Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

Ali Harouna Bouramah, SG de la CONFEJES : "Le sport doit être vu comme une discipline qui contribue au développement, en termes de création d’emplois"


Sport
Lundi 9 Septembre 2013 - 12:09

Récemment élu à la tête de la Conférence des ministres de la Jeunesse, des Sports et Loisirs de la Francophonie (CONFEJES), Ali Harouna Bouramah, décline les projets de son mandat de 4 ans. Élu lors de la 34ème conférence de l’institution à Niamey, Mr Bouramah est un homme du sérail. De nationalité nigérienne, Ali Harouna Bourama succède à ce poste le mauritanien Youssouf Fall. Dans cet entretien avec SENENEWS, le nouveau patron de la CONFEJES revient sur les vocations de l’organisation, affiche ses priorités pour faire face à la cruciale question de l’emploi des jeunes dans le monde francophone africain.


Ali Harouna Bouramah, SG de la CONFEJES : "Le sport doit être vu comme une discipline qui contribue au développement, en termes de création d’emplois"
Autres articles
Vous avez été élu au poste de secrétaire général de la CONFEJES en mars dernier. Comment avez-vous accueilli la nouvelle ?
 
C’était avec une grande fierté. Nous avons postulé volontairement. Un sentiment vraiment de satisfaction. Pour cette élection, j’avais le sentiment d’avoir  un grand défi à relever. Je sais que la tache ne sera pas facile. Il va falloir s’armer de courage pour vraiment honorer la confiance qui a été placée en nous. Être élu à un tel poste prouve que nous avons bénéficié de la confiance de plusieurs pays (43 pays membres). Nous sommes très contents d’avoir le soutien et la confiance de tous ces pays membres. mes remerciements vont aux collègues d’abord ensuite aux autorités politiques qui ont accepté de nous élire.
 
Est-ce que votre élection a constitué pour vous une surprise ?
 
Je n’étais pas sûr à cent pour cent, car nous étions huit(8) candidats et tous valeureux. Hommes comme femmes. Des candidats qui avaient des atouts et le soutien de plusieurs autres pays. Mais je me suis dit qu’une élection se prépare. Le fait d’avoir le soutien politique de hautes instances mon pays nous a par-contre rassuré. Mais (rire…) je crois qu’en matière de compétition, ce n’est jamais gagné d’avance, et il faut respecter les autres .
 
Quelle est la mission de la CONFEJES ?
 
La CONFEGES est une institution qui intervient dans trois domaines : jeunesse, Sport, formation de cadres. Dans tous les pays membres, nous avons des structures nationaux et en plus de celles régionaux de formation des cadres la jeunesse et le sports. Au-delà de la formation des cadres, nous menons également des actions d’appuis en expertise et des actions de formations thématiques des cadres, notamment sur les thèmes d’actualités ; à travers des stages, des bourses de formation, des appuis techniques. Nous menons aussi des rencontres internationales pour faire des plaidoyers au profil des secteurs (jeunesse, sport, formation …).
 
Nous menons aussi des études, des consultations pour appuyer les pays. Nous aidons également des pays à élaborer des politiques nationales en matière de jeunesse et de sport.
 
Nous les aidons aussi pour la mise en place d’un certain nombre de programme. En matière de sport, nous organisons des camps d’entrainement préparatoire pour certains événements internationaux. Par exemple, pour les jeux de la francophonie qui se prépare à Nice (France), nous avons regroupé différents participants des différents pays membres depuis une semaine. Nous le faisons également pour les jeux Olympiques et pour d’autres compétitions.
 
Nous avons un programme transversal que l’on appelle : « programme égalité et genre ». C’est pour promouvoir la participation des femmes en matière de jeunesse et de sport.
 
Quelles sont les nouvelles orientations et innovations que vous comptez apporter à l’institution ?
 
Merci d’avoir posé cette question. Nous arrivons à un moment ou nous finissons un programme quadriennal 2009-2012. El l’élection de 2013 coïncidait avec une période ou on faisait le bilan de la programmation. Mais il faut signaler que nous nous situons toujours dans la perspective de contribuer à mettre en œuvre les orientations de la francophonie.
 
Donc, la CONFEJES, à travers ses activités en matière de jeunesse, en matière de Sport, doit contribuer à la promotion de la langue française et de tous les idéaux (la francophonie, la diversité culturelle) pour participer à la promotion des jeunes, afin que la question de la jeunesse devienne centrale à travers les différents sommets organisés.
 
Ce qui caractérise notre mandat, c’est de pouvoir mobiliser des ressources supplémentaires pour que nous puissions offrir des programmes aux différents pays membres en matière de jeunesse et de sport. Le Sport est entendu ici comme une discipline qui contribue d’abord au développement, en termes de création d’emploi. Mais, qui peut aussi rendre service pour promouvoir la paix tout en participant à l’éducation et à la lutte contre le dopage.
 
