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A la Une: terreur au Mali


Guerre au Mali
Lundi 10 Août 2015 - 10:50

« Le Mali bascule dans la terreur… » C’est le constat établi ce matin par le quotidien L’Aube à Bamako. « L’heure est grave…, s’exclame le journal. Les attentats et prises d’otages meurtrières ; ces actes odieux, jusque-là méconnus des Maliens du sud, s’installent dans notre quotidien.


A la Une: terreur au Mali
En moins d’une semaine, la spirale de violence partie de Gourma-Rharous, dans la région de Tombouctou, a gagné Sévaré, dans la région de Mopti, où des terroristes se sont introduits, vendredi dernier, dans un hôtel avant de prendre en otage les occupants. Le bilan, tout comme à Rharous, est lourd : 13 morts dont des éléments des forces armées, des agents de la Minusma, des civils ainsi que des terroristes…


Comme si ces morts ne suffisaient pas, la gendarmerie de Baguinéda a été prise pour cible, samedi 8 août,, par des individus armés. Désormais, soupire L’Aube, le Mali fait face à une horde de barbares sans loi, ni foi. […] Les terroristes ont toutes les localités du Mali à portée de main ; contrairement à ce que les autorités font croire. Aujourd’hui, tous les Maliens, aussi bien au nord qu’au sud du pays, redoutent l’imminence d’attaques terroristes. »
 
Face à cette menace, le journal Inf@sept  avance une solution radicale : la peine de mort…« Nous proposons une loi anti-terroriste incluant la peine de mort, tout aussi répressive que l’idéologie des groupes islamistes armés. Un exemple à suivre : la Tunisie, pointe Inf@sept, qui a adopté il y a deux semaines une loi prévoyant la peine de mort contre les terroristes après les attentats de Sousse qui ont fait une vingtaine de victimes.


Au Mali, qu’à Dieu ne plaise, il ne faut pas attendre, estime encore le journal malien, que pareil drame se produise pour que l’Etat se décide à rétablir la peine capitale. La prise d’otages de l’hôtel Byblos à Sévaré est déjà un avertissement qu’il faut prendre avec le plus grand sérieux. Agir vite et maintenant est vital. »

 
Le quotidien Le Républicain  pour sa part, est plus mesuré : « l’insécurité zéro n’existant nulle part et notre pays devant encore s’habituer à la guerre asymétrique, le terrorisme exploitera toutes nos failles et nos lacunes. Nous nous devons dès lors de recenser sans fausse honte tous nos déficits, estime le quotidien bamakois. 


Ce ne sont pas les déclarations lénifiantes ou le chauvinisme bidon qui nous aidera à décapiter l’hydre chaque fois que nécessaire. La seule réponse digne de notre pays et qui ne livre pas nos soldats à la mort facile, c’est la qualité du renseignement pour anticiper, la vision et la sincérité des gouvernants, la mobilisation entière et sincère et le métier de nos forces de défense et de sécurité. »

 
Pourquoi ne pas négocier ?

 
Le quotidien Aujourd’hui  au Burkina s’interroge sur les commanditaires de ces attaques…« Est-ce une vengeance de Iyad Ag Ghali, le puissant patron d’An Sardine, qui n’a toujours pas digéré d’avoir été mis à l’écart de la signature de l’accord de paix ? […] A moins que ce ne soit une obscure katiba, en mal de reconnaissance, qui s’y essaye ? Encore un signe qu’entre la paix sur le papier et celle sur le terrain, il y a souvent un écart abyssal. »

 
Et si c’est Iyad Ag Ghali, pourquoi ne pas négocier ?, lance Le Pays, toujours au Burkina.« Certes, il n’est pas de bon ton de négocier avec un terroriste de la trempe de Iyad qui s’est mis en marge de la République plus d’une fois. Mais si c’est le prix à payer pour ramener la paix et la quiétude dans l’ensemble du Mali, pourquoi pas ? […] 


Si ceux qui ont ouvert la boîte de Pandore aujourd’hui au Mali acceptent de mettre fin à leur lutte armée pour s’inscrire dans la logique de la paix, pourquoi Iyad n’accepterait-il pas de rentrer dans le rang, pour peu qu’on lui accorde des garanties de sécurité ? Un mauvais arrangement, conclut Le Pays, vaut mieux qu’une bonne guerre […]. »

 
En attendant, c’est « l’insoluble crise », déplore le site d’information guinéen Ledjely.com  :« Depuis que des jihadistes mêlés aux indépendantistes touarègues ont foutu le bordel,s’exclame-t-il, la région a du mal à retrouver son climat ordinaire.


Au contraire, la gangrène donne l’impression de s’attaquer à tout le pays. C’est à croire que l’opération Serval n’a pas servi à grand-chose. Au regard des problèmes qui sont de plus en plus récurrents dans cette partie du pays, on oublierait presque qu’un accord a été dernièrement conclu entre mouvements indépendantistes touarègues et gouvernement malien. »

 
En effet, renchérit Guinée Conakry Infos, « malgré la présence massive des soldats onusiens, malgré la présence dissuasive française et surtout malgré l’accord de paix signé entre le gouvernement malien et les groupes rebelles, la situation se détériore au grand dam de tous les engagements pris. Une atmosphère de suspicion quotidienne, de danger qui rode en permanence et un immense sentiment de gâchis.


Les autorités maliennes sont confrontées à un rebond de terreur alors qu’elles pensaient avoir fait l’essentiel pour faire baisser la tension, en s’engageant dans le processus de réconciliation nationale […]. Elles découvrent, à leur corps défendant,conclutGuinée Conakry Infos, que le chemin vers la paix est encore plus chaotique qu’elles ne l’avaient certainement imaginé. »


RFI -   Frédéric Couteau
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