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Afrique: le risque pays vu par les banquiers


Economie
Samedi 28 Juin 2014 - 14:27

Dans le cadre du cycle de conférences destiné aux clients opérant à l’international, le Groupe Attijariwafa bank à travers la Banque Transactionnelle Groupe a organisé la sixième édition de sa conférence annuelle ‘Risque Pays’, en collaboration avec le cabinet français spécialisé T.A.C. et la participation effective de la Banque Africaine de Développement.


Afrique: le risque pays vu par les banquiers
M. Hassan EL BEDRAOUI, D.G.A. en charge de la Banque Transactionnelle Groupe a prononcé une allocution de bienvenue et contextualisé l’évènement en posant les questions clés qui sous-tendent la problématique du risque pays, devant une centaine de chefs d’entreprise et d’universitaires ainsi que des cadres de la banque.

M. Thierry APOTEKER, Président et fondateur du cabinet T.A.C, est intervenu autour de la thématique : « Incertitudes économiques globales et volatilité financière : Implications, opportunités et risques pour les entreprises marocaines ». L’intervenant a ainsi livré une analyse détaillée de la conjoncture économique internationale, dans les pays d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient et de l’Afrique Subsaharienne. D’emblée, le conférencier a mis en exergue les messages clés relatifs aux risques liés à la conjoncture internationale :

• Malgré un premier trimestre décevant, les modèles du cabinet T.A.C. continuent de prévoir une accélération économique aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en zone euro pour le deuxième semestre 2014 et 2015, appuyée par une plus forte demande extérieure.

• Des écarts d’inflation susceptibles de s’amplifier : les Etats-Unis et le Japon qui connaissent une inflation plus forte tandis que la pression sur les prix reste relativement faible en zone euro.

• Des pressions monétaires divergentes : la Federal Reserve (FED) diminue ses interventions tandis que la Banque Centrale Européenne (BCE) les renforce.

• L’euro reste fort malgré l’assouplissement de la politique de la BCE. La politique monétaire de la FED reste en attente et le marché des obligations reste stable.

• Le risque pays global pour les marchés émergents confirme la tendance à l’amélioration notée depuis le deuxième trimestre 2013.

• Des vulnérabilités financières restent substantielles pour un nombre limité de marchés émergents.

• Les risques majeurs sont liés aux facteurs politiques et géopolitiques avec une longue liste de « points chauds », domestiques (Thaïlande, Egypte, Venezuela, Nigeria, Syrie, Libye ou Irak…) et internationaux (Russie / Ukraine, mer de Chine méridionale, Golfe Persique). Quant aux pays du Moyen-Orient, M. APOTEKER a relevé les faits suivants :

• Ressources considérables et croissance soutenue de la demande, des marchés particulièrement attractifs

• Un ensemble politique et géopolitique de plus en plus complexe, avec des risques élevés de foyers d’instabilité. Il a ensuite fait un focus sur les pays d’Afrique Subsaharienne en soulignant :

• Un décollage économique incontestable au cours des dernières années, sur des « tailles » économiques encore faibles

• Une transition démographique favorable dans l’ensemble, mais des aspects qui deviennent aujourd’hui plus sensibles :

• Importance et perspectives des prix des matières premières

• Niveau d’investissement total

• Gouvernance des affaires M. APOTEKER a conclu sa présentation en exposant un panorama des risques sur une vingtaine de pays en Afrique et au Moyen-Orient. De son côté, M. Vincent CASTEL, Economiste-Pays en Chef à la Banque Africaine de Développement, a mis en relief la position du Maroc en tant que « tremplin vers l’Afrique de demain » et ce à travers :

• les potentialités économiques du continent africain à l’horizon 2030 et 2050

• Les échanges commerciaux du Maroc avec l’Afrique qui ont augmenté de 20 % (1,5 milliard de dollars) depuis 2000

• Les exportations destinées aux pays d’Afrique sont constituées principalement de matériels électriques et des préparations alimentaires (viandes, poissons, crustacés..) et d’engrais.

• Plus de 50% des exportations en 2010 sont destinées à la CEDEAO (15 pays de l’Afrique de l’Ouest).

• Le Maroc est le 2ème investisseur africain sur le continent grâce à : Nouvelle dynamique favorisée, entre autres, par la libéralisation progressive de la réglementation des changes, niveau record en 2010 avec 4,6 Mds DH, 45% du total des IDE marocains à l’étranger l’ont été en Afrique Subsaharienne

• Une politique volontariste :

• Annulation de la dette (Pays les moins avancés)

• Allocation de 300M$ par an d’APD (10% des échanges commerciaux avec l’Afrique).

• Exonération des pays les moins avancés de droits de douane

• Accord Commercial et d’Investissement avec l’UEMOA en 2008, la CEMAC et la CEDEAO en discussion (et accords bilatéraux)

• Instauration d’un cadre juridique incitatif aux relations commerciales et d’investissement

• Un cadre réglementaire favorable aux échanges et des infrastructures pour assurer la position de hub (ports, autoroutes, transport ferroviaire, zones logistiques, P2Is, CFC, hub aérien assuré par la RAM…)

• Le rôle de locomotives joué par les entreprises publiques et privées (les services en particulier : banques, assurances, télécoms…)

En conclusion, l’expert de la BAD a émis le vœu de voir le Maroc monter en chaîne de valeur, accélérer les réformes en cours (foncier, fiscalité, formation, juridique…) en vue d’augmenter ses parts de marché dans le vaste marché d’avenir qu’est l’Afrique Subsaharienne. En troisième partie, M. Ali BENAHMED, directeur de l’International à la Banque Transactionnelle Groupe d’Attijariwafa bank, a dressé un tableau détaillé du dispositif d’accompagnement à l’international mis en place par le Groupe en faveur de ses clients et des opérateurs désirant se développer à l’international. M. Benahmed a ainsi présenté l’éventail de services et produits ventilée en quatre gammes :

 L’approche des marchés et la couverture du risque pays

 L’accompagnement à l’export par la sécurisation des moyens de paiement

 L’accompagnement par le financement et le conseil

 L’accompagnement par la promotion, les produits et des structures dédiées. En conclusion, M. BENAHMED a présenté un cas pratique d’une transaction commerciale (Confirmation d’une lettre de crédit import ou export) et expliqué la teneur du Risque pays et le processus de couverture par la banque.

Source:Financialafrik
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