Connectez-vous S'inscrire
Noorinfo

Agriculture : Le (seul) bilan (presque) parfait d'Aziz


Economie
Samedi 24 Août 2013 - 17:25

Les agriculteurs sont quasi-unanimes : Mohamed Ould Abdel Aziz a globalement initié un coup de boost notable et inédit aux terres arables du sud mauritanien, en les aménageant, et en les octroyant aux coopératives.


Ouvrier agricoles dans un champs du Trarza. Crédit : Noorinfo/MLK
Ouvrier agricoles dans un champs du Trarza. Crédit : Noorinfo/MLK
Autres articles
Au-delà des chiffres annoncés à Nema par le président de la république, comme chaque année biaisés, et plus ou moins vrais, selon la méthodologie adoptée (comme ce chiffre effarant annoncé sans trembler du menton, d'un taux de chômage à moins de 10%!), un secteur fait quand même presque l'unanimité des acteurs qui le composent : l'agriculture.
 
L'acte inaugural de Bougamoune il y a bientôt deux mois, justifie selon la plupart de ceux-ci que le bilan agricole d'Aziz soit qualifié de "positif". "4500 nouveaux hectares ont été aménagés, répartis entre les wilaya du Trarza, du Brakna, du Gorgol et du Guidimakha. Dont 1500 pour la seule commune de Tékane. D'où l'inauguration il y a quelques semaines à Bougamoune" précise un jeune agronome originaire de la petite localité d'Oum El Ghoura, à 50km de Rosso.
 
Une œuvre importante qui a mis plus d'un an à se mettre en place, pour plus d'un milliard d'ouguiyas, et qui double littéralement la surface aménagée exploitable d'une grande partie des coopératives agricoles de ces zones, et permet à plus de 4000 familles de neuf villages de la zone de bénéficier de l'impact du projet.
 
Le président de l’Union mauritanienne des agriculteurs de Mauritanie, Brahim Ould Ghadour semble confirmer ces performances: "La situation agricole aujourd’hui est l’une des meilleures jamais enregistrée. La campagne agricole de cette année a connu l'exploitation de plus de 20.000 hectares pour une moyenne de 5.5 tonnes/ha".
 
Une embellie agricole, que le président de la République en personne a fait sienne : A 35 kilomètres de Rosso, sur la route menant à Boghé, niveleuses, tracteurs et d'incongrues machines pour les autochtones de la zone, s'acharnent sur les tous neufs nouveaux hectares du président de la république qui vient de les acquérir.
 
A l'ombre des protège-soleil de fortune parsemés sur les différents hectares alentours, les agriculteurs curieux regardent avec attention et émerveillement les ballets poussiéreux des machines. "Dans quelques jours à peine ils auront fini d'aménager tout le périmètre" avance un des jeunes ouvriers, que les plus hardis du petit groupe dont il fait partie, estiment à une centaine d'hectares.
 
"Une idée forte, mais sans étude"
 
L'idée du projet est de faire accéder directement et sans intermédiaires les "vrais agriculteurs locaux" réunis en coopératives communales, à la terre et aux intrants subventionnés (engrais, gasoil pour les moto-pompes, semences), gratuitement. "C'est un effort qui doit être objectivement reconnu, d'autant que pour une fois on assiste à une initiative dans le domaine, pour laquelle on est presque certains que les grands spéculateurs fonciers et issus du monde des affaires, seront absents" assure l'agronome.
 
Mais comme à son accoutumée, depuis qu'il découvre l'art délicat de l'exercice du pouvoir, aucune nuance et aucun temps mort dans la mise en place de son idée forte, ni aucune part accordée à l'expertise. Du coup, les moto-pompes accordées au projet sont bien petites par rapport à l'apport d'eau nécessaire. Et les canaux trop petits. Erreurs que le posteriori fait découvrir au développement rural, et qu'il fait couteusement corriger.
 
"C'est une foreuse et une niveleuse amphibie" montre du doigt le jeune agronome, l'énorme machine qui s'applique, alternativement entre terre et eau, à élargir le canal insuffisamment creusé pour permettre le passage de plus d'eau vers certains des nouveaux champs insuffisamment pourvus en eau. 
 
"Ce n'est pas une erreur insurmontable, mais qui aurait pu facilement être évitée en prenant en compte les avis parfois émis des experts. Ça aurait été des millions économisés" suppute l'originaires d'Oum El Ghoura.

Sidi Ould Cheikh Abdallahi avait rêvé d'une révolution verte pour la Mauritanie, avant que le coup d'état ne le prive de l'opportunité de mettre en pratique cette idée. Son putschiste et successeur semble sur le premier jalon d'un très long sentier  qui mènerait à la réalisation de ce rêve.
 
Mamoudou Lamine Kane
Mamoudou Kane


              

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Actu Mauritanie | Actualité | Economie | Sport | Culture | Société | Lu sur le web | International | Tribunes | Vu de Mauritanie par MFO | Blogs | videos | A.O.S.A | Communiqué | High-Tech | Politique | Sciences | Insolite | Histoire





Suivez-Nous
Rss
Recherche
Inscription à la newsletter
Les + populaires