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Noorinfo

A propos de la française sauvagement agressée à Nouakchott


A.O.S.A
Lundi 31 Octobre 2016 - 22:36


A cette heure rien n’a été décrit sur cette terrible affaire or qui connaît un peu le tact de l’ambassade de France en matière de communiqué surtout quand il s’agit de sécurité, la mise en garde publiée ne pouvait être que le signe d’un drame majeur.

 

« De récentes agressions ont été commises Nouakchott dans la partie Nord du quartier de Tévragh Zeina (zone comprise entre le quartier de Soukouk et la route de Nouadhibou).

En raison de ces circonstances et au cours des prochaines semaines, nos compatriotes éviteront de se déplacer seuls dans cette partie de la capitale.

Les recommandations de vigilance relatives aux les déplacements en ville figurant dans la rubrique conseils aux voyageurs ont été adaptées pour tenir compte d’une aggravation de la délinquance (plusieurs cas signalés de vols avec effraction dans des logements) et de la criminalité constatée dans les quartiers résidentiels. »

 


 

Renseignements pris de diverses sources : tout ce qui peut être dit sans nuire à l’enquête, sans permettre l’identification de la victime, sans verser dans des détails inutiles à relater surtout qu’on ne peut être sûr de leurs fondements, tout ce qui peut être dit de sources plurielles sûres : c’est qu’une jeune maman qui donne des cours dans une école située dans les quartiers Nord-Ouest, se rendait à un cours qu’elle dispensait pour les enfants dont les parents souhaitaient un accompagnement à la maison.

 

Elle a alors été agressée par une bande enturbannée puis traînée dans un coin où elle a subi des sévices multiples : coups de bâton, coups de poignard ainsi que d’autres sévices que la pudeur nous interdit  d’évoquer. Toutefois, en l’absence de «  viol classique » au sens commun du terme, la victime semble avoir subi une violence gratuite manifestement juste pour la violence : s’attaquer avec rage à la féminité de la femme, européenne en l’occurrence.

 

Il faut laisser l’enquête suivre son cours mais il n’est pas inutile, surtout pour moi qui viens de relativiser les alertes de l’ambassade des USA à propos du terrorisme, de dire haut et fort que Nouakchott est une ville devenue dangereuse pour tout le monde depuis bien longtemps.

 

Pour s’en convaincre, il suffit de voir comment vivent les nouackchottois où au centre-ville c’est une ville morte dès minuit quand dès le coucher du soleil, les quartiers populaires deviennent le paradis des malfrats. Jadis, seuls les quartiers populaires étaient touchés par une insécurité croissante qui faisaient que les agresseurs n’avaient même plus peur d’entrer dans les maisons en s’annonçant les armes à la main ! Aujourd’hui plus personne n’est épargné. Le risque est partout.

 

Il s’agit de criminalité tout simplement. Il appartient aux savants, chercheurs en sciences humaines jusqu’aux ethnopsychiatres d’expliquer comment la « culture » ancestrale, celle qui émerveilla les premiers mauritanistes, adaptée à la vie nomade ou dans des toutes petites villes où tout le monde se connaît a pu donner naissance à de pareils monstres.

 

Criminalité qui peut toucher tout le monde mais il est peut-être temps de dire aux européennes qui ne vivent pas dans les forteresses des ambassades, qui ne roulent pas dans des 4X4 verrouillés de prendre quelques dispositions quand elles veulent vivre au milieu des populations.

 

Sale temps pour les européens en Mauritanie comme c’est un sale temps pour les musulmans et les basanés en Europe car tous les peuples se ressemblent quand l’atmosphère est à la stigmatisation.

 


En Mauritanie, on ne peut pas dire que le pouvoir ait fait le nécessaire pour ne pas plomber l’atmosphère. Le temps est à réviser l’histoire, humilier tous ceux qui ont participé à la construction de la Mauritanie grâce à la pacification au risque de les faire passer pour traîtres.  D’abord l’aéroport Oumtounsi pour bien annoncer la couleur et refuser  le nom au père de la nation Moctar Ould Daddah comme c’est le cas dans mille pays. 

 

Et quand la veuve, présidente de la fondation Daddah fait la remarque pour défendre la mémoire de son époux et l’histoire authentique de l’indépendance, le pouvoir sèchement retire à sa fondation le titre « d’utilité publique ». Puis le pouvoir fit poireauter son fils des mois avant qu’il ne puisse rejoindre son poste à Washington histoire de voir si la famille allait être solidaire ou si comme tous les fonctionnaires, son excellence allait avaler la couleuvre et attendre le verdict final.

 

Voilà qu’après le dialogue, le pouvoir à court d’idée, n’a rien trouvé de mieux que de vouloir changer l’hymne national car bien entendu, cela ne colle pas avec la propagande des révisionnistes oumtounsiens sachant que l’auteur est un père de la réussite de la pacification à savoir Baba Ould Cheikh Sidiya.

 

Avec ça, il s’agit de faire couler du sang sur le drapeau pour qu’il colle à la résistance révisée… et pour clou du spectacle le pouvoir donne des récépissés à deux partis communautaristes, l’un pour les hratines et l’autre pour les arabo-berbères histoire d’annoncer quel sera le ton des futurs débats dans la société étant entendu que ces partis sont appelés à prendre la relève des anciens et diviser mieux les maures après avoir divisé les mauritaniens pour le règne d’une idée fixe : celle de la malédiction.

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chezvlane


              

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