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B’il a dit… "Dites-moi, le ministre de la justice… "


Tribunes
Dimanche 24 Février 2013 - 14:38


Dites-moi, le ministre de la justice…

B’il a dit… "Dites-moi, le ministre de la justice… "
B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. La nouvelle du mini remaniement ministériel opéré, en début de la soirée de jeudi dernier, a couru, comme une traînée de poudre dans les espaces nouakchottois. Quelque part, dans l’enceinte de l’une des chancelleries occidentale accréditées, à Nouakchott, on attendait le commencement d’une petite manifestation. Ils étaient-là, plusieurs diplomates européens, au moment où la nouvelle du mini-remaniement s’invita, via le téléphone, parmi les convives. Deux ministres ont été débarqués, annonce quelqu’un après une brève discussion téléphonique. Un haut fonctionnaire de le Délégation de l’Union Européenne, s’adressant à l’informateur lui disait : ‘’Dites-moi, que le ministre de la justice a débarqué, s’il vous plait.’’ ‘’ Désolé, il n’en fait pas partie, répond l’autre.’’ On a compris, alors, après ce qui s’apparente à une déception chez le fonctionnaire européen, que l’Europe fortement engagée dans la réforme de la justice de la République Islamique de Mauritanie, souhaite, tout simplement, le limogeage d’Abidine Ould El Kheïr.

L’attente des européens de Nouakchott sur le sort du Garde des Sceaux a certainement ses motivations. On n’est pas très bavard, dans ces sphères-là. Ça glisse parfois, des mots. Mais, on n’enfonce pas trop le clou. Dans d’autres, c’est le déballage. Le grand déballage, si par exemple, on passe un petit moment de thé, dans un cabinet d’avocats, on y assiste. On dit des choses et des choses sur Abidine Ould El Kheïr. On apprend que l’instrumentalisation de la justice n’est pas l’apanage du président de la République. Ould El Kheïr instrumentalise, lui aussi, à sa hauteur.

A chaque instrumentalisation présidentielle, le ministre de la justice y va dans ses propres affaires, disent les avocats. En parallèle. On obéît à l’inféodation injonctive du premier magistrat du pays. Et, au passage, on fait avancer un dossier personnel. Et, les dossiers personnels ne semblent pas manquer, puisque, disent les avocats, le ministre de la justice détient son propre cabinet vers lequel il oriente tous les dossiers juteux de la justice. Il fait main basse sur le secteur, tout le secteur, surenchérissent les candidats aux notariats. Récemment, contre toute attente, et à l’encontre de toutes les procédures, faisant fi de la réglementation en vigueur, le ministre a permis à deux presque parachutés, un ancien ministre, Ahamdi Ould Hammadi, , alléché depuis par l’odeur de l’époque de la prébende, reconverti à la politique et le député de la majorité Slama Ould Abdoullah, de disposer de titres de notaires. Les autres, postulants à tels titres, dans l’expectative, pourraient bien attendre les lendemains d’une justice émancipée de tout diktat.



L’entourage si bien entouré…

B’il a dit… "Dites-moi, le ministre de la justice… "
B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. Dans un document publié, le 04 février dernier, dans Africa Intelligence (une lettre d’informations confidentielle, éditée par le groupe Indigo Publications) l’entourage de Mohamed Ould Abdel Aziz a été l’objet d’un grand dossier.

Beaucoup de contre vérités flagrantes émaillent le dossier. Mais, il y a un fond, semble-t-il, authentique. Le document décrit, d’une manière sommaire, l’implication de certains, pas tous, de l’entourage du président, trempé dans les affaires de gros sous, mines, énergies et autres. Les fausses informations qui jettent un discrédit sur le document ont été visiblement introduites sciemment. Pour masquer les traces des sources. D’après les informations recueillies par Biladi, le document a été inspiré par des opérateurs du secteur minier. C’est une pratique courante, les coups bas, sur fond de guéguerre dans ces univers.

Toutefois, aujourd’hui, en Mauritanie, tout le monde dit et redit des choses et des choses sur l’entourage, si bien entouré du président de la République. Les derniers à croire en la sincérité de celui qui s’est érigé, un jour, pour défendre les intérêts du peuple, lui restituer ses biens spoliés, en engageant une croisade, toute en tambours et en trompettes, contre la gabegie, commencent à être gagnés par le doute. L’image du rectificateur s’affecte.

