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A la Une: nouveau carnage au Nigeria


Société
Mercredi 12 Août 2015 - 11:39

Boko Haram a encore frappé. Une explosion a fait au moins cinquante morts hier sur un marché de Sabon Gari, dans l’Etat de Borno au Nigeria.


A la Une: nouveau carnage au Nigeria
« Tandis que les Maliens n’ont pas encore séché leurs larmes, ce sont les Nigérians qui pleurent encore des morts, constate Guinée Conakry Infos. Un jeu de massacre auquel se livrent avec une rage criminelle les terroristes islamistes, qui provoquent la panique partout et tuent les hommes comme des mouches. Pour rien. L’explosion d’hier à Sabon Gari atteste de la boulimie morbide des jihadistes de Boko Haram. »
 
En effet, rappelle le site Afrik.com, « depuis 2009, Boko Haram a fait plus de 15 000 morts et poussé 1,5 million de personnes à se déplacer vers les pays voisins. Alors que nombre d’observateurs affirment que le groupe est affaibli, Boko Haram continue de commettre ses tueries meurtrières, au nord du Nigeria, mais aussi au Cameroun, au Tchad ou encore au Niger, qu’il n’épargne pas non plus. »
 
 Certes, relève encore Afrik.com, « les troupes tchadiennes, camerounaises, nigériennes et même béninoises sont aux trousses de Boko Haram pour prêter main forte à l’armée nigériane.
 
Mais pour le moment, l’organisation armée, dirigée depuis 2009 par le féroce et l’impitoyable Abubakar Shekau, n’a pas encore dit son dernier mot et prouve chaque jour un peu plus que la vaincre une bonne fois pour toute ne sera pas une mince affaire. »
 
 Analyse partagée par Ledjely.com pour qui cet « attentat rajoute au scepticisme qui commence à gagner l’opinion publique au sujet de la capacité réelle des nouvelles autorités nigérianes à réussir là où Goodluck Jonathan avait échoué.
 
 
 
Au-delà du fait que sa candidature était portée par une vaste coalition, le président Muhammadu Buhari doit en effet son élection en grande partie à l’espoir qu’il incarnait face la préoccupation sécuritaire symbolisée par Boko Haram.
 
A la différence du timoré et quelque peu mi-laxiste, mi-négligent Goodluck, Buhari, du fait de son passé de militaire, reflétait la poigne et l’intransigeance dont on avait besoin pour mater Abubakar Shekau et ses cyniques combattants.
 
Force est de reconnaître, soupire le site guinéen, que l’espoir tarde à prendre corps. […] La secte terroriste n’a pas du tout été affectée par le changement de régime. Elle continue à faire régner la terreur et à répandre du sang. »
 
 Le calvaire d’Esdras Ndikumana
 
 Un témoignage à présent, celui de notre confrère Esdras Ndikumana, correspondant de RFI à Bujumbura, passé à tabac il y a 10 jours par des éléments du SNR, le Service national des renseignements, bras armé du régime du président Nkurunziza… Témoignage terrible recueilli par le site d’information de l’hebdomadaire Iwacu, l’un des rares médias indépendants à travailler encore dans le pays.
 
 « Le journaliste est aujourd’hui sous le choc, constate Iwacu, sa voix tremble, il marche à peine, il titube. Il garde le lit. Le moral de ce reporter passionné est au plus bas. Son annulaire de la main gauche est fracturé, il vient d’ailleurs de subir une opération chirurgicale. Son œil droit est sérieusement touché. Il a des douleurs un peu partout. »
 
 Tout cela pourquoi ? Juste pour avoir fait son métier. Pour avoir tenté de prendre des photos, juste après l’attentat qui a couté la vie au général Nshimiri-mana.
 
 Esdras raconte : « “Quand je vois mes confrères de la RTNB filmer, moi aussi je me mets vite à prendre des images”. Quelques flashes, il est sommé d’arrêter, d’effacer même les quelques photos prises. Il proteste et explique qu’il faut un même traitement pour tous les journalistes présents. “Mais plusieurs personnes ameutées par les discussions, me traitent à l’unisson d’ennemi de la nation”.
 
Sidéré, il leur rétorque qu’il n’est qu’un simple journaliste tout en appelant à témoins les hauts dignitaires présents, dont Willy Nyamitwe, le conseiller principal du président chargé de la communication. Les gens littéralement très remontés contre lui ne veulent même pas écouter ses explications.
 
 “Tu n’as rien à dire, vous venez de tuer Adolphe”, accusent-ils. Il leur dit que c’est de l’amalgame. “Ils me retirent sans ménagement mon matériel et là je réalise que c’est fini”. C’est l’arrestation, il appelle Willy à la rescousse. Il est à 5 mètres de lui. Il le tranquillise et lui dit que c’est deux fois rien : “Ils vont te poser quelques questions, c’est tout”. »
 
La suite, c’est un long calvaire de deux heures au siège du SNR : déshabillage, coups de pieds, coups de crosse, coups de bâton, le doigt cassé lorsque ses tortionnaires le dépouillent de son alliance.
 
Esdras confie cette dernière remarque à Iwacu : « il y a eu l’emprisonnement des journalistes, aujourd’hui le passage à tabac, on peut maintenant deviner la suite. »

RFI 
Noorinfo


              

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