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Afghanistan, la vie sous la guerre


Lu sur le web
Lundi 27 Janvier 2014 - 10:24

Le 17 janvier 2011, le photographe Lucas Dolega décède à Tunis, quelques jours après avoir été blessé par un tir de grenade lacrymogène. On est alors en pleine «révolution de jasmin». Sa compagne, ses parents et ses amis décident de lui rendre hommage en créant un prix dédié au photojournalisme. Le photographe iranien Majid Saeedi en est le lauréat cette année pour son travail «Life in war» mené pendant quatre ans en Afghanistan. Il raconte l’histoire de sept de ses photographies.


«J'ai pris cette photo en 2010 dans la vallée du Panshir, dans le nord de Kaboul. Ce tank date de l'invasion russe, il y a encore beaucoup de restes de cette guerre dans tout le pays. Cela montre bien que malgré la guerre, la vie, elle, continue.» Majid Saeedi a débuté la photographie par un travail sur les réfugiés à la frontière entre l'Iran et l'Irak, à l'âge de dix-huit ans.   Majid Saeedi / prix Lucas Dolega
«J'ai pris cette photo en 2010 dans la vallée du Panshir, dans le nord de Kaboul. Ce tank date de l'invasion russe, il y a encore beaucoup de restes de cette guerre dans tout le pays. Cela montre bien que malgré la guerre, la vie, elle, continue.» Majid Saeedi a débuté la photographie par un travail sur les réfugiés à la frontière entre l'Iran et l'Irak, à l'âge de dix-huit ans. Majid Saeedi / prix Lucas Dolega

«Les talibans m'ont autorisé à les photographier à Ghondouz, dans le nord de Kaboul, à condition que leurs visages soient cachés. On ne peut pas photographier l'Afghanistan sans montrer les talibans, mais c'est difficile de les photographier. Il faut avoir de bons contacts. Etre musulman et parler leur langue m'a également aidé!» Majid Saeedi a grandi à Téhéran. En 2009 il se fait arrêter après avoir photographié les manifestations post-électorales en Iran. Il est relâché quarante jours plus tard: on lui permet de vivre dans son pays, mais pas d'y travailler. Il décide de traverser la frontière et de s'installer en Afghanistan.   Majid Saeedi / prix Lucas Dolega
«Les talibans m'ont autorisé à les photographier à Ghondouz, dans le nord de Kaboul, à condition que leurs visages soient cachés. On ne peut pas photographier l'Afghanistan sans montrer les talibans, mais c'est difficile de les photographier. Il faut avoir de bons contacts. Etre musulman et parler leur langue m'a également aidé!» Majid Saeedi a grandi à Téhéran. En 2009 il se fait arrêter après avoir photographié les manifestations post-électorales en Iran. Il est relâché quarante jours plus tard: on lui permet de vivre dans son pays, mais pas d'y travailler. Il décide de traverser la frontière et de s'installer en Afghanistan. Majid Saeedi / prix Lucas Dolega

«Ces hommes font partie de l'armée nationale afghane. Sur cette photo, prise en 2011, ils mènent une opération militaire contre les talibans dans le nord de l'Afghanistan. J'aime cette image pour son mouvement et l'émotion qu'elle dégage.» Il y a cinq ans, Majid Saeedi pouvait photographier relativement facilement. Mais il explique que maintenant, les contrôles sont plus poussés.  Majid Saeedi / prix Lucas Dolega
«Ces hommes font partie de l'armée nationale afghane. Sur cette photo, prise en 2011, ils mènent une opération militaire contre les talibans dans le nord de l'Afghanistan. J'aime cette image pour son mouvement et l'émotion qu'elle dégage.» Il y a cinq ans, Majid Saeedi pouvait photographier relativement facilement. Mais il explique que maintenant, les contrôles sont plus poussés. Majid Saeedi / prix Lucas Dolega

