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Appel à la levée des «sanctions» contre le Soudan


International
Lundi 27 Juillet 2015 - 20:56

Onze pays africains réunis en sommet en Mauritanie ont réclamé lundi la levée des « sanctions » imposées au Soudan, sous le coup d’un embargo commercial américain et dont le président Omar el-Béchir fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI).


« Dans un souci de solidarité entre les peuples des pays membres » de l’Agence panafricaine de la Grande muraille verte, « les chefs d’État et de gouvernement expriment leur soutien à la République sœur du Soudan et appellent à la levée des sanctions imposées à ce pays », selon le communiqué publié à l’issue de leur sommet à Nouakchott, sans plus de détails sur ces sanctions.
 
Cette agence, qui vise à stopper l’avancée du désert du Sahara, comprend le Burkina Faso, Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Soudan et le Tchad.
 
Le Soudan est depuis 1989 sous le coup d’un embargo commercial américain. Son président depuis 1989, Omar el-Béchir, qui doit quitter lundi Nouakchott, est inculpé de génocide par la CPI pour des crimes commis sur la population civile du Darfour.
 
Un conflit en cours depuis 2003 entre gouvernement et insurgés dans cette région de l’ouest du Soudan a fait plus de 300 000 morts.
 
M. Béchir est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la CPI mais la Mauritanie ne faisant pas partie des pays africains signataire du traité instituant la CPI, il n’a pas été inquiété sur le sol mauritanien.
 
Mi-juin, alors qu’il participait à Johannesburg à un sommet de l’UA, une ONG sud-africaine avait saisi en urgence la justice et réclamé son interdiction de sortie d’Afrique du Sud, en application du mandat d’arrêt. Mais le dirigeant soudanais a pu quitter ce pays sans encombre.
 
En plus de M. Béchir, le sommet de Nouakchott s’est tenu en présence des chefs d’État mauritanien, burkinabé, malien, sénégalais et tchadien, du premier ministre nigérien et de représentants de l’Éthiopie et du Nigeria.
 
Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a déclaré, clôturant la réunion de Nouakchott, que ses pairs « sont désormais conscients que l’initiative de la Grande Muraille verte constitue une réponse appropriée à l’immense défi écologique auquel fait face le continent africain ».
 
La Grande muraille verte, qui doit aller du Sénégal à Djibouti, serait longue de 7000 km et large de 15 km. L’idée a été lancée par l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo en 2005, avant d’être reprise par son homologue sénégalais de l’époque, Abdoulaye Wade.

ledevoir.com
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