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B’il a dit...De l’aliment de bétail…


Actu Mauritanie
Vendredi 11 Juillet 2014 - 22:00

B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et t redira des tas d’autres choses. Le commissariat à la sécurité alimentaire ( CSA) a lancé un appel d’offres, en 2012, pour l’acquisition d’un stock d’aliment de bétail.


B’il a dit...De l’aliment de bétail…
Ledit marché a été adjugé au groupe Ehl Ghada, en été 2012. Le groupe d’Ehl Ghadda a gagné ledit marché, pour un montant un peu moins de 3 milliards d’ouguiyas. Ce n’est pas là, le problème. Que des proches cousins du premier citoyen du pays gagnent un marché au commissariat à la sécurité alimentaire n’est pas vraiment le problème. Depuis le mouvement de rectification d’août 2008, le commissariat à la sécurité alimentaire répartit ses marchés, népotiquement, équitablement, entre les trois groupes d’affaires proches d’Ould Abdel Aziz, Ehl Ghadda, Ehl Weddadi, qui étaient, il faut le signaler dans les affaires, bien avant la Mauritanie Nouvelle. Quant au troisième groupe, avec, peut-être, l’irrégularité, en commun, de la troisième conjugaison, il est né récemment, dans les premiers jours de règne de Mohamed Ould Abdel Aziz. C’est peut-être, lui, cette Mauritanie dont parlait Mohamed Ould Abdel Aziz, à Aleg, au détour d’un meeting de campagne électoral.

Celle qui était méconnue de la planète et des planètes voisines avant 2009, disait avec tant de certitude le candidat président. S’il n’est pas elle, cette Mauritanie de 2009, il en serait bien l’un des signes, ou un signe de ses signes, comme disait le poète Maure. Pour dire, dans ce que dit la Mauritanie Nouvelle, Mohamed Limam Ould Mbenna, le vétérinaire, élu député d’Akjoujt, lors de la dernière consultation législative d’Akjoujt. S’il n’est pas la Mauritanie Nouvelle, lui, il en serait bien l’émanation subtile, pour Ould Abdel Aziz, putride pour l’opposition démocratique. De toutes les façons, Ould Mbenna reste, rien à faire, une petite émanation face à Feil Ould Lehah. Qui, lui, dédaigne l’émanation, puisqu’il est immanent à la Mauritanie Nouvelle. Pour revenir à l’affaire, enfin, l’une des affaires, l’ex commissaire Ould leyla allait tout simplement tricher.

En traficotant les caractéristiques techniques du DAO, à postériori. C’était pour plaire aux sieurs du ministère du développement rural, qui ont voulu rectifier – c’est légitime, on y est- certaines caractéristiques techniques du produit en aval de l’adjudication du marché. L’ex commissaire allait même jusqu’ à refuser de réceptionner ledit marché auprès du groupe Ghadda. Et naturellement allait garder l’un peu moins de trois milliards d’ouguiyas, la contrevaleur dudit marché. L’affaire est restée en instance. Même Mohamed Ould Abdel Aziz en était informée. Et donnait peut-être raison au commissaire. On ne sait pas pour quelle raison. Sauf, s’il pensait que certains se font des sous sans le savoir.

Et si ce sont des cousins, il n’y a pas de raisons qu’il n’empoche pas sa part ! Après, le discours anti-gabegie est bien là. A sortir à tous les incrédules. L’affaire a beaucoup traîné. On ne sait pas quel miracle a ouvert l’œil, l’oreille, ou la bouche à Med Ould Abdel Aziz. En pleine campagne électorale pour les législatives, alors qu’il bataillait sous les mille couleurs de l’Union Pour la République, pour le poste de député de Timbedra, Mouhamedou Ould Leylla allait, le pauvre, sauter de son poste de commissaire à la sécurité alimentaire. L’aliment de bétail est toujours dans les magasins du groupe Ghadda. Et il fallait bien les dédommager, puisque, en réalité, ils ont été lésés par le commissariat à la sécurité alimentaire. Liquider Mouhamedou Ould Leylla. L’acte premier de dédommagement.

