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Noorinfo

Année scolaire : De sombres nuages à l’horizon


Société
Lundi 22 Octobre 2012 - 09:16

L’année scolaire et académique s’est ouverte le 1er octobre dernier. Aux classes encore vides sous l’emprise d’élèves mentalement en vacances, s’ajoute le sit-in ininterrompu d’une centaine de professeurs qui refusent de regagner leur lieu d’affectation, alors qu’à l’horizon pointe un conflit latent qui risque d’embraser de nouveau les relations tendues entre syndicats étudiants et responsables d’établissements supérieurs.


Répression d'une manifestation des étudiants de l'ISERI en février 2012 à Nouakchott
Répression d'une manifestation des étudiants de l'ISERI en février 2012 à Nouakchott
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La tension scolaire qui avait émaillé l’année 2011-2012 risque de nouveau d’empoisonner le monde de l’enseignement.

La violence qui avait marqué les relations entre l’Union nationale des étudiants de Mauritanie (UNEM) et la direction de l’Institut supérieur d’études et de recherches islamiques (ISERI) au cours de l’année écoulée, risque de reprendre de nouveau. Les étudiants accusent en effet le directeur de l’ISERI de vouloir revenir sur l’accord qu’ils sont conclu l’année dernière et qui avait mis fin aux hostilités. En cause, la déclaration récente du directeur de l’institut et que l’UNEM considère comme les prémisses d’un reniement tacite du deal signé entre les deux parties. En effet, le directeur aurait déclaré l’intention de son établissement à réduire le nombre des inscrits à 130 étudiants cette année, 80 admis au concours direct et 50 nouveaux bacheliers. Ce que l’UNEM a totalement rejeté, considérant que cette décision constitue une trahison, par rapport aux engagements déjà pris.

L’UNEM exige en effet l’inscription de tous ceux qui ont obtenu au concours d’entrée à l’ISERI une moyenne de 10/20, comme convenu dans l’accord signé l’année dernière et l’augmentation du nombre de bacheliers désirant s’inscrire à l’ISERI. Le syndicat estudiantin a demandé à la Commission qui avait supervisé la signature de ces accords à prendre ses responsabilités par rapport à la volonté affichée du directeur de l’établissement à renier ses engagements.Pour l’UNEM, toutes les options restent ouvertes au cas où la direction de l’ISERI refuserait de se conformer aux accords conclus l’année dernière. Le syndicat estime que la direction est fort consciente de la détermination des étudiants à se battre pour leurs droits, d’une manière pacifique et civilisée.

Pendant ce temps, les professeurs du secondaire, victimes d’affectations arbitraires selon leur thèse, poursuivent leur sit-in ouvert depuis une semaine dans l’enceinte du ministère de l’Education nationale. Mardi dernier, ils sont passés à l’escalade en faisant venir leurs familles, histoire d’envoyer un message fort au ministre et à l’opinion nationale sur leur volonté ferme à poursuivre leur manif jusqu’à la satisfaction de leurs doléances.

La décision de passer au regroupement familial pour un sit-in prolongé aurait été prise après l’entrevue que le ministre de l’Education Nationale, Ahmed Ould Bahiya, aurait accordée à leurs représentants lundi dernier. L’audience, qualifiée de décevante par les professeurs, aurait ainsi brisé tous leurs espoirs de parvenir à un accord consensuel. Non seulement, le ministre aurait refusé de proposer la moindre solution de sortie de crise ou de négocier avec les professeurs, il serait allé plus loin, en déclarant qu’il va ouvrir une enquête pour savoir s’ils sont réellement des professeurs ou des imposteurs. Une fuite en avant que les professeurs ont pris comme du mépris par rapport à la lutte menée par les syndicats d’enseignants du secondaire et la légitimité des droits réclamés.

Il faut rappeler que 108 professeurs du secondaire, exerçant à Nouakchott et à l’intérieur du pays, ont été affectés de leur établissement vers des endroits plus lointains. Une décision considérée par les intéressés et les syndicats comme une sanction collective ayant visé essentiellement les grévistes de l’année dernière. Une sorte de punition pour l’exercice d’un droit reconnu par la Constitution, selon eux.

JOB
Pour l'authentique
Mamoudou Kane


              

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