Désormais, son entourage le plus proche est cité dans des affaires bien obscures. Son fils, son propre fils, celui qui a tiré sur la jeune fille, s’est vu, selon mauriweb.info, attirer les bonnes grâces de la société finlandaise Wärtsilä, qu’il représente, au passage, lui aurait accordé, pour l’adjudication du marché de la centrale dual, toujours selon le même site, un pactole de quelques millions de dollars.

Son fameux neveu, désormais, dans les banques, assurances, hydrocarbures et drilling, aurait profité d’un allégement fiscal considérable. Il aurait payé seulement vingt millions d’ouguiyas, en échéanciers, en plus. Il n’a même pas payé cinquante millions d’ouguiyas. Le montant que tout bien nommé saurait accorder à son épouse pour la faire revenir au foyer, après une colère éphémère.

Un autre dont le nom a été cité par le député français Noël Mamère s’est vu octroyer la construction du camp du géant du fer suisse, Xstrata, en plus du marché de la centrale photovoltaïque, inaugurée, en novembre dernier par le premier des ministres. Seulement, le député français s’est trompé de consulat et de nationalité. Le bonhomme est un sahraoui, consul du Polisario en Guinée Biassau. Et, on peut bien être consul du Polisario auprès de la Guinée Biassau et le copain du président mauritanien. Ce n’est pas antinomique. Il n’est pas raisonnable qu’ils l’entourent, les siens, et qu’il, lui, ne les entoure pas de ses meilleurs soins…



Une certaine forme de la forme...

B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. Le domaine maritime de la capitale économique se distribue comme des petits pains. Ou la farine même. La farine de poisson, entendons-le. C’est une véritable course vers les attributions de parcelles de ce domaine porteur de toutes les odeurs, pestilentielles, mais, envoûtantes, au finish, parce que convertibles en monnaies sonnantes et trébuchantes. Mais, n’est pas attributaire de terrain qui le veut. Quoique. Si. Si, on le veut on doit passer, nécessairement, par la bonne personne. Ce qui est normal. Et, la bonne personne doit avoir une affiliation sociale préétablie.

C’est un critère de taille. L’essentiel, c’est le critère. C’est une forme de la forme, quand la forme, la vraie, se dilue, s’évanouit, se perd, sous l’effet de la brise marine, transportant avec elle, pas les grains de pollens, pourvoyeurs de la germination fertile, mais la poudre de la farine de poisson. Une autre germination. Une autre forme de fertilisation. Celle qui fait pousser les euros et dollars, résultants des produits de vente de la farine de poisson.



Autant de brigades, autant d’allusions…

B’il a dit et redit des choses. B’il a dira et redira des tas d’autres choses. Sur l’artère dite avenue Moktar Ould Daddah, ils occupent chaque portion ou presque. Ils ce sont les policiers et les jeunes du général Mesgharou. L’heure c’est à partir de vingt heures du soir. A peine avance-t-on, à bord d’un véhicule, après l’observation de l’arrêt qui s’impose, par la police, qu’on arrête, à quelques empans de là, pour la brigade du général. Elles s’alternent, les brigades. Policiers et jeunots du général, tout au long de l’artère. Dans les quartiers, les voitures sont mises à sac.

Les cambrioleurs de nuit propagent terreur, dans les quartiers, lointains et proches. Et, ceux qui sont en charge d’instaurer la quiétude et la sécurité se déhanchent sur les artères lumineuses de la capitale. Et prennent un malin plaisir de bloquer une circulation, en demandant à cet automobiliste de se présenter, à celui-là de ne pas les oublier, à l’autre, comment il fait avec cet hiver qui refuse de se tasser et que seul un thé bien chaud puisse dissiper. Allusions et insinuations en série, à l’aune du nombre de brigades. Autant de brigades autant d’allusions à mettre la main dans le poche et glisser, dans la main de celui qui est censé inspirer paix et quiétude, quelques sous. Ils opèrent, tout de même, sous les lumières, les belles lumières de la capitale, nos brigades nocturnes. A l’inverse des escrocs et autres cambrioleurs qui volent sous le voile des ténèbres de la capitale politique. La différence est de taille. Quand même !

B'...
Pour Biladi


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