Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

B’il a dit…“C’est compliqué”…


Tribunes
Jeudi 22 Mai 2014 - 15:03

B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. Le président candidat à sa propre succession vient de rendre publique l’équipe de sa campagne présidentielle. Dont la présidence a été confiée à un récent opposant, débarquant, ou débarqué, du parti d’Ahmed Ould Daddah, le RFD : Sidi Ould Salem.


B’il a dit…“C’est compliqué”…
Celui-ci, comme pour expier, signe une tribune, à travers laquelle il tente de donner un sens à sa nouvelle mission. Il parle un peu de lui. Pas un peu. Un peu trop au point où on se perd dans la confusion quelquefois ; et qu’on arrive plus à savoir qui est, finalement, parmi les deux, le candidat à la future élection présidentielle et qui est le président de la campagne de qui ? C’est souvent difficile de parler quand on quitte l’opposition vers le pouvoir. Chacun y va de sa philosophie. C’est même des fois amusant d’observer un transfuge opposition pouvoir. Avec les réseaux sociaux, c’est encore plus délicat. Plus délicat, surtout, pour les opposants, qui réagissaient systématiquement sur leurs pages facebook, tweetter et autres réseaux. Eh oui, c’est délicat. Puisque ceux-ci ne rataient jamais la moindre occasion pour dire leurs colères, tourner en dérision, quand le président, au détour de l’inauguration d’un robinet qui verse deux gouttes d’eau, ou une infrastructure qui ne verra jamais le jour, ni la nuit, ni entre les deux, donne son avis ou fait une déclaration politique ou de quelque ordre.

On réagit rapidement. Le profil est partagé, aimé, commenté des dizaines de fois, tweeté et retwieeté. Ils sont attendus, par leurs lecteurs d’amoureux, leurs commentateurs plaisants et complaisants, généreux et dangereux, à l’occasion de chaque événement, chaque occasion, qui fait parler, digne d’un tweet ou un profil nouveau, comme on dit. Quand, on passe de l’autre côté, c’est compliqué, comme disent les facebookeurs, en suggérant une relation, qui s’enlise, ou qui s’assombrit. Chacun à sa manière. Certains décident d’un profil bas. Parviennent à maîtriser le virus de leur chronique logorrhée. Pour se faire oublier, même si c’est un peu risqué, au cas où on demande après eux. D’autres retrouvent un intérêt soudain dans un genre nouveau. Ben, se découvrent un registre, un répertoire génial, dit-on. Ça passe toujours par le partage des pages et dépêches extraordinaires et merveilleuses. Des phénomènes naturels rares, un vieux chinois, qui refuse de mourir à ses cent soixante-dixième années, un trou découvert par des scientifiques dans l’océan Atlantique.

Là non loin de nos côtes, en laissant entendre l’engloutissement de Nouakchott dans quelques heures. Vendre la peur, les inquiétudes, en quelque sorte, qui font oublier les instants désolants d’un système grippé. C’est une parade. D’autres se découvrent une certaine passion pour le Religieux. Et ne cessent de publier versets de Saint Coran, Hadith et invocations et supplications, qui sauvent d’ici et d’ailleurs, d’ici-bas et de l’Au-delà. En accentuant tout de même sur l’Apocalypse. Un peu pour donner raison à l’aphorisme maure : ‘’ Qui perd l’ici-bas, annonce l’Au-delà.’’La vie est une histoire de bataille, n’est-ce pas ?

B’…

Porter la parole…

B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. Parmi les nouveaux nominés pour la campagne présidentielle, en vue, il y a l’ancien député d’Aleg, El Hussein Ould Ahmed El Hadi. Son boulot, celui-là, est de porter la parole du candidat. Le porte-parole. Il porte la parole de Mohamed Ould Abdel Aziz. Dans quoi ? Vers où ? Dans un verre à thé, une tasse de Café-Tunisie, sur plateau d’argent, d’or, de cuivre, de fer, de plastique, de bois d’ébène, dans la malle-arrière de sa voiture.

La porter littéralement sur son dos d’ancien député ? Vers ou sur sa page facebook, en messages privés, vers Aleg, Male, à Noudhibou, au Point Central de la SNIM ? Ou tout simplement vers le rebord d’un puits ? Là, débout, en posture d’un parlementaire, parlementant les mots ( maux) de son candidat, sur le rebord du puits, en bouclier, exploitant toute la terminologie injurieuse de son candidat. La distribuant aux opposants traditionnels. Puisque, dans cette élection, les vrais adversaires de Mohamed Ould Abdel Aziz ne seront pas dans la course. Et c’est un peu étonnant qu’un candidat s’en prendrait à des faux adversaires. Comme il est surprenant d’aimer des vrais adversaires. Tout le génie d’Ould Ahmed El Hadi réside dans cette équation. Une prouesse, en somme. Puisqu’il est censé porter la parole d’un candidat à une présidentielle, dont les vrais faux concurrents sont ailleurs.

B’…

Importer l’obscurité…

B’il a dit et redit des tas de choses. B’il dira et redira des tas d’autres choses. Depuis quelques jours, on assiste à une série de délestage. Des coupures électriques, qui deviennent récurrentes, à Nouakchott. On est déjà en passe d’exporter l’électricité vers les pays voisins. C’est que ne cesse de répéter le président de la République, depuis quelque temps. Export ou pas, Nouakchott reprend, en tout cas, avec ses époques ténébreuses. Comme pour dire, on s’en souvient, qu’un mandat finit toujours comme il commence. Ce qui est un peu un déni au discours officiel. Celui qui, le discours, entendons-le, exporte l’électricité chez les voisins. Puisque, c’est bien au niveau du discours présidentiel que notre électricité s’exporte. Dans la réalité, on importe l’obscurité.
B’…

Source:RMIBILADI
Noorinfo


              

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
En clair
Inscription à la newsletter