Le second acte concernait le stock d’aliment de bétail. Il fallait bien en débarrasser le groupe Ghadda et régler leur facture, un peu moins de trois milliards d’ouguiyas. Qui peut donc débourser trois milliards d’ouguiyas en fin d’année, en novembre 2013 ? Ce qui est sûr que ce n’est pas le commissariat à la sécurité alimentaire qui ne pourrait sortir aucun seul sou des caisses en pareille période. Du CSA, on n’a pu faire sortir que Mouhamedou Ould Leylla. C’est déjà pas mal. Mais, ce qui arrange vraiment le groupe Ghadda c’est leur pognon. Un peu mois de trois milliards d’ouguiyas !

B‘...

A l’alimentation des caisses vides…

Et comme la Mauritanie Nouvelle est, d’abord, un esprit, une philosophie épicière, toute institution publique pourrait payer le groupe créancier. Même si cette institution n’a rien à voir avec le bétail, ni ses aliments. Or, pour Ould Abdel Aziz, la vache laitière de la Mauritanie Nouvelle s’appelle la SNIM. Elle est là. Encline à exécuter la moindre humeur du prince. En général chaque institution doit avoir une vocation. C’est un peu sa philosophie, qui guide son orientation.

Comme l’ENER, par exemple, qui avait comme vocation l’entretien routier. Qui avait, quand la Mauritanie était méconnue, bien entendu. En 2009, la Nouvelle Mauritanie ne pouvait se contenter de sociétés publiques à vocation. Elle ajoute, comme elle sait ajouter et rajouter, les trois petites lettres PRO. On est dans la provocation. Elles sont devenues, grâce à la toute nouvelle mauritanie, des sociétés à provocation. Depuis lors, elles ne cessent provoquer.

La SNIM est bien là pour provoquer le fer, qu’elle produit, le peuple qu’elle nourrit, enfin un peu, et pour acheter, au passage à travers sa Fondation - dont on ne sait plus les biens fondés, depuis la fondation de la Mauritanie Nouvelle, ni les biens fondants ou fondus, on ne sait plus jamais - l’aliment de bétail auprès du groupe Ghadda. Que la généreuse SNIM allait offrir par la suite au CSA. Et sans doute le CSA inaugurera une nouvelle saison de générosité pour liquider, généreusement, c’est-à-dire distribuer l’aliment de bétail aux biens fondateurs de la Mauritanie de 2009, fondus et toutes tendances confondues. Il y a toujours des procédés élégants pour faire des détours aux fonds publics.

De la SNIM aux aliments de bétail, au CSA. Du CSA aux pauvres propriétaires de cheptels. Quand on a mille têtes et quelques cornes on refuse difficilement une charité publique. C’est dire que la SNIM a bien cessé d’être la SNIM. Elle a perdu son âme et son esprit. Elle est là pour répondre aux besoins fantaisistes du chef. Elle est là pour financer l’acquisition d’avions pour une compagnie de transport aérienne, histoire plombée de fait. Rien que les pertes sèches et absurdes engendrées par les voyages à l’hirondelle du premier citoyen du pays. Elle est là, la SNIM pour débourser quinze milliards d’ouguiyas s pour venir en aide à une autre extravagance et absurdité, qui s’enlise. Le projet du nouvel aéroport international de Nouakchott.

Le NAIN pour le dire. C’est dire que la SNIM, elle, aussi, commence a exister. Et que la planète et les planètes voisines viennent juste d’en entendre parler. Depuis 2009. Quand, elle a commencé vraiment à s’engager dans tout et rien. Elle s’engage. Et elle engage. N’est-ce pas monsieur le premier citoyen du pays ?

B‘...

Source:rmibiladi
Noorinfo


              

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