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Noorinfo

Assassinat des prêcheurs Dawas : La première " victoire " de l’armée malienne


Tribunes
Jeudi 13 Septembre 2012 - 10:05

En lui-même l’acte est incompréhensible : " massacrer " - oui, le mot n’est pas aussi fort - des prêcheurs après les avoir arrêtés ne peut s’expliquer que par la haine. Ou le désespoir de ne pouvoir pas faire grand-chose contre les groupes islamistes armés qui occupent le nord Mali depuis plusieurs mois et qui ont servi de justificatif pour la junte conduite par le capitane Sanogo pour dire que le coup d’état contre Amadou Toumani Touré trouvait sa raison d’être dans l’incapacité de ce dernier à faire face à la menace islamiste.


Assassinat des prêcheurs Dawas : La première " victoire " de l’armée malienne
S’en prendre à des prédicateurs musulmans, armés de leur seul savoir, au lieu d’aller libérer le nord Mali, est un acte irréfléchi aux conséquences très grave. Même si les pays dont sont issus ces prédicateurs massacrés par l’armée malienne ont peu de chance de vouloir demander des comptes à Bamako, il est clair que la réaction du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) à cette bêtise humaine risque de donner au conflit de l’Azawad une autre tournure. Le MUJAO n’a-t-il pas répondu, dimanche 9 septembre, à ce qu’il a qualifié de " déclaration de guerre " du gouvernement malien en promettant une avancée vers le sud et la prise de Bamako ? Vue la débâcle de l’armée malienne dans le nord face aux groupes islamistes armés, on sait qu’il en est capable. Ce ne sont pas les membres d’une junte trop attachés aux " acquis " politiques et matériels de la transition en cours, qui font prendre la tête d’une armée pour défendre ce qui reste encore de l’Etat central malien.

C’est ce que les autorités maliennes actuelles doivent d’abord comprendre en cherchant les véritables causes d’un tel drame. Pourquoi des soldats ont-ils tiré, sans raison sur des prédicateurs qui ne présentaient aucun danger pour eux ? Ont-ils été exaspéré par ces hommes qui, malgré les préoccupations de tous les jours, consacrent une partie de leur temps à prêcher la parole d’Allah autrement qu’en utilisant cette force contre laquelle l’armée malienne n’a rien pu faire ?

C’est donc vers ce danger, provoqué par l’armée malienne elle-même, que Bamako doit se tourner. Dépêcher le ministre malien des affaires étrangères auprès des autorités mauritaniennes à Nouakchott pour leur exprimer de vives voix la compassion et les regrets du peuple malien est certes un geste d’apaisement que la Mauritanie saura apprécier mais il faut aussi, comme le réclame le gouvernement a du Premier ministre Moulay Ould Mohamed Laghdaf, l’ouverture immédiate d’une enquête diligente " pour connaitre les dessous de ce drame et dont les résultats seront portés à la connaissance de l’opinion nationale et internationale.

Mais sans le savoir peut-être, Bamako vient d’ouvrir la boite de Pandore : L’avancée des islamistes du nord du Mali vers le sud se poursuit depuis plusieurs mois. Les brigades du Mujao sont désormais installées à Gao, Tombouctou et Kidal, les trois villes les plus importantes de la région nord. Depuis le 2 septembre, l’organisation islamiste a pris le contrôle de la ville de Douentza, à 800 km au nord-est de Bamako. Elle vient d’avoir un prétexte sérieux de poursuivre son avancée vers la capitale malienne où les fanfaronnades du nouveau Dadis africain commencent à exaspérer.

Sneiba
Pour l'authentique
Mamoudou Kane


              


1.Posté par togus le 14/09/2012 04:23
Mr le journaliste paix a leurs âmes vs etes pas savoir qu'1 poste militaire ne doit pas etre force surtout comme le Mali actuel qui est en guerre

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