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Aziz piégé ? Avec moins de 4 députés Messoud prend les élections en otages…


A.O.S.A
Samedi 17 Août 2013 - 22:45


Aziz piégé ? Avec moins de 4 députés Messoud prend les élections en otages…
Depuis 2007, Messoud est celui qui tire le mieux son épingle du jeu politique et le voilà désormais qui tient la dragée haute à Aziz. Comment fait-il ? Avant d’avoir un petit palais et prendre ses aises sur le perchoir après avoir arbitré une conspiration qui fit perdre les élections à l’opposition démocratique en 2007, Messoud était encore un leader incontesté sinon des nationalistes arabes (sic) du moins d’une certaine génération de H’ratines.  Depuis, c’est le repos du guerrier certes bien mérité mais enfin jusqu’à quand à l’heure où faire perdurer au maximum ses privilèges devient un problème national ?
 
 
On a beau regarder ce jeu dans tous les sens, on ne sait plus lequel tient qui, d’Aziz ou de Messoud dans cette affaire des élections. Une chose est sûre, c’est que ni Aziz ni Messoud ne voulait de la fourchette émise par la CENI pour fixer les futures élections législatives et municipales. Ce n’est pas un secret d’état d’une part parce que Messoud n’a rien à gagner à aller aux élections, de l’autre vu que l’Agence Mauritanienne d’Information a refusé de publier le communiqué de la CENI fixant ladite fourchette. D’ailleurs, tout le monde a lu la sortie d’Ahmed Ould Sidi Baba, qui doit savoir de quoi il parle, déclarant que le comité directeur de la CENI en était presque arrivé à présenter sa démission. Ce qui prouve qu’il y a eu des tensions sérieuses entre la CENI et le pouvoir sans parler des humeurs de Messoud.
 
La suite on croyait la connaître. L’électrochoc voulu a eu un effet dynamisant : une date fixée par la CENI et un décret en conseil des ministres convoquant le collège électoral. Peut-être espérait-on voir la COD se diviser avec d’une part les anciens n’ayant rien à gagner à aller aux élections et les plus jeunes notamment Jemil en profiter pour prendre leurs responsabilités. Il n’en fut rien. La COD semble faire bloc contre les élections mais pas pour les mêmes raisons. Les uns refusant tout, les autres voulant faire reculer le pouvoir et gagner du temps et autant de postes…
 
C’est là qu’intervient maître Messoud et sa fameuse feuille de déroute : gouvernement d’union nationale et autres salades qui rappellent un certain plat dakarois dont on se demande l’intérêt si c’est pour ensuite contester les résultats. Toujours est-il que dans cette affaire, Aziz qui ne voulait pas de la fourchette de la CENI hier semble désormais un inconditionnel de cette circonférence. Pourquoi a-t-il changé d’avis ? Respecte-t-il tant la CENI ? Après tout, c’est possible ou préfère-t-il  jouer le rôle du démocrate et laisser à Messoud le rôle du fauteur de trouble pour arriver au résultat que le pouvoir voulait au départ à savoir reculer les élections le plus loin possible jusqu’à les coupler à l’élection présidentielle ?
 
Après tout pourquoi pas ? Au point où on en est, pour le pouvoir c’est la paix assurée pendant encore presque un an quand aller aux élections sans la COD ça fait désordre à moins de la faire exploser par des appâts sérieux. Là Messoud a le meilleur rôle inversé cette fois-ci : en 2007, il a gagné son perchoir en faisant le jeu du pouvoir, cette fois il veut rallonger au maximum ses avantages en faisant le jeu de l’opposition : c’est pas mal pour quelqu’un qui a eu 4 députés à l’heure des élections les plus libres et les plus transparentes de la part du fervent FNDD qu’il a été jusqu’à rester assis alors qu’il fut menacé un temps comme Bodiel vu la gestion opaque du perchoir.
 
chezvlane


              

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