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Affaire Collectivité Tachoutt Touba : Des dessous politico-tribaux compromettent un projet social d’envergure


Société
Dimanche 24 Février 2013 - 11:02

L’affaire dite de la «Collectivité Tachoutt Touba» au Brakna vient s’ajouter à la longue liste des ouvrages d’utilité publique que des dissensions politico-tribales empêchent de voir le jour, au grand dam des populations bénéficiaires, selon le promoteur Moctar Ould Mohamed Ould Gueled.


Brakna, Commune de Dar Al Barka. Crédit : afe.mr
Brakna, Commune de Dar Al Barka. Crédit : afe.mr
Alors que le projet en question qu’il a initié avait bouclé le long circuit des procédures administratives, il a été bloqué au dernier moment sur la table du ministre de l’Hydraulique par des revendications non fondées, selon son avocat, Me Ethmane Sid’Ahmed Yessa. Certains politiques qui convoitent les retombées d’un tel ouvrage collectif seraient derrière cette entrave, alors que tous les éléments (courrier des administrateurs publics du Brakna, enquête de la gendarmerie et arrêté ministériel, etc) plaident pour la mise en œuvre de ce projet dont les retombées sociales sont qualifiées d’importantes par ses initiateurs.

C’est en 2007 que Moctar Ould Mohamed Gueled avait saisi le ministre de l’Hydraulique par la voie hiérarchique pour une autorisation d’installation d’un forage au profit de la collectivité de Tachoutt Touba, près de Maghta-Lahjar (Brakna). Le projet entièrement pris en charge sur le plan financier par le promoteur devait impacter positivement l’amélioration de vie des habitants, dans le domaine de l’amélioration de leur accès à l’eau potable (l’unique forage existant étant de faible débit), du développement d’activités génératrices de revenus (autosuffisance alimentaire, maraîchage, élevage), de la protection du village contre l’avancée des dunes et de la fixation des populations dans leur terroir.

La demande d’autorisation introduite par Moctar Ould Mohamed Ould Gueled aboutira à l’adoption en sa faveur de l’arrêté 2434 du 12 octobre 2010 du ministre de l’Hydraulique, sur avis favorable des autorités et services concernés du Brakna. Au moment où la société « Prospection Hydraulique » avec laquelle le promoteur avait signé un contrat pour la réalisation clé en main de l’ouvrage allait exécuter le projet, le chef d’arrondissement de Dionaba l’en empêcha, arguant des raisons de sécurité.

En contre fonds, une plainte déposée par certains habitants de la localité qui ont invoqué la possibilité que le nouveau forage fasse ombrage sur celui existant et le fait que l’extension du périmètre de reboisement initié par les villageois pourrait être bloquée dans une éventuelle extension vers l’Est du village par le dit-projet. Parmi les contestataires, le chef de village et l’imam, qui avaient pourtant accordé leur avis f vorable au moment de l’enquête préliminaire menée par la gendarmerie durant la phase de demande d’autorisation, note l’avocat de Moctar Ould Gueled. Le ministre de l’Hydraulique saisira par la suite, à travers deux courriers en mars et novembre 2011, le Wali du Brakna pour qu’il l’édifie sur la pertinence de la plainte et des mesures à prendre pour une solution.

La réponse du Wali, objet de la lettre n°39 du mois de janvier 2013, était favorable à l’exécution de l’arrêté d’autorisation de l’installation du forage. Une telle lettre, selon le promoteur, n’a pas été reversée dans le dossier par le Directeur de l’Hydraulique, alors qu’elle représente une pièce essentielle pour démontrer la pertinence de son droit. Selon l’avocat de Moctar Ould Mohamed Ould Gueled, Me Ethmane Sid’Ahmed Yessa, l’examen des faits montre que la plainte déposée par les plaignants n’a aucune raison d’être, eu égard au fait qu’aucune opposition n’a été déposée dans les délais prescrits de deux mois stipulés par l’article 150 du code de procédure civile, commercial et administrative.

Partant, l’arrêté 2434 n’est pas retirable et que la décision d’interdiction doit être levée pour irrégularité. D’autre parti, il indique que les raisons avancées par les opposants au projet, relatives à d’éventuels troubles sociaux qui pourraient en résulter, sont infondées, soulignant que l’écrasante majorité des habitants de Tachoutt Touba adhèrent massivement au dit-projet, eu égard à ses retombées bénéfiques sur leurs conditions de vie. Aujourd’hui, Moctar Ould Mohamed Ould Gueled, face à la régularité des procédures qui l’autorisent à exploiter le forage et le périmètre qu’il détient, demande au ministre de l’Hydraulique à lever l’interdit qui freine le démarrage des travaux du forage, suspendus depuis quinze mois.

Cette levée de suspension devra être suivie, selon lui, par la prorogation de la validité d’autorisation qui expire dans neuf mois au prorata de la durée de la suspension. La mesure de coercition qui a lourdement affecté le déroulé du projet étant juge arbitraire et illégale, il estime avoir subi des dommages qui vaudront des réparations qu’il ne manquera pas de réclamer à temps opportun.

JOB
Pour l'authentique
Mamoudou Kane


              

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