que soit la réaction outrée du premier magistrat de la République. Un premier ministre c’est ça. C’est quelqu’un qui se brûle les mains au service et pour le plaisir de son président. Et Ould Izid se délecte à se brûler les mains, les pieds et tous les organes pour Mohamed Ould Abdel Aziz. En plus, il n’irait pas s’essayer l’oubli des sorties désobligeantes. Il n’utiliserait aucun tranquillisant, aucun somnifère.

Au contraire, il songerait même à se procurer un petit bidule d’enregistreur pour consigner les insultes de ses patrons. Et de les réécouter chaque soir avant de dormir. Les écouter, les réécouter et les passer autant de fois jusqu’à ce que mortification de l’âme s’ensuive. Un premier ministre, pour Isselkou Ould Izid Bih, c’est ça et pas autre chose. C’est une affaire du Hodh orientale. Pour certains, Moulaye n’est pas si facile à avoir. Le ministre Yahya Ould Hademine, originaire, comme les deux adversaires, du Hodh Echarqi a déjà essayé de se proposer au poste de premier ministre. Toujours, suivant la même logique héréditaire du poste de premier ministre. Un ressortissant du Hodh Echarqi qui a en charge le portefeuille d’un département important.

Les infrastructures et transports. C’est déjà une expérience importante. Importante surtout pour quelqu’un qui aspire à un poste de premier ministre sous la présidence de Mohamed Ould Abdel Aziz. Et ça les infrastructures le savent. Les routes. Et le transport. L’ambition d’Ould Hademine a été très vite revue à la baisse, après des représailles douloureuses de Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf. Quand on est sous tranquillisant, on peut frapper fort, en pensant avoir affaire à un mur de la Mauritanie Nouvelle, ou l’une de ses routes en asphalte. Il l’a eu, finalement. Depuis lors, Yahya a cessé toute ambition première ministérielle. On ne sait pas, en tant qu’originaire du Hodh Echarqi, comment il se positionne, Yahya Ould Hademine ? Ou bien espère-t-il être destiné à jouer le rôle du fameux troisième de Jean LaFontaine. Qui arrive. Et qui saisit Maître Aliboron ? En tout cas, pour le poste du premier ministre, ici, on se suffirait de bien moins.

B‘...

Source:Rmibiladi
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