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Augmentation du prix du carburant : Quand l’Etat a besoin d’argent frais


Economie
Lundi 3 Septembre 2012 - 10:27

L’Etat financerait-il son déficit sur le dos des pauvres citoyens ? La question est de plus en plus posée, à chaque fois que les prix du carburant à la pompe sont revus à la hausse, sans que l’opinion n’y soit préparée.


Sur la banderole: «Les carburants sont à la disposition de tous les mauritaniens!»
Sur la banderole: «Les carburants sont à la disposition de tous les mauritaniens!»
La dernière en date s’est produite il y a quarante-huit heures seulement, mais elle constitue la troisième en un seul mois. Elle a porté le prix du litre de gas-oil à 369,6 ouguiyas, soit 9 UM de plus que d’il y a un peu plus d’un mois, et celui de l’essence à 425,7 (+10 UM).

On se rappelle que, le président Ould Abdel Aziz, reprenant les dires des " pseudos experts " du secteur énergétique, qui lui ont soufflé que l’essence est beaucoup moins chère que chez nos voisins du nord et du sud, avait évoqué les 56 UM de différence entre les prix pratiqués en Mauritanie et les prix réels ! Une explication qui est loin de tenir la route, selon un expert qui indique que, dans la structure des prix, un tiers revient, en fait, à la taxation que l’Etat impose à ce secteur très stratégique ! Et qu’il prend soin d’amplifier à chaque fois que l’on parle de hausse des hydrocarbures sur le marché mondial, sans penser toutefois à " faire marche arrière ", quand ces mêmes prix enregistrent une baisse.

Avec un tel état de fait aujourd’hui, il faut dire que la propension de l’Etat à décider d’augmentations quasi mensuelles témoigne d’un manque d’imagination évident. C’est une solution de facilité que de vouloir financer n’importe quelle action (le plan d’urgence ?) par une sorte de dîme qu’on fait payer aux citoyens, qu’ils soient riches ou pauvres.

Car l’augmentation intempestive des prix des hydrocarbures a un impact négatif à effets immédiats sur les conditions de vie des populations. Si à Nouakchott les chauffeurs de taxis n’ont pas le loisir d’exiger plus que les 100 UM pour le déplacement entre les différents moughataa de Nouakchott, à cause de la forte " résistance " qu’ils rencontrent auprès de citoyens plus près de leurs sous que par le passé, il n’en va pas de même pour les populations de l’intérieur qui ne comprennent pas ce qui leur tombe sur la tête.

Le moindre petit colis va être payé plus cher, alors que, logiquement, c’est vers eux que doit être tourné tout effort d’améliorations des conditions de vie. Et si le gouvernement cherche, par tous les moyens, à mobiliser les ressources nécessaires pour l’exécution de certains volets sociaux de ses programmes de développements, il va s’en dire que les conséquences de son manque d’imagination sont subies, lourdement, par ceux supposées être l’objet de son action !

A la longue, celle-ci risque de provoquer un effet tout à fait contraire : pousser les citoyens dans la rue pour protester contre ces hausses qui les poussent, de plus en plus, dans la précarité en grignotant inlassablement sur leur pouvoir d’achat.

Sneiba
Pour l'authentique
Mamoudou Kane


              

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