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Au diable la presse étrangère ! La Mauritanie ne mérite pas cette image…


A.O.S.A
Lundi 29 Décembre 2014 - 02:37


Au diable la presse étrangère ! La Mauritanie ne mérite pas cette image…

Après l’étiquette de premier pays au monde producteur et consommateur d’esclaves après un procès sans appel, voilà que la Mauritanie est devenue aussi le pays de la peine de mort contre un jeune sans trop que l’on sache ce qu’il dénonce exactement sinon un ordre social préhistorique. La presse étrangère qui a abandonné à son sort ce jeune militant forgeron pendant un an ! le découvre tout d’un coup ! Toute cette presse d’investigation ânonne les premières dépêches de l’AFP sur le sujet. 


Alors que les textes du condamné sont disponibles en ligne en français et en arabe depuis le début de l’affaire car ils n’ont été retirés que des sites arabophones, un peu de googlage eût suffi pour le découvrir, les premières dépêches de l’AFP racontent en gros , dans un formidable condensé de désinformation, que suite à un article retiré, qui parut quelque temps sur les sites de Mauritanie, un jeune a été arrêté et poursuivi pour apostasie alors qu’il dit qu’il dénonce un ordre social inique. Il s’est repenti  à son procès mais cela n’a pas suffi et il s’est évanoui à l’énoncé du verdict à savoir la condamnation à mort. Ensuite scènes de joie à Nouadhibou et à Nouakchott. 


Cela a été repris et répété partout avec pour unique nuance le nouvelobs qui cite le président du premier parti d’opposition, Jemil Ould Mansour,  déclarant à propos du jeune que « c’est un criminel qui n’a eu que ce qu’il mérite ». Le journal rajoute que ce Jemil est l’une des rares personnalités à oser s’exprimer sur le sujet. C’est dire dans quel bain de terreur nous sommes en Mauritanie islamique.


Pas un ne dira à ses lecteurs qui sont les zouayas et pourquoi le jeune militant les attaque. Pas un n’ira citer la petite dernière lettre du jeune où il fait une mise au point pour rappeler que nul ne respecte le prophète Psl plus que lui et où il donne les raisons de son combat contre les zouayas uniquement. C’était trop demander à cette presse aussi lamentable que gonflée.


Depuis un an, il est arrêté, cette presse avait largement le temps d’expliquer son cas vu qu’il s’agit d’un jeune militant qui défend une cause. Personne ne s’est occupé de son cas ni à l’intérieur de la Mauritanie ni à l’extérieur sauf quelques citoyens bien impuissants face à la machine de désinformation pourtant l’affaire est très grave. Une affaire d’état qui a remué l’ordre social, détruit une famille, ruiné la vie d’un jeune dans le silence assourdissant de la quasi-totalité des intellectuels mauritaniens sans parler de la fuite en rang dispersé de l’ordre national des avocats.


Pendant un an, quelques citoyens, pour garder une trace de la vérité, ont essayé de faire connaître ses écrits en arabe et en français sans que cela n’interpelle nullement la grande presse étrangère ni même le haut-commissariat onusien des droits de l’homme qui vint à Rosso enquêter à propos de Birame fraîchement arrêté sous le coup de chefs d’accusation mineurs. 


Birame ! Birame ! Qui ne risque rien de sérieux et rien pour ce jeune forgeron qui appartient à une classe sociale autrement méprisée et marginalisée que les hratines car ceux qui appartiennent à cette classe subissent dès l’enfance toutes formes de terribles légendes les traitant de gens maudits, de juifs etc. Des faux hadiths auraient été même inventés pour encore plus les conditionner. Nul ne peut imaginer ce que c’est que d’être forgeron en Mauritanie surtout quand on est éduqué.


Aussi, il ne faut pas s’étonner qu’un jeune ingénieur de son état, issu d’une famille de lettrés où l’on trouve des savants, son père étant préfet de la république au moment des faits, ait eu les ressors intellectuels pour briser le poids social sur ses épaules. Il a écrit pour dire à ses frères forgerons qu’il n’y a pas de caste en religion ; il l’a écrit avec la maladresse de la jeunesse traumatisée par un ordre social implacable. 


Nul ne peut aussi imaginer ce que c’est dans l’imaginaire des zouayas, d’entendre un jeune forgeron oser non seulement les attaquer en les présentant comme des manipulateurs de l’islam mais en plus citer des auteurs pour se servir de faits présentés hâtivement de travers par l’auteur impliquant un jugement du prophète PSL pour justifier que les zouayas aient ensuite fait passer leurs intérêts de classe avant ceux des autres croyants. C’est vraiment une décharge électrique dans l’imaginaire des marabouts.

Si l’Etat mauritanien ne l’avait pas arrêté, il aurait très certainement été tué dans un mouvement de foule orienté comme l’effet tsunamique du tremblement de terre que son audace a provoqué dans l’inconscient des zouayas.


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chezvlane


              

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