C’est toutes ces considérations qui font que les défis que nous allons relever, c’est à la fois valoriser le secteur, répondre aux attentes des pays, en terme de nouvelles orientations, en terme de cadres, de compétences. Mais aussi, pouvoir mobiliser des ressources grâce aux partenaires pour que les financements de nos activités ne nous parviennent pas seulement de l’Etat membres. Donc diversifier, faire des alliances.
 
Ce sont les défis que nous avons accepté de relever. Et nous pensons qu’avec votre appui (la presse), je pense que nous pourrons relever le défi. D’ailleurs les pays du Sud commencent à démontrer qu’ils sont tellement attachés à l’institution. Ils acceptent même de contribuer au financement des programmes. Et cela est vraiment une grande fierté pour moi.
 
Quels sont vos objectifs majeurs pour ce mandat de 4 ans ?
 
 Il faut reconnaitre d’abord que celui que je viens de remplacer a fait un travail colossal. Ainsi, notre mission consistera a maintenir cet héritage, et faire plus. Notre premier objectif est de reconquérir le soutien et l’adhésion de certains pays qui ont commencé à diminuer leurs participations ou qui sont devenus moins actifs.
 
Deuxièmement, mobiliser d’autres pays membres de l’OIF Organisation internationale de la Francophonie . Actuellement quand on fait le point, au sein de l’OIF il y a 57 pays. Parmi ces pays, 43 sont déjà à la CONFEJES . je vous laisse faire le calcul!
 
Troisième objectif, C’est de pouvoir offrir des programmes répondant aux attentes de nos pays.
 
Vous avez occupé le poste de Directeur du programme jeunesse de l’Institution depuis 2008 ; n’est-ce-pas là un avantage pour mieux aborder les problèmes des jeunes de l’espace francophone, notamment de ceux au Sud du Sahara ?
 
Oui, déjà j’ai l’avantage de connaitre ce secteur et les dossiers qui y sont traités. Nous avons des dossiers communs. Par exemple, nous menons des programmes de jeunesse et de sport pour la promotion de la paix parce que nous savons que c’est avec le sport qu’il faut éduquer les jeunes. Je connais déjà presque tous les experts nationaux et on se rencontre chaque deux (2) ans à une conférence ministérielle. Cela est un avantage considérable pour mener a bien cette mission.
 
Est-ce que vous sentez l’impact de vos programmes sur l’emploi des jeunes et le développement du Sport au niveau des pays membres ?
 
Ali H. Bourama - Nous sommes une structure multinationale et notre stratégie c’est d’avoir des programmes phares, des programmes efficaces, autour desquels nous formons les cadres des différents pays.
J’avoue sans hésitation que l’un des programmes que je maitrise le mieux, est celui de l’entrepreneuriat des jeunes. Nous avons rendu visite a des jeunes promoteurs qui ont bénéficié de nos programmes. Ils ont pu eux même, monter leurs projets, négocier des financements. Actuellement, plus de 30 pays ont des instituts nationaux de formation des cadres. Et la plupart de leurs cadres ont été formés par nos boursiers. Les formations dispensées sont de qualités reconnues par le CAMES. Ces formations ont déjà intégré une approche de type LMD (Licence Master Doctorat).
 
Les championnats du monde d’athlétisme viennent de se terminer à Moscou, quelle appréciation faites-vous de la participation africaine ?
 
 Pendant des années, nous avons appuyé des centres régionaux ou internationaux d’athlétisme. c’est le cas notamment du CAD de Dakar qui est devenu un centre de référence . Beaucoup de produits de ce centre ont fait la fierté africaine. Malheureusement, nous n’avons pas eu beaucoup de champions . Nous constatons un léger recul de leur nombre ces dernières années, mais nous avons des compétences qui permettent d’avoir des performances à la hauteur. La préparation d’un athlète aux Jeux Olympiques se fait pendant des années et nous avons des des entraineurs à la hauteur. Nous sommes en train de réfléchir, en collaboration avec certains centres, à la stratégie à mettre en place pour améliorer les résultats. Nous avons ainsi déjà identifié que le budget et l’accompagnement font souvent défaut. Pour y remédier, il va falloir que les pays s’impliquent d’avantage. Comme on dit souvent, le sport est budgétivore. Nous sommes également en train de réfléchir sur les investissement à mettre en place pour la détection des jeunes talents.
 
Propos recueillis par Mamadou Fall
Pour SeneNews
Mamoudou Kane


              

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
En clair
Inscription à la newsletter