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Noorinfo

Aziz vient d’humilier la CENI tranquillement avant d’aller à Néma !


A.O.S.A
Mardi 13 Août 2013 - 20:02


Aziz vient d’humilier la CENI tranquillement avant d’aller à Néma !
Khalilou Diagana n’est pas un de ces peshmergas qui courent le net, s’il dit quelque chose de si grave c’est qu’il sait de quoi il parle. Selon lui et chaque mot compte tout aussi que le temps employé qui ne laisse aucune place au conditionnel : « Les élections législatives et municipales, prévues en octobre 2013 en Mauritanie ont été reportées sine die. C’est la déclaration faite aujourd’hui mardi 13 août, par Ladji Traoré, Secrétaire général de l’Alliance populaire progressiste APP. ».
 
Non seulement la CENI n’a pas été conviée à cette rencontre pour débattre éventuellement d’un report mais en plus le secrétaire général de l’APP n’attend pas que les apparences soient sauvées pour préserver sinon l’autorité de la CENI du moins celle qui prend le décret convoquant le collège électoral. C’est très grave et banal à la fois : ils viennent tout simplement d’humilier la CENI en prouvant que la date des élections se décide quand Aziz le veut comme un autre coup d’état dans ce machin qu’on appelle les lois et les procédures en Mauritanie.
 
Un certain maître d’hôtel peut bien rire comme un charognard, il a bien raison car plus personne ne peut parler d’indépendance de la CENI après un coup pareil. La CENI vient d’être humiliée, comme la constitution le fut après le coup d’état, comme le parlement le fut après des rallonges, comme le président de la cour suprême le fut quand il fut viré, comme l’opposition l’est depuis qu’elle accepte de traiter avec un pouvoir qu’elle juge mafieux, comme la justice l’a toujours été en mettant des gens en prison en fonction du calendrier politique, comme l’élite mauritanienne l’est depuis 1978, comme les grandes familles le sont depuis que la canaille les dirige, comme tout ce monde qui a peur et faim, comme la Mauritanie depuis la nuit des temps où c’est non pas la loi du plus fort qui dirige mais juste la loi de celui qui fait le plus peur ou qui corrompt le mieux toute la classe politique en enfumant la masse.

C’est une bêtise du pouvoir qui se tire une balle dans le pied encore une fois mais qui prouve qu’il fait ce qu’il veut, les autres suivront.
 
Dans cette affaire où Messoud s’est senti humilié de voir Aziz décider d’aller aux élections sans tenir compte de son gouvernement d’union nationale, on pouvait imaginer le pouvoir aller aux élections sans la COD mais pas en plus sans la CAP, c’est un peu trop. On s’attendait donc à un coup de théâtre, un report des élections mais suivant certaines formes. Il n’en fut rien. Le pouvoir, la CAP et leur fameux comité de suivi du dialogue ont prouvé que la CENI compte pour zéro dans leur délibération car c’est Aziz qui décide c’est tout.
 
Fallait-il le prouver ? Cela signifie que la CENI va aussi connaître un profond changement car désormais il faut faire plaisir à tout le monde, changer la donne et distribuer les postes ce qui  n’est finalement que le seul but de cette grande bourse qu’on appelle les élections.
 
Messoud a-t-il encore une fois négocié le perchoir en prévision des 4 députés qu’il peut espérer comme d’habitude et qui lui ont permis d’aller si haut propulsé aussi par une immortelle trahison à l’époque où il a lâché l’opposition démocratique pour courir vers le candidat des militaires ? Peut-être car Messoud s’y connaît en manœuvre pour sauver ses privilèges avec très peu d’élus. Ne parlons pas du reste de la CAP qui est par définition capable de tout.
 
Parlons de la COD : ces lamentables opposants aux maigres troupes qui ne voulaient rien entendre sinon la chute d’Aziz, le mafieux selon leurs termes mille fois ressassés même tout récemment encore par Ould Moloud via Kassataya, ces lamentables opposants veulent désormais aller aux élections à condition que les conditions soient réunies. Quelles conditions ? Celles de 2009 où ils avaient tout : gouvernement d’union national, CENI, même le ministère de l’intérieur ? Pour ensuite refuser de reconnaître le résultat quand ils furent laminés.
 
Que ce soit le pouvoir ou l’opposition, ce qu’on voit là prouve une chose, c’est qu’Aziz est le maître incontesté de ces braillards, opposants de pacotille. Il sait comment les balader en suivant la caravane de leurs cris puis il s’arrête pour leur donner à manger c’est tout ce qui les intéresse. Aujourd’hui, Aziz a besoin qu’ils participent, il a su comment faire : envoyer Messoud les convaincre puis n’en faire qu’à sa tête de sorte que tout le monde se fâche, ensuite faire un grand effort à savoir reporter les élections pour que ces braillards se disent : nous avons gagné ! Nous avons réussi à faire plier le pouvoir...
 
C’est la même technique qu’utilisent les patrons pour faire avaler des baisses de salaire ou l’état pour faire avaler les impôts : on déclare un chiffre impossible à avaler puis on laisse les gens manifester puis on négocie jusqu’à atteindre le chiffre qu’on voulait et qui n’aurait pas été accepté s’il avait été annoncé de la sorte. Tout le monde finit content : ceux qui ont fait le coup et ceux qui finissent par l’avaler.
chezvlane


              

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