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Avec Hillary le pire est à venir : la Russie peut trembler et le Moyen-Orient avec...


A.O.S.A
Mercredi 28 Septembre 2016 - 03:16


On peut penser ce qu’on veut de Trump, le personnage est clair, on sait à quoi s’attendre. Avec Hillary, c’est autre chose. J’ai suivi entièrement son débat avec Trump.  Jusque-là, comme beaucoup, je n’avais entendu de Donald que ce qu’en rapportent les médias qui ne lui sont pas favorables. On a donc eu droit à tous ses dérapages racistes la plupart du temps et son impulsivité inquiétante venant d’un candidat à la maison blanche.

 

En vérité,  sans que cela puisse le qualifier plus que ça à  diriger la première puissance militaire, Trump est bien plus nuancé que cela et il ne dit pas que des bêtises face à une Hillary plus calme car plus expérimentée ayant été secrétaire d’état. On a donc pu la voir se maîtrisant parfaitement et même assez à l’aise car elle connaît ses dossiers, sait de quoi elle parle et elle est très bien informée sur les capacités, le passif et la méthode Trump.

 

Trump quant à lui est resté le même, les dérapages en moins mais beaucoup plus franc, plus spontané donc plus sincère avec toutes les erreurs que cela peut induire. Hillary lui a sorti tout ce qu’elle pouvait sortir sur lui pendant un premier débat, gardant certainement le reste pour la suite. Quant à lui, il semble à court de dossiers personnels sur Hillary sauf ce qui est de notoriété publique à savoir l’affaire très grave des mails passés depuis un compte privé alors qu’elle était secrétaire d’état. Compte pouvant être piraté et mettre en danger la sécurité nationale avec laquelle on ne plaisante pas. Cela revient à violer la loi. Finalement le FBI n’a pas réclamé de poursuite  parlant de négligence car elle n’a pas eu l’intention de violer la loi, ce qui a permis à Trump d’accuser le système d’être pourri…

 

 

 


Tout cela montre que l’élection présidentielle aux USA, c’est le jugement dernier pour les candidats car tout ce qu’ils ont pu faire dans leur vie de leur naissance à ce jour sera étalé par le camp adverse et amplifié par la presse. De là que les candidats sont de plus en plus légers intellectuellement, les autres ne pouvant se présenter car chacun a forcément un cadavre dans le placard, cadavre qui dans l’américaine puritaine peut être une maîtresse ou une aventure ou même juste une faiblesse sentimentale qui aura laissé des traces.

 

Chez les républicains, les candidats sont de plus en plus médiocres, il faut croire qu’on y trouve plus de personnalités brillantes incapables de se présenter à cause de leur vie privée, d’une erreur de jeunesse ou d’une affaire douteuse. 

 

Chez les démocrates, ça va encore.  Hillary n’est pas intellectuellement n’importe qui, elle a la tête sur les épaules, son seul problème sera son rapport à la toute puissance politique et surtout ses relations avec les faiseurs de président à savoir les lobbies notamment le fameux complexe militaro-industriel.

 

C’est là où le bât blesse et lors de ce premier débat, Hillary a clairement annoncé qu’elle comptait s’inscrire dans le registre de la guerre et pas n’importe quelle guerre : la guerre avec un ennemi désigné à savoir la Russie de Poutine. Quand on sait ce qui se passe actuellement entre la Russie et l’Otan dans les ex-républiques de l’URSS, quand on voit le prix sanglant que payent les arabes dans cette guerre en Syrie et ailleurs, tout ce que dit la prochaine présidente des USA à propos de la Russie doit être pris très au sérieux.

 

Déjà deux Amériques sont présentées au peuple et au monde dans ce fameux débat : 

 

Hillary s’inscrit dans la rhétorique habituelle de la grande nation américaine toujours en forme économiquement et politiquement capable de sortir la tête haute des crises qui peuvent la secouer alors que Trump parle de l’Amérique réelle pas celle que la communication vend au monde et au tiers-monde toujours impressionné par la verroterie 2.0 comme à l’époque où les indigènes donnaient de l’or pour un miroir.

 

Si le slogan de Trump est de restaurer la grandeur de l’Amérique, c’est qu’il sait comme des millions d’américains que l’Amérique est fatiguée au sens africain du terme. Trump lâche tout : endettement de plus de 20.000 milliards de dollars,  délocalisations au Mexique en Chine qui ruinent l’emploi aux USA comme en Europe. Trump parle de la Chine comme premier ennemi qui pille les idées et revend des produits contrefaits.  Trump dit que les USA ne peuvent pas être le gendarme du monde ni supporter seul 73% du coût de l’OTAN et que les pays que les USA protègent comme les saoudiens devraient les payer pour leur sécurité. Il dit que les 6000 milliards brûlés au Moyen-Orient depuis toutes ces guerres qui ont ravagé la région auraient pu permettre de redonner à l’Amérique sa grandeur.

 

Il dit que lorsqu’on va à Dubaï ou même en Chine et qu’on voit leurs aéroports, on a l’impression  que les aéroports américains ressemblent à ceux du tiers-monde. Il a parfaitement raison,  quand j’ai pris le métro à New York j’ai été choqué tellement c’est misérable. Trump parle de la précarité de l’emploi, il a raison, la classe moyenne est en perdition et pour s’en sortir il faut souvent faire deux boulots.

 

Trump a même dit que  la FED ne joue plus son rôle au profit de l’économie réelle mais fait le jeu des politiciens qui poussent les USA vers l’abîme.

 

Tout cela, la millionnaire Hillary l’a encaissé tranquillement, un peu gênée certainement que le monde entier entende ça. Puis elle a répondu avec la langue de bois habituelle estimant que le projet de Trump de baisser les impôts sera catastrophique.

 


Peu importe, voyons surtout le moment où Hillary parle de la Russie.
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chezvlane


              

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