Quel est le secret de votre distance de la politique. Avez-vous été emprisonné par le passé pour des positions politiques ?
Non, non. Je n’aime pas entrer dans ce type de questions.
Quelles sont les insuffisances qui étouffent le développement du théâtre ? L’Etat vous accorde-t-il des aides suffisantes ?
Tu cherches à m’entrainer vers la politique ?
D’où financez-vous vos productions dramatiques ?
En majorité, on compte sur leur financement à nos frais, car nous avons besoin de plusieurs choses pour monter sur scène dont le décor et les costumes.
Vous arrive-t-il des moments où vous avez un besoin cruel d’argent ?
Oui, seul Allah est parfait
Piquez-vous une crise si les portes qui vous permettent d’avoir des sous se referment devant vous ?
Non, je suis constamment gai avec ou sans monnaie
Comment faites-vous face aux exigences du foyer ?
Ils ont beaucoup de besoins, mais je gère mon salaire en fonction de mes moyens
Tu travailles actuellement dans un hôpital. Penses-tu que le théâtre mauritanien connaîtra un jour une prospérité au point de te conduire à quitter ton travail et àte consacrer à la scène?
Non. Ceux qui profitent réellement du théâtre sont les générations futures. Je suis devenu vieux El Hamdou Lillah. D’ici peu grandiront les enfants et diront « papa abandonne la scène ».
Pourquoi vous avez choisi le théâtre ?
Parce que je suis né artiste et le comédien est celui qu’on qualifie chez nous de « meche- our » (qui fait rire en hassaniya)
Entre ces deux, lequel tu préfères le plus: le théâtre ou l’exhibition?
La scène évidemment, puisqu’elle véhicule un message, alors que l’exhibition est tout simplement la quête des sous.
Faites-vous parfois l’objet de gaucherie de la part du public ?
Oui, mais je reste calme. Comme j’accompagne souvent mes enfants, je croise des passants qui m’apostrophent en disant « Lahrach ». Certains pensent que c’est une hypocrisie alors que je le considère comme une célébrité. Parfois, certains me jettent des grains de sable sur le dos. Je reste aussi serein puisque je sais que les mauritaniens sont civilement analphabètes bien qu’ils ne sont pas illettrés.
Y a-t-il une personnalité dramatique qui vous a influencé ?
Tu veux dire à la télévision? Non. A chaque fois que je regarde la télévision, je m’endors
N’admirez-vous pas Adel Imam ?
Je ne comprends pas son dialecte
Existe-t-il un comédien mauritanien qui vous fasse rire ?
Oui. Mohamed Hacen Ould Boukhoussa
Quelle est votre position par rapport au dialogue en cours entre le pouvoir et l’opposition ?
C’est la politique que je vous ai dit de laisser de coté
elmeda.net
Traduit par Md O Md Lemine
Pour le rénovateur
Non, non. Je n’aime pas entrer dans ce type de questions.
Quelles sont les insuffisances qui étouffent le développement du théâtre ? L’Etat vous accorde-t-il des aides suffisantes ?
Tu cherches à m’entrainer vers la politique ?
D’où financez-vous vos productions dramatiques ?
En majorité, on compte sur leur financement à nos frais, car nous avons besoin de plusieurs choses pour monter sur scène dont le décor et les costumes.
Vous arrive-t-il des moments où vous avez un besoin cruel d’argent ?
Oui, seul Allah est parfait
Piquez-vous une crise si les portes qui vous permettent d’avoir des sous se referment devant vous ?
Non, je suis constamment gai avec ou sans monnaie
Comment faites-vous face aux exigences du foyer ?
Ils ont beaucoup de besoins, mais je gère mon salaire en fonction de mes moyens
Tu travailles actuellement dans un hôpital. Penses-tu que le théâtre mauritanien connaîtra un jour une prospérité au point de te conduire à quitter ton travail et àte consacrer à la scène?
Non. Ceux qui profitent réellement du théâtre sont les générations futures. Je suis devenu vieux El Hamdou Lillah. D’ici peu grandiront les enfants et diront « papa abandonne la scène ».
Pourquoi vous avez choisi le théâtre ?
Parce que je suis né artiste et le comédien est celui qu’on qualifie chez nous de « meche- our » (qui fait rire en hassaniya)
Entre ces deux, lequel tu préfères le plus: le théâtre ou l’exhibition?
La scène évidemment, puisqu’elle véhicule un message, alors que l’exhibition est tout simplement la quête des sous.
Faites-vous parfois l’objet de gaucherie de la part du public ?
Oui, mais je reste calme. Comme j’accompagne souvent mes enfants, je croise des passants qui m’apostrophent en disant « Lahrach ». Certains pensent que c’est une hypocrisie alors que je le considère comme une célébrité. Parfois, certains me jettent des grains de sable sur le dos. Je reste aussi serein puisque je sais que les mauritaniens sont civilement analphabètes bien qu’ils ne sont pas illettrés.
Y a-t-il une personnalité dramatique qui vous a influencé ?
Tu veux dire à la télévision? Non. A chaque fois que je regarde la télévision, je m’endors
N’admirez-vous pas Adel Imam ?
Je ne comprends pas son dialecte
Existe-t-il un comédien mauritanien qui vous fasse rire ?
Oui. Mohamed Hacen Ould Boukhoussa
Quelle est votre position par rapport au dialogue en cours entre le pouvoir et l’opposition ?
C’est la politique que je vous ai dit de laisser de coté
elmeda.net
Traduit par Md O Md Lemine
Pour le rénovateur


Amar Ould Keya, comédien : "A chaque fois que je regarde la télévision, je m'endors"












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