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Noorinfo

Aziz à Kidal : ça se voit que le MNLA ne lit pas le Figaro…


A.O.S.A
Samedi 24 Mai 2014 - 17:13


Aziz à Kidal : ça se voit que le MNLA ne lit pas le Figaro…
Non seulement l’arrivée à Kidal du président mauritanien de l’UA est une violation de l’article 12 des accords de Ouaga, si chers aux groupes armés de Azawad, qui ne prévoit de conciliation qu’en rapport avec le chef de la Misma/Minusma et du Médiateur de la CEDEAO dont la Mauritanie est sortie…
« Article 22 
En cas de difficulté de mise en œuvre ou d’interprétation des  dispositions du présent Accord, les parties s’engagent à trouver une solution par la concertation. A défaut d’un accord par la concertation, elles s’en remettront à la conciliation du Chef de la MISMA/MINUSMA et du Médiateur de la CEDEAO. »
 
mais encore une fois, nous assistons à un détournement de mérite fait par le président mauritanien comme si c’était lui qui avait arraché un « cessez-le-feu » au Nord Mali après les affrontements meurtriers consécutifs au débarquement du premier ministre malien à Kidal. En vérité, encore une fois, sans savoir la position de l’Algérie qui semble pour l’instant ne rien faire tant que la France ne se lance pas autrement dans les « affaires intérieures du Mali » dans ce dossier, ce qui est sûr c’est que dès l’instant où la France fit les déclarations suivantes, Bamako a dû freiner des quatre fers et n’avait plus que le choix d’espérer un cessez-le-feu immédiat sinon le MNLA menace de marcher sur Timbuktu…
 
« Pour Paris, qui compte quelque 1 700 soldats au Mali, les affrontements de Kidal sont une affaire de “sécurité intérieure” malienne, sans commune mesure avec les événements qui avaient justifié l'intervention des forces françaises en janvier 2013 alors que le nord du Mali était occupé par des groupes islamistes armés. “La situation est aujourd'hui très différente”, a jugé jeudi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Romain Nadal, affirmant que la menace des “groupes terroristes” a été considérablement affaiblie. Pour le porte-parole de l'armée française, le colonel Gilles Jaron, “la force Serval n'a pas vocation à intervenir dans les questions de sécurité intérieure. C'est une force militaire tournée vers un adversaire, qui sont les groupes armés terroristes”, insiste-t-il. Pour Paris, “Serval n'est pas au Mali pour faire du maintien de l'ordre”, cette mission relevant des forces de sécurités maliennes appuyées par la force de l'ONU, relève une source diplomatique. »
 
http://www.liberte-algerie.com/international/le-mnla-replonge-le-mali-dans-la-crise-deux-villes-du-nord-mali-aux-mains-des-rebelles-touareg-selon-l-onu-221843
 
Quant au MNLA, il s’agit de gens qui depuis toujours ont su communiquer à merveille ; aussi se gardent-ils bien d’être présentés en agresseurs et surtout en ennemis du dialogue. Que réclament-ils ? Rien que l’application des accords de Ouaga or lesdits accords sont clairs : le débarquement du premier ministre malien sans l’accord des groupes armés est une violation de l’article 14 des accords de Ouaga :
 
« III. Des mesures de mise en œuvre, d’accompagnement et de confiance
Article 14
Les parties s’abstiennent de tout acte et de tout propos qui serait de nature à compromettre le processus de paix. Elles prendront toutes les mesures nécessaires pour renforcer la confiance et la cohésion nationale. »
 
De plus, il ne s’est jamais agi de partition du Mali 
«  Préambule des accords de Ouaga
Réaffirmant leur attachement au principe de l’intangibilité des  frontières tel que consacré par l’Acte constitutif de l’Union Africaine ; Soucieux de préserver l’unité nationale et l’intégrité territoriale  de la République du Mali etc. »
 
mais il s’agit surtout plus d’une sorte d’autonomie, certainement un premier pas avant le suivant qualifié dans le figaro, avec un rare sens de la diplomatie, de revendications farfelues et chimères par le président mauritanien, même si le mot autonomie n’est pas dans l’accord, il en est la conséquence la plus directe vu la teneur des discussions censées venir après les élections de 2013 à propos des revendications des groupes armés sinon de quoi vont-ils parler ? De désarmement gratuit ?
 