«Ce père et son fils se trouvent dans l'hôpital Mirvays à Kandahar. Un attentat-suicide vient d'avoir lieu. On est juste après la mort de Ben Laden, le 7 mai 2011. Il y eut quatre morts et trente-six blessés. C'est important pour moi de documenter l'impact de la guerre sur la vie des civils.» Ce travail de fond ne fait sens qu'inscrit dans la durée. Le photographe veut avant tout montrer la vie quotidienne de chaque Afghan sous une guerre que la population vit depuis plus de trente ans.  Majid Saeedi / prix Lucas Dolega
«Ce père et son fils se trouvent dans l'hôpital Mirvays à Kandahar. Un attentat-suicide vient d'avoir lieu. On est juste après la mort de Ben Laden, le 7 mai 2011. Il y eut quatre morts et trente-six blessés. C'est important pour moi de documenter l'impact de la guerre sur la vie des civils.» Ce travail de fond ne fait sens qu'inscrit dans la durée. Le photographe veut avant tout montrer la vie quotidienne de chaque Afghan sous une guerre que la population vit depuis plus de trente ans. Majid Saeedi / prix Lucas Dolega

«Ces afghanes apprennent à fabriquer des poupées pour une ONG appelée Mercy qui aide les femmes à pouvoir travailler. Quatre-vingt femmes participent à chaque atelier. Normalement, les femmes ôtent leur burqa pour travailler, mais comme je suis un homme, elles se sont couvertes pour que je puisse faire mes images.» Majid Saeedi s'étend peu sur sa démarche, son travail en général ou les messages qu'il aimerait souligner. «Je fais juste mon travail», se contente-il de répéter.    Majid Saeedi / prix Lucas Dolega
«Ces afghanes apprennent à fabriquer des poupées pour une ONG appelée Mercy qui aide les femmes à pouvoir travailler. Quatre-vingt femmes participent à chaque atelier. Normalement, les femmes ôtent leur burqa pour travailler, mais comme je suis un homme, elles se sont couvertes pour que je puisse faire mes images.» Majid Saeedi s'étend peu sur sa démarche, son travail en général ou les messages qu'il aimerait souligner. «Je fais juste mon travail», se contente-il de répéter. Majid Saeedi / prix Lucas Dolega

«Prise dans le sud de Kaboul en 2010, cette photographie montre deux petites filles qui jouent avec la main artificielle de leur frère. Je venais passer du temps dans cette famille pour photographier leur frère, mais quand j'ai vu cette scène, j'ai eu envie de faire une image.» La récompense de son travail, c'est ce prix. «Ce qui me rend encore plus heureux, c'est de recevoir ce prix qui porte le nom d'un autre photojournaliste. C'est un honneur», explique-t-il.  Majid Saeedi / prix Lucas Dolega
«Prise dans le sud de Kaboul en 2010, cette photographie montre deux petites filles qui jouent avec la main artificielle de leur frère. Je venais passer du temps dans cette famille pour photographier leur frère, mais quand j'ai vu cette scène, j'ai eu envie de faire une image.» La récompense de son travail, c'est ce prix. «Ce qui me rend encore plus heureux, c'est de recevoir ce prix qui porte le nom d'un autre photojournaliste. C'est un honneur», explique-t-il. Majid Saeedi / prix Lucas Dolega

7 «J'ai fait cette photographie à Hérat, dans l'ouest de l'Afghanistan dans une école coranique. C'était le jour d'un examen, en 2011, et cet enfant n'avait pas assez travaillé, son professeur avait décidé de le punir.»  Saeedi / prix Lucas Dolega
7 «J'ai fait cette photographie à Hérat, dans l'ouest de l'Afghanistan dans une école coranique. C'était le jour d'un examen, en 2011, et cet enfant n'avait pas assez travaillé, son professeur avait décidé de le punir.» Saeedi / prix Lucas Dolega
* Le reste de son travail est visible sur son site internet.


Source : Slate
Mamoudou Kane


              

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