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Aziz face à Mohamed VI : le complexe du sujet devenu roi…


A.O.S.A
Samedi 12 Avril 2014 - 06:11


Aziz face à Mohamed VI : le complexe du sujet devenu roi…
Comment ne pas penser à Aziz en lisant «  le Roi Prédateur » sauf qu’en plus notre roi Mohamed 1er  est aussi digne du « roi menteur » car machallah il a fait une belle carrière en trompant tous ses soutiens de son mentor Taya, à Kadhafi en passant par Bouamatou et le pauvre Daddah un enfant de chœur dans cette liste de redoutables carnassiers. Toutefois, le livre « le Roi Prédateur » est trop à charge contre M6 pour ne pas être sujet à caution comme le montre le passage où les auteurs montrent un Hassen II qui passe dans son bureau sans un regard pour son fils qu’il laisse poireauter 4h devant la porte. Ce que les auteurs ne comprennent pas c’est que le métier de roi surtout présenté de droit divin ne laisse aucune place à l’éducation du commun des mortels et là en l’occurrence le futur roi saura ce que ressentent les courtisans. C’est très important.
 
De la même manière chez nous, le poste de président de cette « république » est semblable à celui d’un roi sauf que celui qui l’occupe arrive souvent pauvre, sorti de nulle part comme notre histoire le prouve et soudain il se retrouve à la tête d’un trésor qu’il peut mettre dans sa poche sans rien risquer. Avec ça, il doit gérer un peuple tribalisé aux mains de puissantes mafias sans pitié, le tout dans un bain d’hypocrisie aussi naturelle que la nuit des temps et une cruauté psychologique sans limites derrière la fumée prédatrice de la bonhomie. Ainsi ils peuvent s’en prendre sans frémir aux enfants pour tracasser les pères. 
 
C’est un poste qui peut rendre fou car celui qui l’occupe devient le centre de tout, le meilleur et le pire. Les renseignements font le plus mal car alors le prince parvenu se rend compte dans quelle réalité sordide tout le monde baigne surtout ses plus proches collaborateurs. Ainsi s’il a le malheur de débarquer avec un cœur, il devra le regarder périr pour devenir cynique et prédateur d’abord par instinct de survie puis par goût du pouvoir. C’est un poste monstrueux que seuls des esprits très puissants peuvent gérer un temps mais nul ne peut le tenir longtemps sans perdre le sens des réalités.
 
Ainsi en lisant, je me suis souvenu que M6 en montant sur le trône a reçu pour titre « le roi des pauvres ». De là notre président des pauvres car en matière de plagiat, même en banalité, en Mauritanie nous sommes des champions toutes catégories, presse, universitaires et même récemment le législateur mauritanien qui a pillé les sénégalais pour sa loi contre la cybercriminalité. 
 
Chacun sait que même le mot « rectification » n’est pas d’Aziz, le mot est trop littéraire. La légende veut que ce soit un mot soufflé par Ahmed Ould Daddah. Aussi rien d’étonnant que le cercle azizien ait piqué aussi le terme royal recyclé en président des pauvres vu qu’Aziz, né de parents marocains, reste, de droit, un sujet du Roi car la monarchie ne plaisante pas avec ses sujets, elle ne les jette pas, elle ne les sacrifie pas à l’étranger, elle ne prive pas les enfants marocains métis d’entrer en terre musulmane, aussi même naturalisé ailleurs, vous restez marocain dès que vous mettez les pieds au Maroc.
 
De là qu’Aziz a pu faire le meilleur de sa petite formation militaire au Maroc comme un maigre ver de province de passage dans l’arbre nourricier avant le retour dans le fruit indépendant mais son caractère, auquel il doit toute sa carrière de la mutinerie contre les décrets de son chef des armées qu’il déposa pour le remplacer jusqu’à en arriver à la présidence de l’UA, ce caractère, auquel il doit tout, n’est guère porté vers la loyauté, sinon il serait toujours rien, fait qu’il a vis-à-vis du Maroc, le complexe du sujet mal affranchi ; une sorte de hartanité mal assumée vis-à-vis du Makhzen de la métropole, due à la nature du conditionnement culturel surtout que le Maroc l’a connu moins que rien, pauvre sujet de la province venu se former militairement sous la tutelle sacrée du Roi. Cette « moustache du père dans son cadre en bois  » comme dit Brel est une autorité de droit divin désormais incompatible avec le pouvoir et la richesse d’Aziz, sujet devenu roi par la grâce d’une victoire sans péril sur un peuple brisé, pillé et humilié jusqu’à lui qui a gagné un royaume de fantômes et de richesses sans coup férir. 
 
Pour s’affranchir définitivement de cette tutelle dans son cadre en bois, le sujet devenu roitelet doit faire ce que les psys appellent « le meurtre du père » or Aziz dans ses rêves les plus fous ne pourra jamais car un seul face-à-face avec le roi lui remettra  d’un regard les pendules du sujet à l’heure du Roi car comme a dit le député Brededine à Messoud en pleine assemblée : " l'esclave se trompe sur tout sauf sur son maître".
 
Ainsi Aziz a du mal à tuer cette image sacrée que représente le Roi chez tous ses sujets. De là son complexe face au roi car Aziz est né, a grandi, avec pour toute référence le Makhzen marocain dont il reproduit en Mauritanie toutes les articulations, le manque de goût du parvenu et la faiblesse militaire et culturelle de la province en plus. Ainsi, dès qu’il est devenu président, il a voulu faire croire qu’il n’était pas marocain comme il cherche toujours à s’éloigner de ceux à qui il doit tout sauf qu’il ne peut pas provoquer sans équivoque le Maroc, qui n’est pas son égal, alors il fait juste ce qu’il faut pour titiller le roi, l’énerver afin que l’autre fasse preuve de la même indifférence face aux provocations diplomatiques, ce qui  revient à prendre son sujet pour son égal. Ultime satisfaction qui est l’unique but de la manœuvre pour un manipulateur de génie.
 
Ainsi, en voulant faire croire aux mauritaniens qu’il n’est pas sujet marocain aussi se devait-il de bien tendre la distance avec le royaume chérifien surtout en face de ceux qu’il craint plus que tout : les généraux algériens qui ne plaisantent pas du tout surtout avec un Aziz plus qu’un autre vu sa naissance. Aziz sait qu’à cause de sa tribu, il sera toujours dans l’œil des algériens et dans celui du roi, un sujet potentiel pour les premiers et un sujet impertinent pour le second et cela est insupportable pour son ego d’immigré loin du grand Makhzen maintenant qu’il est roi des mauritaniens mais un roi sans couronne, condamné à jouer l’hypocrite jeu démocratique, un roi parvenu, légitimité après un braquage  le canon sur l’élection, un roi mal assis qui craint la chute fracassante, un roitelet qui a pour makhzen les misérables courtisans de son mentor Taya et pour armée, une pléthore de généraux d’opérette sans effectifs dont chaque décoration a le mérite des étoiles filantes…
 
Que serait la sécurité de nos frontières sans le soutien français, américain et la bienveillance algérienne ? L’azizanie, c’est l’art d’usurper le mérite des autres sans les défendre devant le peuple que son administration passe son temps à exciter contre les occidentaux, la France en premier alors que sans elle, Aziz ne serait plus de ce monde et la Mauritanie serait une province Marocaine.

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chezvlane


              

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