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Amnesty International : «Les détentions arbitraires illustrent le non-respect récurrent par la Mauritanie des garanties judiciaires internationalement reconnues»


Actualité
Mercredi 14 Décembre 2011 - 16:34

Dans un document rendu public mardi 13 décembre, Amnesty International pointe du doigt les graves abus aux droits de l'homme, notamment dans le volet juridique lié aux détentions arbitraires, s'inquiétant du cas emblématique de l'ex-commissaire aux droits de l'homme, Mohamed Lemine Ould Dadde.


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«Amnesty International s’inquiète du maintien en détention arbitraire de l’ancien Commissaire mauritanien aux droits de l’homme, Mohamed Lemine Ould Dadde et appelle les autorités à lui accorder une liberté provisoire conformément à la législation en vigueur et à garantir le respect des procédures pour un procès juste et équitable» commence le communiqué.

Selon l'ONG, aux termes du droit mauritanien, «la justice aurait dû prendre une décision de non-lieu ou de renvoi devant une juridiction compétente avant l’expiration de la durée légale de la détention préventive. La récente décision prise par le juge d’instruction, le 4 décembre 2011, de renvoyer l’affaire devant la Cour criminelle n’enlève rien au caractère arbitraire de cette détention».

Et suite à leur rencontre avec Mohamed Lemine Ould Dadde en prison, et après avoir visité quelques prisonniers supposés en détention arbitraire, qu'Amnesty constate «la persistance du recours systématique à la torture afin d’extorquer des aveux, le dépassement des délais de garde à vue et la tenue de procès où les prévenus ne bénéficient pas de tous les droits de la défense».

Leur rencontre avec le ministre de la justice, Abidine Ould Kheïr n'a pas entamé leur conviction que «ces violations des normes fondamentales en matière de respect des droits humains interviennent dans un contexte de remise en cause systématique de l’indépendance de la justice», illustrant cette affirmation, par la mise à pied du président de la chambre commerciale, Mohamed Lemine Ould Moctar, dans le cadre de l'affaire dite de la drogue. «Sa décision de non-lieu, faute de preuves, n'aurait pas plu aux autorités» souligne Amnesty.

«La Mauritanie, qui est actuellement membre du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, se doit de respecter l’état de droit et les garanties de procédures judiciaires comme elle s’y est engagée en mars 2011 dans le cadre de l’examen périodique universel dont a fait l’objet ce pays» exhorte en conclusion le communiqué.

Noorinfo
Mamoudou Kane


              

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