« Article 20
A l’issue des élections présidentielles et 60 jours après sa mise en place, le nouveau Gouvernement, en collaboration avec la  Commission dialogue et réconciliation entamera, avec l’accompagnement de la communauté internationale, des pourparlers de paix avec toutes les communautés du nord, les  signataires ainsi que les groupes armés ayant adhéré au présent accord en vue d’aboutir à l’établissement d’une paix globale et  définitive.
 Ce dialogue inclusif portera entre autres sur les questions suivantes :
- l’organisation administrative et institutionnelle du Mali, en particulier les régions du Nord du Mali désignés par certains sous le terme Azawad… »
 
Aussi dès l’instant que l’armée malienne a reçu une raclée à Kidal qui en rappelle une autre douloureuse à l’origine de la percée islamiste qui mit à nu la déconfiture de l’armée malienne, le MNLA et associés arabes de l’Azawad, sont les premiers à accepter le cessez-le-feu, preuve de leur bonne foi....
 
« Pour le porte-parole du MNLA, Mossa Ag Attaher, « les conditions aujourd’hui ne sont pas réunies pour qu’un premier ministre de Bamako pense qu’il est aussi premier ministre de la population de la population de Kidal  ».
 
La visite du premier ministre a été suivie d’une attaque de l’armée malienne, en directions des positions des forces de l’AZAWAD, accusent les représentants des groupes armés de l’AZAWAD. Ils ont affirmé fermement que « l’armée malienne a été la première à tirer » et que « les forces de l’AZAWAD ont réagi, ont riposté en légitime défense », promettant de « continuer à opposer la légitime défense jusqu’à un nouveau cessez-le-feu ».
 
En plus de Kidal, le MNLA affirme contrôler plusieurs autres zones au Nord
« Nous sommes prêts, tout de suite et à tout moment à mettre fin aux combats, à condition que l’armée malienne fasse de même », a assuré Mossa Ag Ataher. « Notre objectif ce n’est pas de gagner des batailles, notre objectif c’est de gagner la paix, le développement et d’arracher les droits légitimes des peuples de l’AZAWAD », a ajouté le porte-parole des mouvements, expliquant que « si l’armée malienne ne nous avait pas attaqué, on n’allait jamais ouvrir le feu à Kidal ». »
 
http://www.kabyles.net/mnla-nous-avons-oppose-la-legitime,11631
 
Ainsi, on voit que le chef de l’Etat mauritanien n’a rien arraché du tout car Aziz ou pas, vu les accords de Ouaga, vu la position de la France, et le silence d’observateur algérien qui ne dit mot mais consent, n’importe qui arrivant au nom de l’UA ou de n’importe quoi aurait eu le cessez-le-feu. Mais bien sûr la propagande de l’Azizanie à la veille de la campagne présidentielle à Nouakchott présente cela comme la victoire d’Aziz d’ailleurs très courageux d’être allé là-bas alors qu’il ne risquait rien du tout ! Même si le MNLA pouvait lui rappeler ses phrases dans le figaro où il estima que le MNLA ont parfois des revendications farfelues et que l’indépendance de l’Azawad est une chimère ! Cela dit les groupes Touaregs et arabes de l’Azawad savent qu’Aziz déclare tout et n’importe quoi, l’essentiel étant que dans les actes il a toujours été un allié précieux.
 
Pour le reste, la paix et la sécurité en Mauritanie sont l’œuvre de la coopération militaire française et américaine comme la paix au Mali. Personne ne peut s’en arroger les fruits sans être un parfait imposteur...

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chezvlane


              

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